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La presse en ligne, un futur inéluctable qu'on refuse

lundi 23 décembre 2013 à 13:44
Il y a quelques jours, le ministère des finances semble considérer que la presse en ligne ne devait plus subir le régime fiscal de la presse traditionnelle, c'est à dire une taxe abaissée à 2,1 %, mais suivre le taux classique de la T.V.A, soit 19,6 % et bientôt 20 %.
Alors que ces sites, Mediapart étant le meilleur exemple, s'erigent en nouveaux contre-pouvoirs des différents abus, le gouvernement vient ici les punir et les dépouiller de leur essence journalistique. En effet, non seulement la presse traditionnelle (j'entends par là celle qui continue a sortir des tirages papiers) bénéficie d'un taux réduit de T.V.A, mais elle reçoit aussi des énormes subventions de la part de l'état pour sortir la tête de l'eau dans un marché d'un autre âge. Mediapart et la plupart des autres sites internet journalistiques refusent ces subventions de l'état pour ne pas risquer de perdre leur indépendance éditoriale. En effet, on peut se poser la question de la neutralité quand plus de 10 % des recettes d'un journal provient de l'état, ne parlons même pas du cas où un PDG possède le journal en question.
Ces journaux en ligne préfèrent un autre système de subventions.
Toujours est-il que frapper aussi durement un marché qui se cherche encore mais qui fait des efforts énormes pour se trouver alors qu'il attaque sans faux semblants ni arrières pensées et toujours à juste titre les pouvoirs en place, cela devrait en revolter plus d'un. Mais bon, on a déjà laissé passé tellement de trucs, qu'au fond, plus rien n'est grave.

Allez, juste un mot sur les journaux papiers complètement dépassés. A l'arrivée des journaux télévisés, ils ont su subister grâce à leur quantité d'informations, leur relative neutralité de point de vue, et surtout leur qualité plus élevée (en même temps, ce n'était pas bien compliqué de faire mieux qu'un JT). Mais à présent, l'internet permet, pour un coût de production bien plus faible, de rendre accessible des articles de qualité à n'importe quel moment de la journée, et surtout de les rendre accessibles au plus grand nombre très rapidement.
Les journaux « traditionnels » gardent encore un avantage, celui de pouvoir envoyer des reporters ou photographes à l'autre bout du monde, ce qui leur permet de couvrir les évènements sans avoir à recopier bêtement une dépêche AFP. Mais ce n'est qu'une question de moyens, car bientôt les journaux en ligne pourront se permettre le même luxe.
Survivront alors ceux qui auront muté, su transformer l'apport de nouvelles rapides via le numérique, et réservé le support papier pour des formats plus denses, comme des magasines réguliers (ou non) ou des livres sur un thème précis.

A partir du moment où un buisness doit être soutenu financièrement par l'état, n'en déplaise à notre ministre Arnaud Montebourg (ministre du Redressement productif, très loin de l'innovation), il va mourir de toute manière, alors ce dernier ferait mieux de dire à ses copains actionnaires de réinvestir ailleurs, plutôt que de gaspiller notre argent à écoper un Titanic.

Concernant les modes de rémunération alernatifs des journalistes en ligne, si la publicité est toujours présente dans une majorité des sites, on assiste largement à une réflexion alternative. D'une part parce que la publicité ne rapporte que très peu au final à celui qui la diffuse sur son site, et ensuite parce qu'elle n'est agréable pour personne, surtout avec l'apparition de nouvelle publicités plus incrustées dans le contenu (pleine page, entourage du contenu, introduction dans des paragraphes, voire articles sponsorisés).
Ainsi, d'autres pistes sont explorées ; des classiques comme les abonnements (nous y reviendrons plus tard) mais aussi des donations ou l'achat de goodies, de produits dérivés comme des livres. Des systèmes comme Flattr permettent une donation à l'article. Cela force le système à être en accès libre, à compter sur le fait que ceux qui donnent payent pour ceux qui ne donnent pas. Enfin bref, pour en lire plus sur le système de dons – et en être passionné – faut aller lire Ploum.
Maintenant, sur le système d'abonnements, des progrès énormes ont également été faits. On trouve, en plus du système classique d'abonnement à l'année ou pour six mois, la possibilité de s'abonner pour un mois, une semaine ou encore une journée à un prix raisonnable – voire gratuit – pour essayer le site. L'autre innovation, c'est le paiement à l'article. Le système de parrainage offre également des réductions ou des mois d'abonnement gratuits.

Enfin, Arrêts sur Images propose par exemple un système d'abonnement variable selon votre situation (Normal, Mécène (vous donnez plus que le prix de base), Réduit (Etudiants, Chomeurs) et Fauché (Gratuit)).
Oui.
Vous avez bien lu.
Arrêts sur Images vous propose, si vous êtes vraiment fauché, de vous abonner à titre gratuit. C'est exactement ce que Ploum imagine quand il parle de « blog […] payant mais vous êtes libres d'en fixer le prix ». Les ressources financières ne sont plus un obstacle à la diffusion de l'information et des opinions.
Et pour tout cela, je me suis abonné. Car j'ai confiance dans ce futur.

Lire : http://www.mediapart.fr/journal/france/171213/l-etat-s-attaque-la-presse-en-ligne et http://www.arretsurimages.net/chroniques/2013-12-18/TVA-sur-la-presse-en-ligne-nouvelle-donne-id6383

La presse en ligne, un futur inéluctable qu'on refuse

lundi 23 décembre 2013 à 12:44
Il y a quelques jours, le ministère des finances semble considérer que la presse en ligne ne devait plus subir le régime fiscal de la presse traditionnelle, c'est à dire une taxe abaissée à 2,1 %, mais suivre le taux classique de la T.V.A, soit 19,6 % et bientôt 20 %.
Alors que ces sites, Mediapart étant le meilleur exemple, s'erigent en nouveaux contre-pouvoirs des différents abus, le gouvernement vient ici les punir et les dépouiller de leur essence journalistique. En effet, non seulement la presse traditionnelle (j'entends par là celle qui continue a sortir des tirages papiers) bénéficie d'un taux réduit de T.V.A, mais elle reçoit aussi des énormes subventions de la part de l'état pour sortir la tête de l'eau dans un marché d'un autre âge. Mediapart et la plupart des autres sites internet journalistiques refusent ces subventions de l'état pour ne pas risquer de perdre leur indépendance éditoriale. En effet, on peut se poser la question de la neutralité quand plus de 10 % des recettes d'un journal provient de l'état, ne parlons même pas du cas où un PDG possède le journal en question.
Ces journaux en ligne préfèrent un autre système de subventions.
Toujours est-il que frapper aussi durement un marché qui se cherche encore mais qui fait des efforts énormes pour se trouver alors qu'il attaque sans faux semblants ni arrières pensées et toujours à juste titre les pouvoirs en place, cela devrait en revolter plus d'un. Mais bon, on a déjà laissé passé tellement de trucs, qu'au fond, plus rien n'est grave.

Allez, juste un mot sur les journaux papiers complètement dépassés. A l'arrivée des journaux télévisés, ils ont su subister grâce à leur quantité d'informations, leur relative neutralité de point de vue, et surtout leur qualité plus élevée (en même temps, ce n'était pas bien compliqué de faire mieux qu'un JT). Mais à présent, l'internet permet, pour un coût de production bien plus faible, de rendre accessible des articles de qualité à n'importe quel moment de la journée, et surtout de les rendre accessibles au plus grand nombre très rapidement.
Les journaux « traditionnels » gardent encore un avantage, celui de pouvoir envoyer des reporters ou photographes à l'autre bout du monde, ce qui leur permet de couvrir les évènements sans avoir à recopier bêtement une dépêche AFP. Mais ce n'est qu'une question de moyens, car bientôt les journaux en ligne pourront se permettre le même luxe.
Survivront alors ceux qui auront muté, su transformer l'apport de nouvelles rapides via le numérique, et réservé le support papier pour des formats plus denses, comme des magasines réguliers (ou non) ou des livres sur un thème précis.

A partir du moment où un buisness doit être soutenu financièrement par l'état, n'en déplaise à notre ministre Arnaud Montebourg (ministre du Redressement productif, très loin de l'innovation), il va mourir de toute manière, alors ce dernier ferait mieux de dire à ses copains actionnaires de réinvestir ailleurs, plutôt que de gaspiller notre argent à écoper un Titanic.

Concernant les modes de rémunération alernatifs des journalistes en ligne, si la publicité est toujours présente dans une majorité des sites, on assiste largement à une réflexion alternative. D'une part parce que la publicité ne rapporte que très peu au final à celui qui la diffuse sur son site, et ensuite parce qu'elle n'est agréable pour personne, surtout avec l'apparition de nouvelle publicités plus incrustées dans le contenu (pleine page, entourage du contenu, introduction dans des paragraphes, voire articles sponsorisés).
Ainsi, d'autres pistes sont explorées ; des classiques comme les abonnements (nous y reviendrons plus tard) mais aussi des donations ou l'achat de goodies, de produits dérivés comme des livres. Des systèmes comme Flattr permettent une donation à l'article. Cela force le système à être en accès libre, à compter sur le fait que ceux qui donnent payent pour ceux qui ne donnent pas. Enfin bref, pour en lire plus sur le système de dons – et en être passionné – faut aller lire Ploum.
Maintenant, sur le système d'abonnements, des progrès énormes ont également été faits. On trouve, en plus du système classique d'abonnement à l'année ou pour six mois, la possibilité de s'abonner pour un mois, une semaine ou encore une journée à un prix raisonnable – voire gratuit – pour essayer le site. L'autre innovation, c'est le paiement à l'article. Le système de parrainage offre également des réductions ou des mois d'abonnement gratuits.

Enfin, Arrêts sur Images propose par exemple un système d'abonnement variable selon votre situation (Normal, Mécène (vous donnez plus que le prix de base), Réduit (Etudiants, Chomeurs) et Fauché (Gratuit)).
Oui.
Vous avez bien lu.
Arrêts sur Images vous propose, si vous êtes vraiment fauché, de vous abonner à titre gratuit. C'est exactement ce que Ploum imagine quand il parle de « blog […] payant mais vous êtes libres d'en fixer le prix ». Les ressources financières ne sont plus un obstacle à la diffusion de l'information et des opinions.
Et pour tout cela, je me suis abonné. Car j'ai confiance dans ce futur.

Lire : http://www.mediapart.fr/journal/france/171213/l-etat-s-attaque-la-presse-en-ligne et http://www.arretsurimages.net/chroniques/2013-12-18/TVA-sur-la-presse-en-ligne-nouvelle-donne-id6383

Le Maroc met en place son système de censure, dégâts collatéraux autorisés

samedi 19 octobre 2013 à 18:54

Le jeudi 17 octobre, les fournisseurs d’accès marocains ont allègrement bloqué l’accès au site lakome.com (Wikipedia). Le même jour, le site prend un nouveau nom de domaine en lakome.info, bloqué à son tour dans la foulée. Dans le même temps, des centaines d’autres sites sont bloqués. Le contexte pseudo-juridique est détaillé dans cet article du cofondateur du site, et d’autres infos sont chez Crowd42.

Les options du gouvernement marocain pour le blocage sont là, et ils n’ont pas choisi la meilleure :

99b73536.Censure2

(Image Juriscom via Reflets.info)

Blocage de lakome.com

Liste des sites « dégâts collatéraux » :

MAJ du 20 :

Oh et tiens, pendant qu’on y est, je suis aussi bloqué. On va jouer. Rendez-vous ici en attendant.

Rappelons à toutes fins utiles que Maroc Telecom est une filiale de Vivendi.

Le résultat de tout cela, c’est que cela discute largement sur les groupes Facebook de la webosphère marocaine :

a3b3fc98.BW72rJaCIAA8DCA

Et vu que Facebook reste le seul moyen pour Lakome de communiquer avec les internautes marocains, sera t-il le prochain ? Ou bien les autorités marocaines sont-elles en train de négocier avec Facebook pour qu’ils ferment leur page discrètement ?

Vaincre la censure

Aller voir le site lakome.com disponible via mon serveur.

flattr this!

Le Maroc met en place son système de censure, dégâts collatéraux autorisés

samedi 19 octobre 2013 à 15:39
Le jeudi 17 octobre, les fournisseurs d'accès marocains ont allègrement bloqué l'accès au site lakome.com (Wikipedia). Le même jour, le site prend un nouveau nom de domaine en lakome.info, bloqué à son tour dans la foulée. Dans le même temps, des centaines d'autres sites sont bloqués. Le contexte pseudo-juridique est détaillé dans cet article du cofondateur du site, et d'autres infos sont chez Crowd42.

Les options du gouvernement marocain pour le blocage sont là, et ils n'ont pas choisi la meilleure :

Tableau mode d'emploi censure

(Image Juriscom via Reflets.info)

Blocage de lakome.com


Liste des sites « dégâts collatéraux » :


MAJ du 20 :


Oh et tiens, pendant qu'on y est, je suis aussi bloqué. On va jouer. Rendez-vous ici en attendant.

Rappelons à toutes fins utiles que Maroc Telecom est une filiale de Vivendi.

Le résultat de tout cela, c'est que cela discute largement sur les groupes Facebook de la webosphère marocaine :
discution facebook


Et vu que Facebook reste le seul moyen pour Lakome de communiquer avec les internautes marocains, sera t-il le prochain ? Ou bien les autorités marocaines sont-elles en train de négocier avec Facebook pour qu'ils ferment leur page discrètement ?

Vaincre la censure


Aller voir le site lakome.com disponible via mon serveur.

Le Maroc met en place son système de censure, dégâts collatéraux autorisés

samedi 19 octobre 2013 à 13:39
Le jeudi 17 octobre, les fournisseurs d'accès marocains ont allègrement bloqué l'accès au site lakome.com (Wikipedia). Le même jour, le site prend un nouveau nom de domaine en lakome.info, bloqué à son tour dans la foulée. Dans le même temps, des centaines d'autres sites sont bloqués. Le contexte pseudo-juridique est détaillé dans cet article du cofondateur du site, et d'autres infos sont chez Crowd42.

Les options du gouvernement marocain pour le blocage sont là, et ils n'ont pas choisi la meilleure :

Tableau mode d'emploi censure

(Image Juriscom via Reflets.info)

Blocage de lakome.com


Liste des sites « dégâts collatéraux » :


MAJ du 20 :


Oh et tiens, pendant qu'on y est, je suis aussi bloqué. On va jouer. Rendez-vous ici en attendant.

Rappelons à toutes fins utiles que Maroc Telecom est une filiale de Vivendi.

Le résultat de tout cela, c'est que cela discute largement sur les groupes Facebook de la webosphère marocaine :
discution facebook


Et vu que Facebook reste le seul moyen pour Lakome de communiquer avec les internautes marocains, sera t-il le prochain ? Ou bien les autorités marocaines sont-elles en train de négocier avec Facebook pour qu'ils ferment leur page discrètement ?

Vaincre la censure


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