PROJET AUTOBLOG


le hollandais volant

Site original : le hollandais volant

⇐ retour index

Juste un petit rappel

vendredi 19 mars 2021 à 22:33

Juste un petit rappel pour dire que critiquer ou ne pas aimer une religion ou une croyance, ce n’est ni du racisme, ni de l’intolérance, ni de la *-phobie.

Insulter ou manquer de respect envers une personne (ou un groupe de personnes) à cause de ce qu’elle est, oui.
Appliquer une différence de traitement à une personne (ou un groupe de personnes), c’est-à-dire discriminer, en raison de ce qu’elle est, oui.

Mais ne pas aimer une religion, ne pas aimer quoi que ce soit en fait, ce n’est pas du racisme, ni de l’intolérance, ni de la *-phobie.

Les personnes ont des droits.
Les croyances et les religions n’en ont pas.

Le blasphème, qui est la « critique du fait religieux », n’est pas condamnable en France.

Et quiconque agit de façon à punir un blasphème, en vue d’instaurer la peur afin de vouloir empêcher les gens de blasphémer, agit en terroriste. Point.

Louis croix-bâton-vé

mercredi 17 mars 2021 à 19:21

i
Voir : "Louis XIV deviendra Louis 14" : la presse italienne s’insurge contre l’abandon des chiffres romains par le Musée Carnavalet

Pour moi — et ça n’engage que moi — y a deux solutions quand une partie des gens ne comprennent pas une partie des choses :

Ici, visiblement, au lieu de choisir d’enseigner les chiffres romains à l’école, ils ont choisi de simplifier les choses pour les quelques idiots qui préfèrent aller sur Instagram durant les cours de math.

Qu’on souhaite arrêter d’utiliser les chiffres romains pour les nouveaux trucs, c’est une chose. Qu’on souhaite modifier l’Histoire pour s’avilir au niveau actuel pitoyable, c’est juste ridicule.

Louis 14…
Pourquoi pas « Fransoi Un », tant qu’on y est ?
Ou « An Riz 4 » ?

Louis 14…

Après le Louvre, le Musée Carnavalet a décidé de remplacer les chiffres romains par des chiffres arabes. Un changement qui a pour principal objectif d’améliorer la compréhension des œuvres par les visiteurs étrangers.
"Nous ne sommes pas contre les chiffres romains, mais ils peuvent être un obstacle" à la compréhension des œuvres et des expositions, a expliqué Noémie Giard, responsable du Musée Carnavalet, citée par Le Figaro.

Ben je sais pas, moi, tu mets ça :

[…] Louis XIV* […]

* 14.

Un musée c’est pas censé cultiver les gens avant tout ? Au lieu de remplacer, on peut pas étendre ? Les quatre caractères en plus, ça va exploser le budget en affichettes ?

La prochaine étape ça va être de redéfinir l’unité des nombres réels pour que l’accélération de pesanteur terrestre soit arrondie à 10 ?
De modifier la courbure de l’univers pour que π soit égal à 3 ? Ah et tant que j’y suis : on va devoir écrire « pi » au lieu de « π » pour que tout le monde comprenne ?

Je veux bien simplifier les choses, bien-sûr, je suis aussi là pour ça et je le fais. Mais j’ai systématiquement utilisé la notation admise en l’expliquant !

Par exemple : quand je parle de la constante de perméabilité magnétique du vide (oui ça m’arrive ?), je mets « μ0 (lire “mu zéro”) », et pas juste « mu0 ». Ainsi, la prochaine fois que vous rencontrez ce signe, vous vous souviendrez comment on le lit.

Autre exemple : est-ce qu’on penserait une seule seconde supprimer les inscriptions latines sur les monuments, pour les remplacer par du français ? Bien sûr que non ! On va ajouter une pancarte à côté avec la traduction !

Ben là c’est pareil… Ou plutôt, j’aurais aimé (et je ne suis pas le seul visiblement).

Je ne dis pas que c’est une méthode parfaite, mais je pense que c’est une bonne méthode : elle montre les choses telles qu’elles sont, puis telles qu’elles doivent être lues et comprises par ceux qui n’ont jamais appris ça.
Ça permet d’élever le niveau des gens, de lui apprendre quelque chose, tout en conservant l’aspect historique du monde. C’est pas un peu le but, au final ?

Bref, je dénonce surtout le fait de prendre des bonnes décisions pour les mauvaises raisons et via les mauvaises méthodes.

On simplifie l’accès à l’information : c’est bien.
Mais pourquoi on doit faire ça ? Car on n’enseigne plus les chiffres romains.
Et comment on fait ça ? En supprimant les chiffres romains ?

Merde.

Je préfère qu’on élève le niveau des gens face aux choses compliquées, en mettant les deux versions… Encore plus dans un musée, qui est un établissement où l’histoire est censée être conservée, pas réécrite !

(hy)storie 2.0

mardi 9 mars 2021 à 12:41

are-you-fucking-kidding-me
Voir cet article :

Donc pour résumer l’article ; les Stories peuvent :

En résumé : une storie, ça crée un article au contenu mixte, avec une URL dédiée qu’on peut partager partout.
En prime, on a le droit d’y raconter ce qu’on veut (trop aimable).

Bravo, Wordpress ! BRA-VO !
Ça s’appelle un blog. UN BLOG.
Tu as réinventé les @%£$~# de blogs ! Rappelle-moi déjà ton origine, ton cœur de métier depuis 20 ans ?

*facepalm*

Sans déconner… Tout le monde se gargarise en disant que c’est la fin des blogs, mais tous les « réseaux sociaux » ne sont en fait que des plateformes de blogging (bon ok, certains sont de la micro-blogging, d’autres spécialisés dans les images ou encore les vidéos #innovationTaMère).

Le blogging n’est pas mort du tout. Il a juste été privatisé en fait, et on lui a collé un nouveau nom au cul et un joli papier cadeau à base de publicité et de tracker. Et tout le monde adore ça.

Notifications, sonneries et dérangement

lundi 8 mars 2021 à 18:46

Photo d’un smartphone.
Ceci est un message pour les personnes qui utilisent leur téléphone pour communiquer (bref, tout le monde).

Répétez après moi :

Ce n’est pas à la personne qui envoie les messages de se demander s’il vous dérange ou non. C’est à vous de mettre le téléphone en silencieux quand vous ne voulez pas être dérangés.

Il y a ça de bien avec les tchats, SMS, ou autres e-mails que l’on peut différer l’envoie par l’expéditeur et la lecture ainsi que la réponse par le destinataire.

Vous êtes occupés ? Laissez le téléphone tranquille.
Vous dormez ? Mettez en silencieux, en hors-ligne ou éteignez-le.
Vous êtes au boulot ? Pareil.

Mais ne venez pas reprocher à quelqu’un de vous avoir réveillé durant la nuit avec des notifications sonores. Ce n’est pas son problème, c’est le vôtre !

En ce qui me concerne, j’envoie des messages à n’importe quelle heure : rien à foutre s’il est 06 h, 10 h ou 23 h. Je m’en fiche si vous dormez, êtes en réunion ou si vous mangez. Si les notifications vous emmerdent, désactivez-les : c’est de votre responsabilité.

Ça me semble évident en fait.

Et non, ce n’est pas suite à un tel reproche qu’on m’a fait que j’écris ça. J’écris ça, car j’entends au contraire que « je n’écris rien aux gens, car je ne veux pas les déranger ».

Pour ma part, si je ne veux pas être dérangé, je mets en silencieux, tout simplement, donc même avec 1 500 messages, vous ne me dérangerez pas. J’y répondrais quand j’aurais du temps : ça peut-être maintenant, dans 3 heures ou demain.

Du simple bon sens, en fait.

Bref, apprenez à dompter vos notifications.
Ne laissez pas le téléphone vous maintenir en esclave.

C’est dur, car les applications se nourrissent de votre attention et font tout pour attirer votre attention, mais c’est pas impossible. Et si une application vous emmerde vraiment, supprimez-la !

Je ne crois pas que votre photo de chat ou un mème demande une réponse dans la seconde. Si y a vraiment un souci, appelez : l’appel, contrairement au tchat et à l’écrit, sont des communications instantanées qui demandent d’être là dans l’immédiat pour répondre.

image d’en-tête de Sten Ritterfeld

Sur les nouvelles icônes de Google

vendredi 5 mars 2021 à 01:23

Capture d’écran du site de Google Fonts.
Ici je me permets une critique des nouvelles icônes de Google, à l’occasion de sa récente présentation.

Pour situer mes goûts, je dis tout de suite : autant j’aime le Material Design de Google, qui est relativement équilibré entre la simplicité des tracés et la subtilité des effets d’ombres ou des transitions ; autant je n’aime pas beaucoup le design utilisé dans Windows 10, bien trop flat à mon goût.

J’ajouterais que j’aimais énormément les icônes d’Apple avant toute la mode du flat-design : les icônes réalistes étaient magnifiques, bref c’était de l’art. La simplicité des menus, la réduction volontaire du nombre d’options et l’intuitivité des interactions autorisait des icônes plus détaillées sans toutefois provoquer une surcharge cognitive. C’était brillant : le produit était utilisable facilement et joli. Mais ça, c’était avant…

Google maintenant…

Depuis quelques mois, ils sont en train de refaire leur identité visuelle au niveau des icônes. La dernière modification en date : l’icône de Google Fonts :

L’ancien logo de Google Fonts et le nouveau.
Alors certes, l’icône d’avant n’était pas la plus recherchée du monde. Sauf que l’on parle d’une icône destinée à imager les polices de caractères, donc essentiellement des lettres : l’icône était donc certes simpliste, mais reconnaissable, et finalement pas si absurde que ça.

Par contre la nouvelle… Heu…
On va simplement dire que quand je vois l’évolution, je vois à peu près une évolution similaire dans le département des arts graphiques chez Google.

C’est-à-dire que je vois ça :

Ma vision de la nouvelle équipe graphique chez Google : des mioches jouant avec de la peinture et des cubes de couleur.
Ça me rappellerait presque le fiasco graphique du logo Hadopi (qui, je le rappelle, pour sa première version, avait piraté une police d’écriture… un comble)

Tous les produits phares de Google sont désormais concernés :

Les anciennes icônes VS les nouvelles.
Le plus douloureux, à mes yeux, c’est pour l’icône de GMail : certes je n’utilise plus le produit depuis longtemps, mais son logo était l’un des plus réussis et des plus beaux du monde. L’intrication du « M » pour « Mail » (« courrier », en anglais), et de l’enveloppe était déjà brillant. Simple voire évident, mais brillant Ajoutez à ça des contours géométriques calculés et le subtil jeu d’ombre, ça en fait une icône effectivement très réussie.

La nouvelle icône, tracée après 4 coups de pastel sur un papier brouillon par un gamin de 3 ans, se passe de commentaires supplémentaires.

Et je suis loin d’être le seul à être, au mieux, mitigé par ces nouvelles icônes :

En fait, tout peut se résumer avec ce mème :

Nouvelles icônes, ce que google voit VS ce que je vois.

Tout est dit.
Et encore, faut pas être daltonien.