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DOSE (Et Si On Discutait ?)

Site original : DOSE (Et Si On Discutait ?)

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Entretenir sa santé mentale

mardi 16 avril 2019 à 18:02

Les grands gourous et autres influenceurs en tous genres savent très bien donner des conseils pour être heureux : achetez ceci, faites cela, méditez 12 heures par jour

Mais combien vous expliquent les bases, plus importantes, pour juste… être moins malheureux ? Ou moins stresser ? Ou moins s’énerver ?

Eh bien figurez-vous que j’ai… pas la solution !

Déçu(e)s ? Bon ok, j’ai bien quelques pistes qui ont fonctionné pour moi. Mais rien ne garantit que ça fonctionnera pour vous.

Vous voulez que je partage mes secrets ? Ok, mais gardez bien à l’idée qu’il n’y a pas de solution miracle, que chaque personne a ses propres expériences. Il faudra donc tester, ajuster ces idées, voire en rechercher de nouvelles.


Quelques avertissements avant de commencer

Cet article risque d’être long car il touche à un sujet très complexe, lisez-le plus tard (ou en plusieurs fois) s’il le faut.

Encore une fois je ne suis aucunement expert sur le sujet. Je partage ici quelques astuces qui m’ont permis de gérer le stress du quotidien. Si vous faites face à de gros problèmes, n’hésitez pas à contacter des spécialistes ou une hotline qui pourra vous guider.


Réduire les stimulations

C’est le propre de la vie moderne : nous sommes connectés en permanence, toujours un ordinateur pas loin, un smartphone dans la poche, voire une montre connectée qui vibre à chaque notification.

Et pourtant combien de ces stimulations sont réellement essentielles à nos vies ?

Moins de notifications

Vous n’avez pas joué depuis 24 heures, revenez !

Vous avez un nouvel email publicitaire non sollicité

Voulez-vous répondre à quelques questions sur le restaurant devant lequel vous êtes passé par hasard il y a 6 mois ?

Untel a répondu au commentaire d’un inconnu sur un article que vous avez liké il y a 2 ans

Combien de ces notifications inutiles recevons-nous chaque jour ?

Les notifications peuvent avoir un intérêt, mais souvent on les reçoit en double voire en triple (combien de services envoient un email, un SMS et une notification via l’application pour la même chose ?).

Ou elles ne nous donnent pas forcément d’information indispensable dans l’immédiat.

En prenant le temps de chercher dans les paramètres de votre smartphone ou de chaque application vous pouvez souvent filtrer quelles notifications vous voulez recevoir et sous quel format (est-ce que la sonnerie est utile pour me dire que quelqu’un a liké ma photo sur Instagram ?).

J’ai également diminué le nombre d’applications installées sur mon smartphone, notamment les jeux. Si j’ai besoin (ou envie) d’en utiliser une, je peux rapidement la télécharger, voire passer directement par le site mobile du service.

Moins d’écrans

Un des inconvénients de travailler chez soi c’est les distractions.

Et ces distractions n’agissent pas que sur le temps de travail…

J’avais une belle télé, grande, super moderne (4k, HDR, etc.), avec une barre de son à empêcher les voisins de dormir (ma voisine peut en témoigner). C’est sûr, ça donne envie d’en profiter, de regarder un maximum de choses dessus ! En plus elle était collée à mon bureau, donc en pleine vue en permanence.

Alors je l’ai vendue. La barre de son et le meuble aussi. J’ai acheté un modèle plus petit, certes un peu moins glamour mais qui fait décemment le job, et l’ai installée dans le coin du salon. J’ai au passage pas mal gagné en luminosité en supprimant une grosse masse noire devant le mur… (c’était le point déco de cet article)

Et le grand écran d’ordi dernier cri ? J’ai déjà un ordinateur portable avec un écran intégré de très bonne qualité, ça suffit largement pour être concentré sur une chose à la fois. Autant m’éviter des torticolis et l’enlever du bureau tant que je n’en ai pas réellement besoin.


Prendre du temps pour soi

N’ayez pas peur de vous séparer des autres. Pas définitivement, mais passer une journée seul(e) permet de se retrouver face à soi-même, de faire des choses que l’on aime sans pression extérieure.

Que vous passiez la journée dans le noir à regarder une série, à danser la musique à fond ou à entretenir votre jardin, peu importe votre productivité : détendez-vous, videz-vous la tête quelques instants, appréciez ces moments de solitude pour retrouver vos proches l’esprit libre.

J’ai par exemple commencé à peindre il y a quelques mois. J’ai ensuite bricolé un peu (je suis pas peu fier de mes étagères et mon composteur). Puis j’ai recousu quelques boutons (ça paraît bête, mais ça me vide aussi la tête de me concentrer uniquement sur ça). Puis j’ai appris à réparer quelques éléments de ma voiture tout seul.

Non seulement j’ai pu faire quelque chose de personnel, mais j’ai beaucoup appris pour être plus indépendant au passage. Ne comptez pas trop sur moi pour une prochaine collection printemps-été par contre…


Essayer autre chose

Profiter du confort de nos habitudes permet d’éliminer le stress de l’inconnu, certes. Mais affronter l’inconnu permet aussi de découvrir autre chose, voire de mieux apprécier nos habitudes en les bousculant occasionnellement.

Un exemple très personnel : je n’étais pas forcément à l’aise avec mon corps jusqu’à très récemment. Comptant partir en vacances en Californie, j’ai contacté une photographe américaine spécialisée dans le Boudoir pour femmes pour lui demander si elle connaissait quelqu’un qui pourrait me permettre d’essayer, mais étant un homme c’est pas toujours simple de trouver un(e) photographe qui soit à l’aise. Elle m’a alors répondu qu’elle serait pas loin de ma destination pendant mon voyage et qu’elle a envie de s’entraîner avec des modèles masculins : coup de chance ! J’ai donc fait une séance, sans en parler à personne (à 2 ou 3 exceptions près) avant et attendu patiemment le résultat.

Je n’aurais jamais pensé faire ça il y a quelques années et pourtant j’ai adoré cette expérience ! À vous de trouver cette expérience, propre à vous, qui vous fera sortir des sentiers battus et prendre un peu plus confiance en vous.


Assumer ses choix

Attention, sujet un poil touchy. Il ne s’agit pas ici d’imposer ses choix de vie aux autres sans considération pour eux.

Quand on ne se conforme pas exactement au moule dans lequel les autres voudraient nous mettre, il est parfois facile de se sentir à mal à l’aise, comme si on était mal foutu. L’objectif est donc de respirer un peu plus librement.

Que vous soyez écolo, polyamoureux, végétarien ou autre, votre choix de vie ne fera pas toujours l’unanimité. Mais ce n’est pas une raison pour le cacher et mal le vivre.

L’idée encore une fois n’est pas de dire “je suis comme ça, faites avec et qu’on n’en cause plus” mais d’expliquer en quoi vous êtes différent : pas besoin de convertir les autres pour qu’ils puissent comprendre votre point de vue et le respecter. Vous pourrez ainsi trouver un terrain d’entente, faire des compromis pour vous entendre.

J’ai par exemple expliqué avant Noël à ma famille que je ne mangeais presque plus de viande (en grande partie pour limiter la pollution liée à l’élevage intensif d’animaux — surtout les bovins). Sauf qu’avec 4 amateurs de viande rouge en face, difficile de faire passer la pilule : ne manger que des légumes pour les repas de famille ? Faire 2 menus différents ? On a pas mal discuté pour finir par trouver un juste milieu : un plat de volaille (de la viande) issue d’une ferme locale (impact environnemental contenu) avec des légumes. On peut donc se retrouver à la même table et manger la même chose tout en respectant les choix de chacun.


Communiquer et comprendre

Ce point est, je pense, fondamental, mais aussi potentiellement le plus complexe à mettre en place.

Trop souvent quand on ne va pas bien on se renferme, on évite de parler de nos problèmes. Que ce soit par peur de déranger, de ne pas être pris au sérieux ou parce qu’on se trouve anormal. Ou un tas d’autres excuses.

Il faut donc agir sur deux facteurs complémentaires et également indispensables pour que cela fonctionne.

Communiquer ses problèmes

Vous allez tout d’abord devoir apprendre à exprimer vos problèmes, ce qui n’est pas une mince affaire si vous n’en avez pas l’habitude.

Vous pouvez par exemple commencer à écrire. Pas forcément sur ce qui ne va pas, mais tenir une sorte de journal. Racontez vos idées, les événements marquants de la journée, vos questions, vos doutes… Cela devrait vous permettre de, progressivement, mieux formuler ce que vous avez à dire.

Vous pourrez alors commencer à parler avec vos proches ou un professionnel suivant les cas. Je rappelle d’ailleurs qu’il n’y a aucun mal à aller voir un psy si vous en ressentez le besoin : dans le doute prenez un rendez-vous, seul un professionnel pourra vous dire si c’est pertinent.

Autrement il faudra trouver la bonne personne à qui parler. À vous de voir suivant la situation qui est le plus apte à vous aider : un membre de votre famille, un ami, la personne qui partage votre vie…

Comprendre ceux des autres

Trouver la bonne personne c’est bien, mais être la bonne personne c’est encore mieux.

Que vous soyez ou non concerné(e) par le point précédent (après tout nous n’avez peut-être pas besoin de parler si tout va bien), quelqu’un peut avoir besoin de vous parler.

Et il ne suffit pas de hocher la tête en jetant quelques onomatopées aléatoirement pour être efficace.

Si quelqu’un vous parle de ses problèmes, la première chose à faire est de montrer que vous êtes attentif : posez votre portable, éteignez la télé, et écoutez.

Il vous faudra ensuite faire preuve de retenue : ne jetez pas votre jugement ou vos réflexions primaires dans la conversation. Réfléchissez, demandez-vous ce qu’attend la personne qui vous parle, ce qui va l’aider à moins stresser. Posez des questions pour mieux comprendre le contexte.

La plupart des gens sont capables de trouver des solutions à leurs problèmes. Laissez donc votre interlocuteur/trice réfléchir et motivez-le/la si besoin. Vous pouvez guider, suggérer, mais évitez de servir des solutions complètes si ce n’est pas ce qui vous est demandé.

En bonus, vous apprendrez peut-être à comprendre ou exprimer vos propres soucis en écoutant les autres.

Partager ce que l’on apprend

Encore un exemple personnel : j’ai commencé à prendre conscience il y a quelques mois de l’origine de beaucoup de choses dans ma vie et mon comportement, la plupart étant liées à mon enfance.

Je n’ai jamais été très proche de mes parents, sans jamais vraiment comprendre pourquoi. Et ces découvertes ont éclairci beaucoup de choses…

Alors j’ai décidé de m’ouvrir un peu à ma famille, de leur expliquer ce que j’ai appris, en commençant par ma sœur. Le changement n’est pas radical et loin d’être terminé, mais mes parents ont trouvé l’idée géniale et repris l’initiative pour nous (leurs enfants) parler de leur jeunesse.


Faire du sport

Un autre point important pour la santé mentale, visiblement validé par les experts : pratiquer une activité physique aide à se sentir mieux.

Je fais de l’escalade depuis quelques années. Au début pour essayer de bouger un peu plus qu’en marchant de mon ordi au frigo. Et j’y ai pris goût au point d’y aller 3 à 4 (voire 5) fois par semaine et d’être en manque si je n’y vais pas pendant quelques jours.

Je n’ai jamais vraiment aimé le sport avant.

Et puis j’ai trouvé le sport qui me convient, que je peux pratiquer aussi bien pour passer le temps que pour me tenir en forme.

Un défouloir efficace. Quand j’ai un coup de mou je file à la salle : 2 heures plus tard mon stress est évacué sous forme de sueur (comment ça c’est pas scientifiquement prouvé ?) !


Discutons ensemble

J’espère que cet article vous aura donné quelques idées pour vous sentir un peu mieux au quotidien.

Si vous avez envie de partager vos expériences, vos techniques pour gérer le stress n’hésitez pas à m’envoyer un message sur Twitter ou par email !

Et vous, que faites-vous pour prendre soin de votre santé mentale ?

Parlons Minimalisme

lundi 8 avril 2019 à 14:42

Un des principes ayant eu le plus gros impact dans ma vie (surtout récemment) est le minimalisme, notamment parce qu’il peut s’appliquer un peu partout sans pour autant nécessiter de changement radical ou global : la transition se fait en douceur et l’esprit s’adapte très bien (voire en demande plus).

J’ai découvert ce principe grâce à YouTube, en particulier la chaîne de Matt D’Avella qui explique très bien le concept de façon légère, candide et honnête : il est lui-même minimaliste mais ne cherche pas à fonder un culte, il présente juste son point de vue (et ceux d’autres personnes qu’il interroge parfois dans son podcast).


Ça consiste en quoi ?

L’idée est simple : on essaie de consommer moins (et mieux) et de se séparer (progressivement ou non) du superflu. L’un des objectifs étant de réapprendre à apprécier ce que l’on a, d’en tirer le maximum, et de consommer plus intelligemment.

On arrête ainsi d’acheter impulsivement, parce qu’on peut. On va plutôt prendre le temps de réfléchir à nos achats pour sélectionner ceux qui nous apportent réellement quelque chose (prochain étape : la méthode Konmari ?) et éliminer les achats qui ne nous rendent heureux que de façon temporaire, parce qu’on a acheté quelque chose plutôt que parce que cet objet nous sera utile sur le long terme.

Cet état d’esprit permet de faire des choix économiques plus raisonnables (moins d’achats inutiles donc moins d’argent dépensé en vain) mais aussi plus écologiques (moins d’objets non utilisés et moins d’achats au total donc moins de pollution). Et pour ceux qui souhaitent mettre de l’argent de côté ou rembourser des dettes/emprunts, c’est un bon moyen de reprendre la main sur ses finances.


Et c’est tout ? Je croyais que je devais vider mes placards ?

Non ce n’est pas tout ! Enfin… rien n’est obligatoire, chacun peut vivre sa propre expérience du minimalisme. Mais la prochaine étape, qui est sans doute la plus connue car la plus visible, consiste à se séparer de ce que l’on n’utilise pas.

Encore une fois, le changement n’a pas à être immédiat ni radical. J’ai moi-même d’abord supprimé une poignée de choses trop envahissantes chez moi, plutôt que les grandes quantités de babioles amassées dans les tiroirs, à commencer par ma TV que j’ai remplacé par une plus petite pour être moins distrait quand je travaille dans mon salon (étant freelance ça arrive souvent, et c’est pas toujours simple de rester concentré sur un projet quand on peut regarder des séries sur un grand écran).


Mais… j’ai pas envie de jeter tous mes souvenirs !

Alors ne les jetez pas ! Si quelque chose vous tient vraiment à cœur gardez-le.

Une autre possibilité peut être de prendre des photos de ces souvenirs, pour toujours en garder une trace. Vous pouvez même faire un album avec ces photos : si les cadeaux de vos proches sont dans cet album ils apprécieront peut-être d’y figurer même si vous vous êtes séparé de l’objet en question.


Et si je ne veux pas jeter ? C’est pas très écolo quand même…

Bien vu ! Comme je l’ai dit, le minimalisme peut aussi être écolo (après tout le but de consommer moins est aussi de produire moins de déchets).

Au lieu de jeter, vous pouvez tout simplement vendre ce qui a de la valeur (youpi, de l’argent de poche !), faire des cadeaux à vos proches (tiens, j’ai vu que tu aimais bien ça en venant chez moi, alors je te le donne pour te montrer que je t’apprécie et que j’ai envie de te faire plaisir) ou donner à des associations : les plus démunis ont parfois bien besoin de choses que vous n’utilisez plus.

Si personne n’en veut, vous pouvez aussi peut-être transformer un objet (ou plusieurs) pour lui donner un autre usage.

Et en dernier recours, pensez à recycler ! Toute matière non extraite du sol génère moins de pollution que si on devait miner encore et toujours plus de matières premières…


Coin discussion

Comme il n’y a pas (encore ?) de commentaires sur le blog, et si vous discutiez avec vos proches ?

Demandez-leur s’ils se sont déjà essayés au minimalisme, ou s’ils ont essayé de réfléchir un peu plus à leur consommation.

Si vous connaissez des minimalistes (sous une forme ou une autre), n’hésitez pas à leur demander plus d’informations : par exemple, comment ils ont commencé, les impacts notables sur leurs vies, ce qui les a poussé à le devenir…

Et si cet article a réussi à planter une petite graine de pensée dans votre cerveau qui vous suit de jour en jour, dites-le moi !

Et si on discutait ?

samedi 6 avril 2019 à 19:07

Après des années sans véritable blog, en passant par quelques articles sur Medium, j’ai décidé de me remettre à écrire. Mais pas comme avant… une nouvelle ligne éditoriale s’impose !


Alors qu’est-ce qui change ?

Déjà ce blog ne sera pas orienté technique : les trouvailles liées à mon métier seront plutôt partagées sur le site Helyo World ou sur Zeste de Savoir.

Le principe est simple : je veux lancer des discussions. Pas des débats inutiles, pas des polémiques, mais partager des points de vue nouveaux pour éveiller les esprits sans imposer.

Au programme : un mélange d’écologie, de relations personnelles, de sexe, de culture, de religion… et plein d’autres choses encore ! Il n’y a pas un seul thème pré-dominant, mais les articles seront soigneusement triés par catégorie pour ceux qui s’intéressent à un sujet particulier.

Pas de rythme précis, même si j’aimerais tenir une moyenne d’un article par semaine (j’ai déjà une liste de sujets longue comme le bras à traiter), j’écrirai selon l’inspiration.


On discute comment sans commentaires ?

C’est effectivement le problème principal du blog tel qu’il est actuellement : il n’y a pas de commentaires ou de forums intégrés, et ce pour plusieurs raisons. La principale étant que je veux m’assurer de mettre en place un outil adapté à la discussion construite sans donner une plateforme de plus aux trolls et autres énervés du clavier.

Je souhaite mettre en place un lieu de discussion sain, libre et sans danger. Pour l’instant la discussion se fera donc en direct : venez me parler sur Twitter ou Instagram !

Et si vous souhaitez pousser la réflexion plus loin avec vos proches (amis, familles…) vous pouvez partager chaque article facilement et vous en servir comme base, en citant éventuellement les passages qui vous intéressent.


Et ensuite ?

Beaucoup d’idées tournent encore dans ma tête, toutes ne verront pas le jour, mais j’aimerais bien commencer un podcast pour élargir un peu les horizons : inviter des gens à discuter un peu, quoi de mieux pour partager des avis différents ?

Je songe aussi à ouvrir la rédaction à d’autres personnes. Loin de moi l’idée de lancer un clône de Medium, mais si quelqu’un a envie de partager son expérience ici je me ferai un plaisir de mettre cette plateforme à disposition !


On fait quoi maintenant ?

Maintenant on ferme les yeux, on respire profondément, on s’ouvre l’esprit et on lit quelques articles (avec modération, gardez-en pour plus tard !).

Aucune obligation, mais ça me ferait également très plaisir que vous montriez votre intérêt en envoyant le lien à vos amis, vos amoureu(x/se) ou votre famille.

Simplifier sa vie pour l’enrichir

mercredi 21 novembre 2018 à 18:07

Comme vous le savez probablement déjà, j’ai quitté le monde du développement Web récemment. Suite à cette décision, je suis parti en voyage (en Californie parce que j’avais envie de soleil) pour me couper un peu du monde. J’en ai donc profité pour déconnecter un peu, en suivant les actualités de loin, en discutant avec des gens sur place plutôt que sur des réseaux sociaux, en observant le paysage devant moi plutôt que sur les photos des autres. Et ça m’a fait du bien. Énormément de bien.

Puis je suis rentré, et j’ai du me remettre au boulot pour finir quelques projets encore en cours. J’ai donc pu être rappelé en quelques instants de mes raisons pour arrêter ce métier et surtout être encore plus motivé pour démarrer autre chose. Je ne vais pas vous détailler tout le process, mais pour faire simple je suis en train de me former à la conception d’habitat écologique (car on peut vivre dans un bâtiment bien isolé et qui produit sa propre énergie sans se ruiner, mais les constructeurs se contentent du minimum légal sans chercher à faire mieux alors que certaines techniques existent depuis des siècles).


Retrouver l’envie de se lever le matin

Un des principaux signes d’un manque de motivation à travailler, comme c’était mon cas, est bien souvent la difficulté à se lever le matin. J’avais de plus en plus de mal à me lever à 9h, après pourtant une longue nuit de sommeil. Et puis j’ai commencé à me pencher sur des projets persos que j’avais en tête depuis longtemps sans jamais m’y pencher (avec des excuses plus bancales les unes que les autres, souvent à base de “j’ai pas le temps”). Je me suis donc mis à peindre et à bricoler… et j’adore ça ! Et je me lève tous les matins vers 8h15, parfois même avant que mon réveil ne sonne !

Certes je ne gagne pas d’argent avec ces projets, mais en plus de faire quelque chose qui me plait certains sont utiles (je fabrique par exemple un composteur adapté à l’espace disponible que j’ai et j’ai installé une caméra de recul sur une voiture). Et j’apprends et découvre plein de choses !


Être moins accro à l’argent

Je me suis également mis à trainer sur YouTube pour apprendre et découvrir. Depuis quelques mois je regarde pas mal de vidéos sur les Tiny Houses par exemple, car j’adore l’ingéniosité des gens qui les construisent. Puis l’algorithme de YouTube m’a proposé de regarder une vidéo sur le Minimalisme.

Et quelque chose a cliqué : j’avais l’habitude d’acheter sans réfléchir (après tout, je ne me suis pas retrouvé avec 3 voitures par hasard), simplement parce que j’en avais les moyens. J’ai donc commencé à regarder autour de moi : je vis dans un appartement pour 2 personnes et pourtant je me sens de plus en plus à l’étroit parce que j’accumule les achats.

Ce déclic a donc changé mon rapport à l’argent : plutôt que de dépenser parce que je peux ou pour m’apporter un bonheur qui n’est que temporaire, et si je dépensais uniquement ce dont j’ai réellement besoin ? Et si je me contentais de ce que j’ai ?

J’ai pris quelques décisions, certaines plus simples à respecter que d’autres, mais aucune impossible à tenir et toutes m’incitant à consommer de façon plus responsable.


1. Acheter moins

Au lieu d’acheter à tout va, je me force donc à prendre un temps de réflexion avant tout achat (autre qu’alimentaire, évidemment) : ai-je vraiment besoin d’une enceinte Devialet alors que j’ai une Libratone que j’utilise déjà peu ? Est-ce qu’un cabriolet m’est vraiment utile si j’ai déjà 2 voitures qui couvrent 99,9% de mes besoin de déplacement (tout en polluant moins au passage) ?

J’ai aussi fait du tri dans mes abonnements. Adieu la suite Adobe que j’utilise 3 fois par an, il y a de très bonnes alternatives pour mes besoins. Au revoir l’abonnement Netflix 4k, YouTube m’apporte beaucoup de contenus intéressants, pour le reste je peux aller au cinéma ou trouver des alternatives qui ne pomperont pas l’intégralité de la bande passante disponible sur ma connexion ADSL un poil pourrie.

2. Fabriquer et réutiliser

Il se peut en revanche que j’aie besoin d’acheter quelque chose : par exemple des outils pour bricoler ou des matériaux. Plutôt que de foncer à Leroy Merlin ou Brico Dépôt, je commence ma recherche ailleurs : Leboncoin et mes proches (amis et famille). Plutôt que d’acheter une planche de bois neuve, pourquoi ne pas utiliser une palette d’occasion ? Au lieu d’acheter une scie circulaire, pourquoi ne pas en emprunter une ?

C’est comme ça que je vais pouvoir fabriquer mon composteur. Et bonus : il sera unique et adapté à mes désirs et besoins (dimensions, style et fonctionnalités).

3. Acheter mieux

Et si j’ai besoin d’acheter neuf ? Je ne vais pas utiliser des toiles déjà utilisées pour peindre quand même ! Eh bien la réponse est simple : j’achète local, en sélectionnant des matériaux/sources de bonne qualité. L’investissement initial est certes plus important, mais la longévité évitera un remplacement trop rapide, donc une économie globale.

J’ai donc retiré ma carte bleue de mon compte Amazon pour ajouter plus de friction à l’achat sur Internet (et préparé la résiliation de mon compte Prime pour ne plus avoir de frais de port offerts qui m’incitent à consommer — et donc polluer — plus que de raison).

Et pour les achats tech, si vous ne trouvez pas en occasion, il existe des sites qui vendent des articles reconditionnés, comme Backmarket.

4. Réduire les excès

J’ai vu récemment que la génération dont je — et probablement toi aussi, ami lecteur — fais partie va plus souvent au restaurant que les générations précédentes. Et cet excès coûte cher. J’ai donc appris à cuisiner plus souvent, à choisir des ingrédients de saison (ça permet de varier en plus de limiter le transport) et à conserver les restes pour les repas suivants (histoire de pas devoir cuisiner à chaque fois). Non seulement je fais des économies mais je mange aussi mieux : moins de tentation, je gère mes doses et j’achète principalement Bio et local.

Et quand je veux manger avec des amis ? C’est simple : je les invite à manger ! On peut donc prendre l’apéro tranquillement sur le canapé, discuter, passer à table sans être interrompus par un serveur et retourner discuter sur le canapé ou faire un jeu de société.


Réduire les distractions

Pour en revenir à tout ces achats accumulés, j’ai commencé à faire un état des lieux qui m’a permis de voir que beaucoup de ces objets étaient inutiles (la plupart sont là parce que “on sait jamais, ça peut servir”). J’ai donc commencé à en vendre et donner.

Et puis j’ai eu envie de passer moins de temps devant la télé. J’avais un très bon équipement : une excellente TV 55 pouces 4k HDR, une des meilleures barres de son du marché, une Xbox One S et une Switch. Sauf que cet équipement prend beaucoup de place et me distrait facilement de mon travail : le meuble TV est juste à côté de mon bureau.

J’ai donc mis le tout en vente. Je n’aurai donc bientôt plus de TV (il ne me reste plus que l’écran et le meuble, le reste est déjà parti). Je vous entends d’ici : mais comment tu vas regarder des films ou les dernières séries ? C’est plutôt simple : j’ai un ordi portable, un écran qui va avec et un iPad.

Quand j’étais étudiant j’avais uniquement mon ordi portable (plus lourd, plus chaud et avec un écran largement moins agréable) et ça me suffisait largement : pourquoi ce ne serait plus le cas maintenant ? Dans le pire des cas, je peux toujours en acheter une autre (d’occasion, évidemment) plus tard si vraiment j’en ai besoin (auquel cas elle sera plus petite et ira sur un autre meuble dans un coin de la pièce plutôt qu’au milieu).


Réduire le stress inutile

En changeant de voie professionnellement vient un autre gros changement : mon salaire va diminuer de façon significative. Ce serait une grosse source de stress pour beaucoup, et c’est compréhensible. Mais en ayant fait ces changements j’ai bien moins d’appréhensions : non seulement j’ai pu mettre de côté en cas de besoin, mais je n’ai plus à maintenir le même rythme de vie.

J’ai donc brisé la cage qui bloque certains : toujours gagner plus pour pouvoir dépenser plus. Et je commence à reprendre contrôle de mes finances (je rembourse un maximum de mes crédits en cours et j’investis pour mon avenir plutôt que d’acheter des gadgets qui perdront rapidement leur valeur). Ma seconde peinture : aérosol et acrylique sur toiles lin


Pourquoi je vous raconte ça ?

J’ai conscience que cet article est probablement confus et je m’en excuse. J’essaierai de centrer les prochains sur des sujets plus précis, mais j’avais envie de partager mon expérience avec vous. Je ne vous demande pas de faire pareil, mais je souhaitais vous montrer que changer de mode de vie n’est pas si compliqué si on le fait étape par étape. Ces changements ont eu lieu au cours de plusieurs semaines et ont été préparés les quelques mois précédents.


Et pour la suite ?

À court terme

Mon objectif principal est de finir de me former à la conception d’habitat écologique : du choix des matériaux à leur recyclage en passant par les techniques de construction, toutes les étapes sont importantes pour construire la maison (ou l’appartement) dans laquelle on passera une bonne partie de notre vie.

D’ailleurs, si vous connaissez quelqu’un qui veut/peut m’embaucher pour me permettre d’apprendre en pratiquant n’hésitez pas à me mettre en contact (je vous offrirai même une bière ou deux) !

À plus long terme ?

Je ne sais pas encore. L’avenir est encore flou et ça me convient très bien : j’ai plein d’idées et ça me permet de ne pas me limiter.


Et vous ?

Le but d’un article comme celui-ci n’est pas d’imposer mes idées mais de les partager et de lancer une discussion. J’attends donc avec impatience vos avis, vos interrogations et vos propres retours d’expérience !


Article original publié sur Medium.com le 21 novembre 2018.

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