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Sam & Max: Python, Django, Git et du cul

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Dans quels secteurs retrouve-t-on Python ces temps-ci ?   Recently updated !

vendredi 5 décembre 2014 à 21:31

J’utilise le compte Tweeter du blog (n’oubliez pas qu’il y a un flux RSS des tweets) pour RT des offres d’emploi en rapport avec Python régulièrement. Des stages, des demandes de freelance, des embauches, etc. J’essaye de rester dans des offres francophones ou dans des pays limitrophes à la France, histoire que ce soit des infos utiles.

Ce faisant, j’ai pu noter au fil de l’année les secteurs qui sont le plus présents parmi ces recrutements, en tout cas via micro-blogging.

En premier, on a le Web, évidemment. Essentiellement du Django. Rien d’étonnant, ce n’est pas lié à Python en particulier, c’est juste le secteur informatique qui est le plus actif, et tout langage qui peut faire du HTTP correctement amène forcément du taf. Les outils pour cela en Python sont de bonne qualité, et on le retrouve donc un peu partout.

Ensuite vient la finance.

Ceci me gène un peu. Je ne les retweete pas en général, car éthiquement parlant, je ne suis pas à l’aise avec les institutions financières actuelles, mais ce n’est pas le sujet de l’article. Néanmoins ce sont d’excellentes opportunités techniques : analyse de données, temps réel, traitements logiques, UI, grosses infras, des moyens et un travail avec un impact fort IRL. Que Python s’impose dans ces milieux n’est pas une surprise : ils privilégient pragmatisme et efficacité. Or Python est un langage clair, qui permet une itération rapide en dev, des traitements complexes tout en restant facile à maintenir.

En 3ème position (selon les stats de l’INDMS, bien sûr), on retrouve la science : les chercheurs, biologistes, physiciens, géographes, astronomes et tous corps de métiers qui ont besoin de pouvoir adapter facilement des algos, transcrire des maths en code, traiter des gros jeux de données… Python est un langage fantastique pour cela, et sont apparues tout un tas de libs, soit pour gagner en perf, soit pour coller aux règles du métier. On retrouve du coup le langage comme solution de scripting dans des logiciels pros comme les SIG, des bases de données moléculaires et autres gros morceaux. C’est un usage tellement important que la prochaine version va embarquer un nouvel opérateur mathématique pour multiplier les matrices : le @.

Et puis il y a l’admin système et l’automatisation. Python remplace Perl un peu partout, dès qu’un script bash ne suffit plus. Car Python est simplement plus lisible et maintenable que ces deux langages, et il est aussi maintenant plus versatile, grâce au travail de la communauté. Des initiatives comme OpenStack ont fait de Python un acteur majeur dans les solutions de déploiement, de cloud, d’archi distribuées. C’est néanmoins très spécialisé, et concurrentiel, et donc trouver un bon dev là dedans ne doit pas être facile.

Notre pénultième, c’est la gestion d’entreprise. Principalement à travers le produit Odoo (aka OpenERP) qui s’occupe de tout, du personnel aux clients en passant par la facturation. C’est un peu usine à gaz, mais ça vaut toujours mieux que SAP. Ceci dit, en dehors de cela, Python est un fantastique langage glu, du fait qu’il est capable de lire et générer de nombreux formats (MS Office, LibreOffice, PDF, images) et base de données (MySQL, PostGres, Oracle, Access, et d’autres plus obscures). On peut même parler certains protocoles de machines outils. Dans des usines qui ont 15 ans d’empilement technologique et de migrations avec des morceaux legacy qui traînent partout, ça change la vie. Surtout qu’on peut maintenant remplacer VB avec Python presque partout, y compris dans Excel.

En dernier, il y a le Big Data. Derrière ce mot pompeux se cache les analyses de données massives, l’intelligence artificielle et en fait, tout ce qui concerne extraire du sens à partir d’un gros blob qui n’appartient pas aux métiers cités précédemment. Interprétation du langage humain, études d’images ou de son, réseaux sémantiques, généralement sous forme de grandes collections d’échantillons. Là c’est du haut niveau, mais ça fait justement des postes intéressants.

Malgré Kivy, le Rasberry Py et Micro Python, je ne vois pas encore le langage décoller dans l’embarqué, sur téléphone, sur l’internet des objets… WAMP va peut être changer la donne, mais pas tant que qu’on aura pas créé une API plus sexy.

Les jeux vidéos sont aussi un secteur qui manque de Python, et c’est dommage. On lui préfère souvent le Lua, à part dans quelques cas comme Civilisation ou Eve Online.

Apparemment Python paie bien, mais honnêtement j’en ferai pas un critère de choix : ces choses là changent. Si on veut de la thune, on fait du Cobol, emploi bien payé garanti.