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le hollandais volant

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Photos du sable dans le ciel

mercredi 24 février 2021 à 18:22

Depuis quelques semaines, de façon épisodique, il pleut de l’eau sableuse sur une bonne partie de la France et de l’Europe. C’est du sable qui arrive tout droit du Sahara. C’est assez impressionnant.

Actuellement, il ne pleut pas, il fait au contraire très beau grâce à ce vent chaud venu d’Afrique. Par contre le sable et la poussière reste dans le ciel et ça donne des images impressionnantes.

Ci-dessous deux photos de la même scène prise à quelques jours d’intervalle depuis la même route. Le massif montagneux enneigé que l’on distingue au loin, c’est la chaîne des Puys en Auvergne.

La première photo est prise avec un ciel clair habituel. La seconde, certes en contre-jour, mais où l’on voit le ciel nettement teinté grisâtre :

Photo du ciel normal.
Photo du ciel rempli de sable.

Beaucoup d’autres images sont visibles, de couchers de soleil rougeâtre et du sable qui a plu sur le mobilier extérieur ou les voitures :

Ainsi qu’un tweet avec une animation, par Météo-France :

C’est beau mais assez flippant.

Tout ceci a un avantage : cela fertilise les sols. D’ailleurs, si l’Amérique du Sud a un sol si fertile, notamment en Amazonie, c’est en partie à cause de l’estimation de 182 millions de tonnes de sable riche en phosphore que le vent transporte en Amazonie depuis l’Afrique !

Bref, c’était simplement pour vous montrer ces photos, ces liens, et partager cette anecdote finale.

Oui, vos données sont précieuses

dimanche 21 février 2021 à 13:59

Photo d’un journal déchiré sur le sol.
On n’a beau qu’être de personnes lambda, qui n’ont rien à nous reprocher[1] ou à cacher[2], nos données personnelles restent précieuses quand-même, aux yeux des Gafam notamment.

Pourquoi ? Comment ?

Pour les Gafam (Google, Amazon, Facebook, Apple, Microsoft, bref, toutes les boîtes du numérique qui font leur blé en ligne et bien souvent gratuitement), nos données sont leur modèle économique.

Google est gratuit. Facebook aussi. Twitter, Instagram et Youtube également. Pourtant leurs bénéfices net se chiffre en milliards de dollars. J’en ai déjà parlé.

Ce fric leur est donné par les marques qui vendent des trucs (Coca-Cola, Nike, Renault… bref n’importe qui possédant des trucs à vendre). Ces marques payent Google ou Facebook pour qu’ils affichent des pubs sur les écrans des internautes. L’internaute, intéressé par la pub, va cliquer et acheter le produit, et voilà l’argent qui rentre.
Tout le monde est content et l’internaute a dépensé son fric.

Mais pourquoi « nos données » ?
La télé vit avec la pub, pourtant elle n’exploite pas nos données ! Un panneau publicitaire non plus !

Eh bien… La télé envoie une pub identique à tout le monde. Or, tout le monde n’est pas intéressé par tel ou tel produit.
Un couple sans enfants s’en fiche des pubs pour les couches pour bébé. Un retraité se fiche des pubs pour les fournitures scolaires.

C’est là qu’intervient le profilage, principalement sur internet : le profilage permet d’associer une personne (vous) à vos préférences. Comme ça, vous aurez des pubs ciblées : en gros, le couple sans enfants n’aura plus de pubs pour des couches mais autre chose.

Comment ?

Eh ben grâce à vous ! Par exemple, Coca-Cola fait une page Facebook et des gens vont « liker ». Hop, voilà du monde qui aimera les pubs pour les nouveaux produits de la marque. Idem pour la page « Nike », « Renault », et ainsi de suite.

Bien-sûr, ici vous avez sciemment liké la page en question. Il n’en reste pas moins que ce « like » innocent est exploité par Facebook. Il en va de même quand vous renseignez votre école, votre travail (pratique pour vous afficher la publicité de la pizzeria du coin tous les midis), vos sports préférés (pour afficher les pubs pour les maillots ou les matchs), les hobbies…

Autre exemple, moins direct : Google. Google connaît vos requêtes.

Si vous cherchez plusieurs fois dans le mois « suis-je enceinte ? », « comment tomber enceinte ? », « test de grossesse » ou ce genre de choses, il vous affichera les annonces, au choix :

Ce cas-là est déjà arrivé en vrai : une jeune fille a commencé à adopter des habitudes de consommation proches des femmes enceintes. Quelques jours après, paf, elle reçoit des coupons de réduction pour des produits bébé : les algos de profilage de son supermarché avaient fait le lien et lui a envoyé des coupons par la poste. Je ne vous explique pas la gueule des parents : son supermarché savait qu’elle était enceinte avant ses propres parents !

Encore un autre exemple : votre voisin, qui aura cherché « tondeuse pour gazon », aura des annonces pour des tondeuses, des tailles haies, etc.
Là aussi, ces annonces seront nettement plus pertinentes pour lui, il aura beaucoup plus tendance à cliquer et à acheter. En somme : l’annonce a bien plus de chance de fonctionner et de « forcer » l’internaute à dépenser son argent !

En profilant chaque internaute, Google connaît l’historique de tout le monde : Google sait qui est qui, qui cherche quoi et qui veut quoi, et il affichera les annonces en conséquence, afin de maximiser l’efficacité des annonces.
Et avec des annonces plus efficaces que ses concurrents, Google peut exiger davantage de pognon de la part des marques. C’est comme ça qu’il gagne tous ces milliards.

Allons plus loin encore.

Si vous cherchez « restaurant à Lyon » alors que votre IP est située à Paris, Google peut en déduire que vous êtes en voyage. Il va donc vous proposer :

Même si à l’origine vous êtes juste de passage dans cette ville, vous serez peut-être intéressé par les annonces, vous cliquerez et vous irez dépenser votre argent.

Google, grâce à sa présence dans Android, connaît votre position (grâce au GPS), et peut recroiser ça avec vos recherches dans Google Maps. Google sait où vous êtes, ce que vous cherchez. Avec Google Pay, il sait ce que vous achetez et vos habitudes de consommation. Il peut donc sans cesse vous proposer des annonces pertinentes.

Et ceci partout : dans les résultats de recherche, sur vos blogs préférés qui diffusent des pubs via Google Adsense (leur régie publicitaire), sur Youtube, dans Google Maps, dans Android Auto directement dans votre voiture, dans GMail…

Encore plus loin ?

Google veut tout savoir de vous : il connaît votre position, il connaît vos recherche, il lit vos mails, il répertorie vos contacts (e-mail, SMS…), il connaît votre agenda, il connaît votre « todo-list » et votre liste de courses, sait où vous allez avec Google Maps, analyse vos fichiers sur Google Drive (dont vos fiches de paie, vos factures, vos relevés bancaires, si elles-y sont).

Plus ils en savent sur votre passé, plus ils savent ce que vous allez faire et où vous allez vous rendre… et plus ils pourront vos affiches des pubs ciblées et pertinentes.

Flippant ? Oui.
Est-ce un mal ? Oui et non.

Oui, car vous êtes sans cesse soumis à la tentation de dépenser plus d’argent que vous ne voudriez.
Non, car une bonne pub bien ciblée peut vous faire acheter exactement ce que vous recherchez et vous faire gagner du temps.

Bon alors ? On s’en fout ?

Non.
Car tout est prétexte à faire du profit, même des choses nettement moins éthiques, et c’est bien là le problème !

« Tout ce que vous faites pourra être retenu contre vous »

Google sait où vous êtes, où vous allez et à quelle vitesse vous roulez (merci votre téléphone avec un GPS).
Il sait ce que vous mangez (merci Google Pay, ou vos photos).

Ces données ne sont pas juste stockées chez eux.

Google vend ces données à d’autres entreprises.

Qui peut bien être intéressé par les routes que vous empruntez et votre vitesse ? Au hasard : votre assureur auto ! Si vous roulez trop vite, ils ajouteront ça à votre dossier et votre prime « personnalisée » sera plus chère.

Qui peut bien être intéressé par le fait que vous recherchez des produits de luxe sur Internet ? Qui peut bien être intéressé par les photos Facebook de votre garage plein de matériel de jardin assez cher ?

Les démarcheurs qui veulent vous vendre des caméras de surveillance ou des systèmes de sécurité. Ils viendront toquer chez vous et vous diront que — par exemple tout à faire au hasard — le matériel de jardin est très sujet aux cambriolages en ce moment et dans votre quartier.

Et vous signerez. Et vous payerez.

Sinon, les impôts aussi : ils sont très intéressés par votre train de vie. Vous saviez, vous, que Al Capone, le fameux baron de la drogue, avait été arrêté pour fraude fiscale et non pour trafic de drogue ? Bah maintenant oui : son train de vie l’a trahi, alors qu’il faisait autrement très attention. Votre train de vie peut aussi vous trahir. Car oui, le fisc se balade sur les réseaux sociaux, analyse vos photos publiques et cherchent des indices trahissant vos trains de vie qui ne collent pas à vos déclarations.

Qui peut bien être intéressé par le fait que vous êtes allé 6 fois au McDo ce mois-ci et que vous n’achetez jamais de légumes ?

Votre banque : est-ce qu’ils seront aussi enclins à vous accorder un prêt sur 30 ans ou une assurance-vie si vous ne courrez jamais, roulez vite et allez au McDo tous les deux jours ? Bref, si vous êtes sujet à des soucis de santé ?

Dans ce cas, votre banque aimerait beaucoup connaître vos habitudes et votre état de santé, justement pour éviter de prêter du fric à quelqu’un qui risque de mourir et ne jamais pouvoir vous le rendre…

Bref, toutes vos données sont exploitables et tout sera retenu contre vous : votre banque ou votre assurance ne sont pas votre ami.

Et ce ne sont que quelques exemples…

Maintenant, comme je dis souvent : si quelque-chose est techniquement faisable, alors ça sera fait tôt ou tard.

En l’occurrence : est-ce possible pour Google de tout savoir sur vous ? Oui.
Y a-t-il des entreprises qui seraient être à payer Google pour récupérer ces informations ? Oui !
Est-ce possible que Google vende ces données ? Oui.

Suffit de vous poser les bonnes questions, comme :

Si la réponse est non, alors faites gaffe : ce que vous demandez dans votre moteur de recherche, ce que vous envoyez par e-mail, ce que vous prenez en photo et envoyez à Facebook ou Twitter, ça termine dans les algorithmes et c’est vendu au plus offrant.

Les bandeaux « nous respectons votre vie privée », c’est du flan. Votre vie privée, c’est leur business. Ils ne vont pas s’asseoir dessus.

Pour conclure

Oui, vous êtes une personne lambda.
Mais oui, vos données, vos habitudes, sont intéressantes pour certaines personnes, certains organismes.

Un smartphone avec GPS, c’est pratique. Mais sur ce smartphone tourne Google, Facebook, Instagram, l’application de votre Banque, celle de votre assureur, votre supermarché, votre gouvernement ou votre ambassade…

Toutes ces applications peuvent capter ces données et les conserver, puis le revendre à qui les veut. Votre banque-assurance sait ce que vous achetez régulièrement. Ceci intéresse les publicitaires comme Google. Google sait où vous êtes et Facebook sait ce que vous faites, et ceci intéresse les banques-assurances.

Vous voyez le business ?

Parfois ça peut-être pratique : c’est toujours mieux de trouver une annonce qui correspond pile-poil à ce que l’on recherche. Et encore : parfois on achète des choses pas franchement utiles et on dépense son argent alors qu’on est déjà dans le rouge.

Mais souvent, très souvent, les utilisations faites de vos informations personnelles sont nettement moins bienveillantes à votre égard, même si cela n’est pas visible au premier abord

Le fric n’a pas de limites : s’il y a moyen de faire du blé sur votre dos, ça sera fait.
Votre banque sera ravie d’économiser le risque de vous accorder un prêt, s’il sait que vous faites des choses dangereuses.

Que faire ?

À notre niveau, à moins de vivre sans technologie, vous serez profilé pour des besoins publicitaires.

On peut limiter la casse cependant :

Enfin, je ne suis pas là pour juger : utilisez Facebook et Google, installez Instagram, ou l’appli McDo ou celle de votre banque, si ça vous chante. Je ne vis pas hors des Gafam non plus.

Acceptons que EDF analyse vos habitudes de consommation électrique et sache si vous respectez bien le couvre-feu ou le confinement : on n’a pas le choix.

Je suis juste là pour vous présenter une réalité invisible : celle du business des informations personnelles. Celui qui permet à des entreprises comme Google ou Facebook de rapporter des dizaines de milliards de dollars chaque trimestre avec des produits gratuits pour nous.

PS : je prends majoritairement l’exemple de Google ici, car il parle bien.
Mais tous les Gafam font pareil : L’application Facebook a accès à votre liste de contacts et votre GPS, il analyse vos photos, vos likes, et les pages web que vous visitez. Ils en savent tout autant. Idem pour Twitter. Idem pour Linkedin. Idem pour toutes les applications avec une liste longue comme le bras de permissions. Et toutes font du fric grâce à ça, au moyen d’une application gratuite, souvent.

Notes :

[1] : Même si vous ne vous reprochez rien, sachez que ce n’est pas toujours vous qui décidez ce qui est reprochable.
[2] : On a tous une vie privée, des choses qu’on n’aimerait pas voir divulguées à tout le monde.

image d’en-tête de Tushar Mahajan

Deux salles, deux ambiances

vendredi 19 février 2021 à 14:34

La France, c’est deux salles, deux ambiances.

La première, chez les étudiants :

i
(tweet)

L’autre au Palais :

i
(capture)

Tout ça au moment où la majorité présidentielle vient de rejeter la proposition de loi qui aurait permis aux jeunes dès 18 ans de prétendre à toucher le RSA.

Vous aussi passez une bonne journée :-)

Nebula, le Youtube des créateurs

mercredi 17 février 2021 à 18:27

Non, ceci n’est pas un article sponsorisé destiné à vous faire inscrire sur ce site.

En fait, vu que je suis pas mal de créateurs américains qui font sans cesse la promotion de cette plateforme (qu’ils ont eux-mêmes monté), je me suis dit que j’allais essayer. Surtout que c’était pas cher (1 € par mois, soit 12 € par an pour l’offre promotionnelle) et que je suis également excédé par YouTube dans son ensemble (qui est devenue une immonde pompe à fric insupportable à utiliser).

Bref, j’ai essayé Nebula.

C’était l’an dernier, tout début 2020.

Au début le service était jeune et manquait de maturité. Les vidéos étaient là, mais le site n’était pas utilisable, en tout cas pas pour moi : lecteur vidéo pourri, site trop lourd, pas de flux RSS

Du coup, je leur avais envoyé un e-mail avec une liste de suggestions. Ils m’ont répondu et m’ont dit qu’ils allaient regarder tout ça.

Hier, je retente le truc. Un an après, donc.

Concernant la lourdeur de la page

L’image suivante parle d’elle-même :

Nebula temps de chargement.
C’est quoi le souci ?

Pour info, la page de YouTube fait 3 Mo et charge en 5 secondes. C’est pas léger, mais c’est supportable.

Sur Nebula, ça charge des images en JPEG non compressés et en maxi format, ça charge 15 fois le même fichier CSS et y a une flopée de requêtes qui renvoient des erreurs.

Dîtes, vous êtes sûrs de savoir coder ?

Concernant le lecteur vidéo

Ça ne pose problème à personne ça :

Le lecteur vidéo de Nebula
Pourquoi tout cet espace vide sur la page ?
Ah et qu’est-ce que j’en ai à foutre de votre application Android ou iOS : je suis sur mon PC !

Ça me prend 15 secondes et 2 lignes de CSS pour obtenir un truc bien :

Nebula modifié.
Voilà ce qu’il faudrait.
C’est pas compliqué à faire, si ?

Ah ben forcément, quand on utilise des iframe de merde dans un code HTML bordélique, c’est sûr que c’est plus compliqué qu’un simple élément video.

Mais bon, si c’est pas sur-réfléchi et ultra-complexifié au maximum, ça n’intéresse personne lors des réunions du comité exécutif, je sais, je sais…

Oh et non, passer en plein écran, non merci. J’ai un écran 4K et ma connexion ne permet pas de regarder en 4K (encore faudrait-il que cette définition soir proposée pour la vidéo, ce qui n’est pas le cas).
Donc je regarde mes vidéos dans la fenêtre du navigateur. Ça ne veut pas dire que j’aime les visionner en miniature non plus : y a un juste milieu.

Ah et merde à la fin : le CSS offre la propriété « resize », c’est pas pour rien. Ça permet de redimensionner un élément de la page à sa guise. Donc faites pas les idiots.

Concernant le flux RSS

Y en a toujours pas.
C’est quand-même dingue.

Conclusion

Je veux bien faire un effort et lâcher quelques pièces pour avoir du contenu de qualité sur une plateforme sans pub.
Mais faut que ça soit viable et utilisable. C’est pas comme si ce que je demande était compliqué !

Mais là c’est juste ridicule. Vous êtes une plateforme web pour regarder des vidéos et suivre des créateurs, vous ne savez même pas faire une page web ni un lecteur vidéo et on peut suivre personne par RSS.

Bref, c’est encore pas avec ça qu’ils vont tuer Youtube.

Tant que j’y suis avec l’e-mail…

mardi 16 février 2021 à 18:18

Et tant que j’y suis avec l’e-mail : va falloir que les sites arrêtent de jouer au con avec.

Beaucoup de sites les utilisent correctement, mais y a aussi un sacré paquet de zozos qui font de la merde.

Je ne parle pas du spam, de la revente de l’adresse à des régies de pubs. Ces comportements sont à chier mais les sites web savent très bien ce qu’ils font.

Il y a aussi des trucs qui ne sont pas forcément malveillants, mais dont le résultat est tout le même.

Premier exemple : Tipeee.
Je n’ai plus de compte chez eux. Pourtant, je reçois encore parfois des e-mails de leur part parce qu’un créateur envoie des e-mails à ceux qui les ont soutenu par le passé, et comme j’étais dedans, je reçois ces e-mail. Oui c’est codé avec les pieds.

Désinscription ? Mon cul. Le compte n’est pas supprimé et les informations associées non plus. La seule chose qui est révoquée, c’est mon droit d’accès au compte, qui lui existe toujours.

Deuxième exemple : KissKissBankBank (un Kickstater français).
Une fois qu’on soutient un projet et que l’auteur du projet publie une mise à jour, on reçoit un e-mail. Ok, pourquoi pas, même si j’aimerais pouvoir désactiver ça.

En pratique, ils n’envoient pas un e-mail avec le message de l’auteur. Ça serait trop pratique. Non : ils t’envoie un e-mail avec un bouton « cliquez là pour lire l’annonce ! ». How about va te faire voir ?

À noter que Kickstarter, lui, donne bien la news entière dans l’e-mail qu’ils envoient.

Troisième exemple : oui.sncf.
Eux j’ai carrément bloqué leur e-mails par l’anti-spam. Il est en effet impossible de se désinscrire : y a pas de lien de désinscription ! Il faut leur envoyer un putain de courrier papier ! C’était pas illégal ça ?

Étrangement, ces trois exemples sont français. Y a vraiment un problème avec les sites français, j’ai l’impression.

Soit ils n’embauchent pas de testeurs d’expérience utilisateur, soit c’est supervisé par un guignol sans connaissances des bonnes pratiques. Mais y a un sérieux problème et c’est chiant.

Et je ne parle pas des e-mails dont l’encodage des caractéres est foireux, dont les liens sont cassés, dont l’en-tête est corrompu… bref, les e-mails jamais testé par l’équipe de stagiaires qui a pondu le bouzin.