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DOSE (Et Si On Discutait ?)

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Le sexe, ce tabou

mercredi 2 octobre 2019 à 14:40

De l’école au lycée on nous apprend beaucoup de choses, mais pas cet essentiel. En cours de SVT on apprend la fécondation, ce qu’il se passe après un rapport sexuel, mais pas ce qu’il se passe avant ni pendant. Ça risquerait de choquer les âmes sensibles après tout… mais parle-t-on ici des enfants ou de leurs parents ?

Enfants on entend les adultes blaguer sur le sujet, sans trop comprendre. Ados on essaie de copier les acteurs pornos car c’est la seule référence disponible. Et puis on grandit, on a envie de mieux faire, alors on cherche… sans vraiment trouver comment.

N’ayant jamais reçu d’éducation sexuelle à proprement parler, que ce soit par mes parents où à l’école (après tout, dans des établissements catholiques, ça ferait désordre paraît-il), j’ai donc voulu savoir si j’étais seul dans ce cas. J’ai donc posé quelques questions sur Twitter et Instagram pour estimer (pas très scientifiquement, j’en conviens) l’état de notre éducation sexuelle globale.


Note : les résultats ont été rendus anonymes pour permettre à chacun de s’exprimer librement, même si certains participants ont peut-être hésité à répondre librement sur Instagram car les réponses ne sont par défaut pas anonymes.


Et les résultats confirment que je ne suis pas seul : peu de gens ont reçu une éducation sexuelle complète et beaucoup ont dû apprendre avec leurs partenaires (qui n’avaient également probablement pas plus de maîtrise) ou avec le porno (qui est rarement réaliste, soyons honnêtes).

Mais ce qui en ressort surtout c’est que peu de gens en parlent ouvertement, y compris avec leurs proches. Le sexe reste donc un tabou pour beaucoup.

Une logique déconnectée de notre époque

Nous vivons pourtant dans une époque parfaite pour briser ce tabou : libération sexuelle, plans d’un soir, applications de rencontre, féminisme, plateformes de discussion (également appelées réseaux sociaux)… nous avons tous les outils pour changer cet héritage et libérer la parole. Pourtant lorsque j’entends parler de plan d’un soir personne ne parle d’orgasme ou de communication pour savoir ce que chacun aime : on baise maladroitement et on se quitte, sans chercher à faire mieux ni savoir si l’autre a vraiment pris du plaisir.

Les applis de rencontre nous incite à discuter pour se rencontrer (certaines pour un soir, d’autres pour plus longtemps) en exposant nos métiers, nos hobbies, éventuellement notre orientation sexuelle… mais rarement nos préférences sexuelles.

Le savoir est à notre portée et pourtant la plus grande base de données disponible sur le sujet reste les sites pornographiques qui ne présentent qu’une vision déformée — et souvent normalisée — du sexe.

Le sexe fait pourtant partie des activités régulières d’un couple, une des plus pratiquées dans le monde tout en étant un moment des plus intimes qui soit, mais si personne ne communique comment en profiter pleinement ?

Encore plus : c’est la base de notre système de reproduction tout en étant une activité permettant de ressentir du plaisir les plus primaires, et pourtant on se contente du minimum sans chercher à faire mieux, alors que des chercheurs nous ont permis de découvrir que nous en étions capables.


Reprendre les choses en main pour briser ce tabou

Je ne parle pas de prendre votre chose en main, messieurs, refermez donc tout de suite cette braguette…

Alors, comment faire en sorte de libérer la parole sur ce sujet ? Peut-être faut-il d’abord comprendre pourquoi ce tabou existe

On pourrait montrer les religions du doigt (et je suis souvent le premier à avoir ce réflexe), mais ce serait — je pense — se tromper par souci de simplicité. C’est avant tout notre éducation qui nous inculque ces habitudes : nous imitons nos parents, en répétant bêtement ce que nous avons appris. S’ils nous disent que le sexe est un sujet tabou pour eux alors il le devient pour nous jusqu’à ce que l’on ose remettre en cause cet acquis.

Je ne vais pas prétendre avoir la solution pour tout changer : il faudra beaucoup de travail et de communication pour faire évoluer les mentalités. Mais on peut au moins travailler ensemble pour trouver des pistes et développer des outils pour mettre fin à ce statu quo.

Peut-être faut-il s’affranchir du cadre actuel d’éducation pendant un temps et mettre en place une plateforme ouverte pour permettre à chacun de s’éduquer librement, sans jugement ? Un site et/ou une application rempli(e) de ressources et conseils pour découvrir sa propre sexualité, mais aussi celle des autres.

Sans doute faut-il également lancer nous-mêmes le mouvement en évoquant le sujet avec nos amis voire notre famille, autrement que sous forme de blagues. Proposer de l’aide quand un couple autour de nous n’est pas épanoui alors qu’avec un peu de communication ils pourraient probablement sortir de cette impasse…


Préparer l’avenir

Admettons que nous arrivions à briser ces tabous pour notre génération… qu’en est-il pour les générations à venir ? Comment enseigner à nos enfants ce qu’il faut sans les (ou nous) mettre mal à l’aise ?

Il faudrait retravailler le système éducatif pour prendre en compte certains savoirs et les transmettre : se contenter de parler de fécondation n’est pas suffisant quand il s’agit de sensibiliser les enfants à tout ce qui entoure ce sujet.

Parler des principales IST et comment les prévenir est devenu nécessaire pour limiter leur transmission. Expliquer ce qu’est un orgasme peut aider à plus facilement comprendre comment l’atteindre — soi-même ou à deux — et le reconnaître.

Mais surtout parler de consentement et de communication est indispensable pour éviter les dérives et violences auxquelles beaucoup trop de gens sont confrontés.

Peut-être, alors, que quand ces bases seront acquises on pourra s’occuper de mettre à disposition ces outils dont je parlais juste avant, pour que nos enfants puissent apprendre grâce à nous tout en gardant une certaine distance pour éviter certains malaises.


Autres ressources

Si vous ne connaissez pas la série Masters Of Sex je vous la recommande vivement : elle retrace (de façon romancée) les travaux du Docteur William Masters et son assistante Virginia Johnson lors de leur étude détaillée sur la sexualité humaine dans les années 1950.


Remerciements

Je tiens à remercier chaleureusement toutes les personnes qui ont répondu aux sondages, que ce soit sur Twitter ou Instagram. Il y a même des inconnus dans le lot ! Un grand merci à vous, autrement je n’aurais pas pu alimenter cet article de la sorte.

Un grand merci également aux amis et inconnus avec qui j’ai pu discuter un peu du sujet, qui m’ont suggéré des pistes de réflexion. Vous êtes formidables !

Apprécier le changement

lundi 22 juillet 2019 à 22:56

Ironiquement, une des constantes dans ma vie ces derniers temps est le changement. Changement de régime, changement de rythme de vie, changement d’objectifs, changement de modes de transport et bientôt changement de métier…

Et tout ces changements ont l’air de faire peur à beaucoup de gens, comme si changer était forcément quelque chose de mauvais, alors que rester stable serait signe de sécurité.

Alors je me pose la question : pourquoi ne pas faire en sorte de changer pour s’améliorer, plutôt que d’attendre que le changement nous tombe dessus ? Ainsi on s’assure que la nouveauté est la bienvenue (et même souhaitée) plutôt qu’une mésaventure de plus ou un imprévu pas forcément maîtrisé aux retombées aléatoires.


Pourquoi changer ?

Mieux vivre

Certains changements nous sont parfois imposés ou ne semblent pas nous apporter grand chose à première vue, il n’est donc pas toujours simple de les accepter. Mais c’est aussi l’occasion de lancer d’autres changements. On peut par exemple profiter d’un déménagement pour prendre l’habitude d’aller au travail en vélo plutôt qu’en voiture, ou découvrir le nouveau quartier en s’y baladant le week-end pour y découvrir des pépites cachées.

Éviter l’ennui et la routine

Tout simplement : en faisant quelque chose de nouveau vous sortirez de votre train-train habituel, au risque de découvrir quelque chose qui vous plaira et deviendra votre nouvelle routine… jusqu’à ce que vous en changiez à nouveau dans quelques années peut-être ?

Si vous passez la plupart de vos soirées sur Netflix (ou Youporn) ou à jouer aux jeux vidéos (ou toute autre activité qui n’engage pas vraiment votre capacité cérébrales), c’est peut-être le moment de sortir des sentiers battus, non ? Il y a probablement plein de belles activités dans votre secteur !

Élasticité cérébrale et récurrence

En étant plus souvent amené à changer, votre cerveau va progressivement s’organiser pour s’y adapter plus facilement. Cela veut dire que plus vous changez régulièrement, plus vous êtes capables de vous adapter à de nouveaux environnements.

Et plus vous serez en capacité de vous adapter, plus vous apprécierez le changement car vous verrez avant tout les bénéfices plutôt que les inconvénients.

Inspirer les autres

Un des facteurs qui m’a poussé à changer est que j’en avais marre d’attendre que la société s’adapte, je voulais être vecteur de changement en montrant que c’est possible. Alors j’ai sauté le pas, pour (peut-être, en tout cas je l’espère fortement) vous inspirer vous aussi à prendre votre avenir en main et changer si besoin.


Changer c’est angoissant

Pour beaucoup le changement est souvent une grande source d’anxiété. C’est d’ailleurs ce qui pousse généralement à refuser le changement : éviter cet inconfort à tout prix. Mais l’anxiété peut être maitrisée si tant est qu’on en connaisse les clés.

Déjà en se fixant un objectif accompagnant le changement, on peut suivre une trajectoire prévisible et donc éliminer certaines incertitudes. En acceptant le changement comme étant quelque chose de positif plutôt qu’un risque incontrôlable on réduit également le stress lié.


Changer quoi ?

Changer de mode de vie (ou élargir vos horizons pour les mayennais)

Changer sa vie c’est avant tout l’occasion de découvrir quelque chose de nouveau. Qu’il s’agisse d’habiter dans une autre ville voire un autre pays ou simplement de changer d’employeur, vous adopterez une nouvelle façon de vivre, une autre culture.

Plus le changement sera grand (par exemple en allant vivre à l’étranger) plus le dépaysement sera radical. Et c’est l’occasion de se lancer pleinement dans le changement pour apprendre un tas de nouvelles choses. Au pire ça vous fera des histoires à raconter plus tard, au mieux ça vous permettra de mieux vous intégrer dans ce nouveau contexte.

Changer de métier pour devenir polyvalent

En apprenant un nouveau métier on devient plus polyvalent : on devient capable d’assumer 2 rôles (voire plus) en même temps. On devient donc plus utile et on obtient une valeur supérieure.

Que vous soyez capitaliste ou non l’idée devrait vous plaire : être capable de rendre service plus souvent ou pouvoir assumer plus de responsabilités pour avoir un meilleur salaire… tout le monde y gagne !

Changer d’avis

Il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis — Source inconnue

Si mes parents me le répètent depuis que je suis né, ça doit pas être pour rien… 🤷‍♂️

Plus sérieusement, j’ai surtout appris à moins juger pour essayer de comprendre les choix de chacun. J’ai ainsi pu non seulement apprécier ce qui poussait certaines personnes à faire ce qu’elles font mais j’ai aussi pu apprendre de leurs parcours. En échangeant des idées, même si elles ne nous plaisent pas forcément, on peut être amené à découvrir de nouvelles choses qui peuvent, elles, nous plaire. Alors pourquoi ne pas débattre intelligemment (et c’est là le maître mot du schmilblick) ?


Vos changements

Et vous, quels sont les changements qui vous ont le plus marqués dans vos vies ? Dites-le moi sur Twitter ou par message sur Instagram !

Et si vous êtes d’accord je publierai vos témoignages anonymement pour peut-être inspirer d’autres personnes à faire de même… qui sait ?

Parlons déchets

mardi 21 mai 2019 à 15:23

À 13 ans j’ai valu un PV à mes parents : au lieu d’emmener les déchets dans les conteneurs de recyclage je les cachais sous des arbres proches de la maison, de honte d’être vu à transporter des déchets.

Ce n’est plus un secret : nous sommes envahis de déchets sans savoir qu’en faire, et peu de gens osent en parler. Pourtant nous sommes fiers d’acheter et consommer, non ? Pourquoi devenir honteux quand il s’agit d’assumer le reste de la vie de ce que nos achats ?


Pourquoi tant d’emballages ?

En regardant, il y a quelques mois, ce que je jetais je me suis rendu compte qu’il y avait beaucoup d’emballages, en grande partie faciles à éviter.

Puis j’ai réfléchi aux ressources nécessaires au long de la vie de ces déchets que l’on peut éviter :

Et à ce stade le produit n’est pas encore chez vous, vous ne l’avez pas encore vu et pourtant son prix augmente pour payer pour tout ça ! Qu’en est-il s’il y a plusieurs emballages sur un produit (les entreprises e-commerce sont expertes en sur-emballage).

Que se passe-t-il une fois que vous avez vidé votre boîte de céréales ou sorti vos steaks de leur barquette ?

Des étapes en plus dont on ne prend pas forcément conscience, qui sont prises en charge par nos impôts et dont le coût ne fait qu’augmenter avec le volume de nos déchets.


Et si on réduisait ?

Depuis un moment j’ai arrêté de faire mes courses en supermarchés classiques, notamment pour ne plus être tenté par des produits industriels mais aussi pour réduire mes déchets. J’achète en magasin bio les produits de base dont j’ai besoin pour cuisiner, au maximum en vrac ou dans des conteneurs réutilisables (des bocaux en verre, surtout).

Je me fournis donc au maximum au rayon vrac, où je peux utiliser ces mêmes bocaux ou de simples sacs en coton (pas chers, facile à laver, longue durée de vie, parfaits pour les fruits et légumes ou les céréales). Le rayon boucherie/poissonnerie accepte d’ailleurs aussi volontiers que j’apporte mes propres boîtes. Et si je veux me faire plaisir ? Ils vendent aussi des biscuits au chocolat, des fruits secs et des gâteaux apéritif en vrac !

J’ai aussi donné une seconde vie à mes épluchures de fruits et légumes (et d’autres éléments comme les coquilles d’œufs ou le marc de café) : j’ai un composteur (fabriqué avec du bois de palettes, mais vous pouvez en acheter très facilement) ou je jette presque tout, que je mélange de temps en temps et qui devrait me fournir de quoi nourrir mes plantes pour un moment.

Je remplis ainsi ma poubelle 3 à 4 fois moins vite, idem pour le bac de recyclage qui se remplit surtout de cartons et des courriers publicitaires que je reçois malgré le Stop Pub.


Aller plus loin

Je suis encore loin d’être un pro du Zéro Déchet, ce n’est d’ailleurs pas mon but. Mais ce genre d’actions me demandent très peu d’efforts supplémentaires (mettre quelques sachets et bocaux dans mon sac de course habituel c’est pas bien compliqué) tout en ayant un impact significatif sur ma consommation.

J’essaie d’ailleurs d’appliquer ce principe pour encore réduire : j’ai décidé d’apprendre à coudre (assez mal, je l’admets) pour éviter de jeter mes pulls et pantalons au moindre bouton arraché ou à la première couture craquée (qui a dit que j’ai un gros cul ?).

Et vous, avez-vous jeté un œil à votre poubelle récemment pour voir ce que vous pouvez éviter de jeter ?

Soyons curieux !

dimanche 5 mai 2019 à 01:13

Ipsa scientia potestas est
(Le savoir lui-même est pouvoir)
— Sir Francis Bacon

Si vous êtes en train de lire cet article, c’est que vous êtes probablement déjà un poil curieux. Ou que vous êtes perdu(e) sur Internet, auquel cas je ne peux pas grand chose pour vous.

Petit j’ai souvent entendu l’expression “La curiosité est un vilain défaut” sans jamais vraiment la comprendre : la curiosité est pourtant ce qui nous pousse à apprendre !

J’adorais l’émission C’est Pas Sorcier, que je suivais autant que possible en rentrant de l’école. Alors pourquoi ne pourrait-on plus poser de questions ? Tant de sujets sont-ils devenus tabous ?


Depuis quelques mois j’ai commencé à changer une habitude : au lieu de regarder beaucoup de séries le cerveau éteint, j’ai commencé à regarder des vidéos éducatives ou sur des sujets que j’avais envie d’approfondir ou découvrir.

Des chaînes sur des sujets variés (de l’écologie, du bâtiment, des tiny houses, du jardinage, de la philosophie, etc.) mais qui servent un objectif principal : apprendre à être plus indépendant et capable tout en découvrant d’autres façons de vivre.

Puis l’algorithme de YouTube m’a proposé d’autres vidéos, semble-t-il similaires, que je regarde de temps en temps par curiosité. J’ai ainsi connu des chaînes intéressantes qui m’ont permis de découvrir des choses que je n’aurais probablement eu l’opportunité de découvrir autrement.


Disclaimer

(vous avez l’habitude maintenant)

J’avais commencé à expliquer en détail chacun des points suivants dans une première version de cet article, puis j’ai décidé de le réécrire entièrement.

Je vais plutôt vous laisser juge des bénéfices en vous proposant plutôt quelques exemples de chaînes que j’aime, en espérant que vous y trouverez un peu d’inspiration et retrouverez votre curiosité d’enfant…


Comprendre le monde qui nous entoure

Certaines vidéos m’ont permis d’acquérir des clés importantes à la compréhension plus globale du monde.

Par exemple Beme News traite de sujets d’actualités en essayant d’expliquer le contexte et l’historique qui ont mené à la situation actuelle.

La chaîne Vox propose régulièrement des analyses poussées sur des problèmes de notre société moderne (infrastructure, routes, santé…) et s’essaie à évaluer d’éventuelles solutions.

Côté santé la chaîne (française !) Dans Ton Corps explique assez bien certaines conditions médicales sans tabous, des dents cassées à l’alcoolisme, en passant par la masturbation, le clitoris et les gestes de premier secours.

Faire les bons choix

Comme vous le savez probablement déjà, je me forme depuis quelques mois dans l’objectif de concevoir des maisons écologiques et autonomes.

La chaîne Build with Matt Risinger m’a été d’une aide énorme pour découvrir des techniques — modernes comme anciennes — de construction pour des maisons performantes et agréables à vivre.

Découvrir d’autres points de vues

J’ai découvert l’été dernier le principe des tiny houses, principalement via Living Big In A Tiny House qui publient des visites guidées de petites maisons de styles différents. C’est un mode de vie alternatif encore peu connu mais qui se développe tranquillement.

Pour questionner un peu notre mode de vie et réfléchir à l’avenir de notre planète, Partager C’est Sympa fait un très bon travail, avec aussi bien des grandes discussions que des exemples d’actions simples.

Préparer l’avenir

Un de mes principaux objectifs à moyen terme est de devenir auto-suffisant (ou en tout cas être capable de l’être).

La chaîne Self Sufficient Me m’a permis de découvrir beaucoup de petites techniques et astuces pour gérer un grand jardin de façon raisonnée sans que cela ne devienne une corvée.

Fully Charged m’a également permis de découvrir des systèmes fermés de génération, stockage et utilisation optimisée de l’énergie. Idéal pour concevoir une maison autonome en énergie ! Et en plus ils testent des voitures électriques. 🤩


Voilà pour mes principales sources de curiosité actuelles. Elles ne sont pas toutes listées mais j’espère que cela vous donnera envie de (re)découvrir des choses !

Et vous, quelles sont vos sources pour apprendre de nouvelles choses ? Avec qui vous échangez vos découvertes pour les mettre en application ? Vous avez déjà créé quelque chose grâce à vos découvertes ?

À la recherche de meilleures relations intimes

mardi 23 avril 2019 à 22:45

À l’heure des applications de rencontre chacun peut consommer une relation le temps d’une soirée ou de quelques jours et ghoster sa conquête pour passer à la suivante d’un simple swipe.

Que l’on soit ou non adepte des rencontres sans lendemain, des sexfriends ou autres plans cul, il faut avouer que le comportement de certaines personnes donne parfois à réfléchir tant le respect et l’honnêteté ont l’air d’être devenus secondaires lors de ces échanges.

Et je fais partie de ces personnes, je le reconnais1 sans en être fier. J’essaie de m’améliorer, de corriger mon propre comportement pour ne plus en faire partie, mais ce n’est pas à moi de juger de la réussite de ce changement.

J’utilise des applications de rencontre depuis plus de 10 ans, par intermittence, j’ai ainsi eu des relations longues comme des plus courtes, parfois même d’une seule nuit. Sans porter de jugement sur ces relations (et encore moins sur les personnes) car elle m’ont toutes apporté quelque chose à leur façon, j’essaie d’en sortir des leçons pour construire des relations plus honnêtes et épanouissantes.


Développer une bonne relation avec soi-même

C’est un conseil qui peut paraître assez paradoxal de prime abord, mais pourtant simple à appréhender : avant de développer une relation saine avec quelqu’un d’autre, il faut être capable de gérer sa propre vie sainement.

Votre comportement envers vous-même influencera celui que vous avez envers les autres. À vous donc de faire en sorte de vous traiter positivement si vous voulez inspirer les autres à faire de même. À moins que vous ne vouliez tirer tout le monde vers le bas…

Mieux vaut être seul que mal accompagné
— Inconnu

Cette expression me passe souvent en tête : plutôt que de se forcer à être dans une relation dans laquelle on ne s’épanouit pas, il vaut parfois mieux se retrouver un peu seul pour faire le point et se concentrer sur ce qui nous rend heureux.

Si vous êtes plus heureux avec vos amis que votre moitié, pourquoi sacrifier vos amis pour cette relation probablement vouée à l’échec ?


Trouver la bonne pièce du puzzle

J’ai récemment découvert Daniel Sloss, un comédien écossais, au travers de son spectacle Jigsaw (que je vous invite fortement à regarder, surtout si vous comprenez l’anglais). Il y explique comment il appréhende les relations et la vie en général : comme un puzzle.

Comme il le raconte (ou plutôt, son père lui a expliqué quand il avait 7 ans), notre vie est un puzzle où les différentes pièces sont principalement un mélange de nos besoins de base, nos passions, notre travail. Puis viennent d’autres pièces : nos amis, notre famille… Et vient la pièce centrale : la personne que l’on aime.

On passe donc notre vie à chercher la personne qui remplira le trou au milieu de notre puzzle, à forcer pour que ça rentre. Alors que cette personne n’est pas une seule pièce mais un puzzle tout entier, qu’elle ne peut pas rentrer dans si peu d’espace, et surtout qu’il serait toxique de lui faire abandonner le reste de son puzzle pour le votre.

Donc la pièce qui me complète n’existe pas ?

Et si on voyait plutôt ce puzzle comme une sphère ?

Imaginons que votre vie soit une partie de la sphère, disons environ la moitié, sans une coupure franche (avec des bouts qui manquent et des bouts qui dépassent).

Et si la personne qui vous complète était un autre morceau de la sphère, qui venait compléter votre morceau, de façon à avoir une sphère presque complète ?

Vous avez noté le presque dans cette dernière phrase ? Tant mieux, car c’est là que la nuance est je trouve importante. Ce n’est pas en trouvant une personne que votre vie sera complète comme par magie : il va falloir combler les petits trous qui manquent.

Peut-être s’agit-il d’activités communes, d’amis communs que vous allez connaître après votre rencontre, peut-être s’agit-il d’enfants ou d’un mariage… Il n’y a pas de réponse universelle, chaque relation est unique et ces morceaux ne correspondent pas à tout le monde.

Si vous n’avez pas besoin d’enfant pour être heureux tant mieux, tant que vous êtes sur la même longueur d’onde. Idem pour le mariage. Idem pour tout faire ensemble.


Discuter honnêtement et sans limite

Si vous voulez être sûr d’être sur la même longueur d’onde il va donc falloir communiquer. Je sais, ce n’est pas simple à faire sans y être habitué. Mais ça s’apprend, promis !

Vous pouvez d’ailleurs commencer par prendre des notes pour analyser ce qui vous plaisait ou vous déplaisait dans vos précédentes relations. Ainsi vous saurez plus facilement repérer certains comportements toxiques.

Et vous saurez par la même occasion expliquer ce que vous recherchez, ce qui vous rendrait heureux venant de l’autre.


Pour aller plus loin

J’ai mis un peu de temps à rédiger cet article, car je voulais être sûr de canaliser mon schéma de pensée correctement. Et pendent ce temps ont été publiés quelques vidéos qui se rapporte à ce même sujet, avec une approche différente.


Quelques notes

Comme d’habitude, si vous voulez en discuter avec vos proches, partagez cet article. Et si vous voulez me faire part de vos expériences, des liens vers mes profils Twitter et Instagram sont présents tout en haut de la page.

Notez que cet article n’a, comme tous les autres, pas vocation à donner des solutions miracles, d’autant que je travaille encore moi-même activement sur cet aspect de ma vie. Je souhaitais simplement attirer votre attention sur ce sujet, vous pousser à la réflexion, surtout dans une société où être en couple est une norme alors qu’être heureux ne l’est pas.


  1. Je dois d’ailleurs des excuses à quelques personnes pour ce comportement je pense. Si tu es concernée contacte-moi, je te dois au moins ça.