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le hollandais volant

Site original : le hollandais volant

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Liste des fichiers à avoir sur son site

lundi 29 mars 2021 à 17:56

En plus des traditionnels « favicon.png » ou « robots.txt », qu’on doit mettre à la racine de son site, il y a une ribambelle d’autres fichiers qu’il est possible (parfois recommandés, même) d’avoir sur son site.

En voici une petite liste.

Commençons par les fichiers très connus et très utilisés. Vous trouverez beaucoup de ressources à leur propos.

La favicon

Pour que votre site affiche une icône sur toutes les pages, le minimum est de mettre un fichier favicon à la racine de votre site :

/favicon.ico

Le format est spécifique, mais généralement, utiliser un fichier BMP renommé en .ICO fonctionne très bien. La favicon est traditionnellement carrée et de taille 16x16, 32x32 ou 48x48.
Une seule favicon à la racine de votre site suffit pour toutes les pages de votre site, quelque soit leur arborescence (sous-dossiers, etc.). Les navigateurs viendront automatiquement la chercher.

Vous avez la possibilité (en plus du fichier favicon.ico à la racine du site) de spécifier une autre icône dans le code source HTML, grâce à une balise <meta>. Dans ce cas, le format de fichier peut être PNG, SVG ou ce que vous voulez.

De plus, vous pouvez aussi pointer le chemin vers un autre chemin, comme un dossier spécial pour toutes les autres icônes.

Les autres icônes

Chrome, Safari, Edge, Windows 10, Android ou Mac OS peuvent parfois avoir besoin d’une icône spécifique.

Voici quelques exemples :

Il y en a tout un tas, et à chaque fois les formats et les dimensions varient (il n’y a pas encore de standard bien défini pour ça).

Chrome et Windows 10 utilisent aussi des fichiers .manifest en XML pour avoir d’autres informations sur le raccourcis que vous cherchez à faire : nom du raccourcis, couleur principale, quel application doit l’ouvrir, etc.

Créer toutes es icônes à la main est fastidieux. Aussi, le mieux est d’utiliser le site Real Favicon Generator pour cela. Vous lui donnez une seule icône (en PNG ou SVG) et il va vous donner un ZIP avec tous les fichiers. C’est très pratique.

robots.txt

Pour les moteurs de recherche, il faut spécifier un fichier destinés aux ordinateurs robots qui analyse les pages web du monde entier. Ce fichier permet de dire aux moteurs de recherche si oui ou non vous voulez apparaître dans les résultats de recherche. Et si oui, sous quels conditions, quels fichiers, etc.

C’est un petit fichier texte à placer à la racine du site également :

/robots.txt

La syntaxe est décrite ici : robots-txt.com.

Sachez seulement que même si les moteurs de recherche prennent généralement en compte ce fichier, rien ne les y oblige. Je vous conseille donc, si vous ne voulez absolument pas que vos fichiers ne se retrouvent en ligne, de ne pas les publier ou bien d’en protéger l’accès. C’est à vous, le détenteur d’un site, de faire en sorte que vos fichiers soient protégés.

/humans.txt

Si robots.txt est destiné aux robots, le fichier humans.txt est destiné aux… humains !
Rares sont les sites qui le mettent, mais il permet de donner un peu d’information supplémentaire sur le site ou l’auteur.

Là aussi, c’est à la racine qu’il faut le mettre :

/humans.txt

Il n’y a pas vraiment de syntaxe standard : le fichier humans.txt est fait pour des humains et par des humains.

Une idée de syntaxe est proposé sur le site humanstxt.org, mais vous pouvez y mettre tout ce que vous jugerez utile à transmettre aux visiteurs curieux sur votre site.

Mes site disposent de ce fichier aussi. N’hésitez pas à y jeter un œil.

Un sitemap

Ce fichier est une carte de votre site : il contient les différents liens des pages de votre site. À nouveau, il est à la racine de votre site site :

/sitemap.xml

L’idée est là aussi que les moteurs de recherche découvrent ce fichier et voient toutes les pages de votre site d’un seul coup.

Google ou Bing proposent des outils pour leur soumettre vos sitemap (DDG et Qwant n’ont pas d’outils dédiés) : ça leur permet d’enregistrer votre site dans leurs indexes et de savoir par où commencer.

La syntaxe est spécifique et bien décrite sur Wikipedia.

Un fichier manifeste

/manifest.xml

Il n’est pas obligé de le mettre à la racine du site, car il est lié dans une balise méta dans la page, vous pouvez donc le mettre où vous voulez tant que vous liez son chemin dans la balise méta.

Il s’agit d’un fichier qui contient quelques informations supplémentaires pour le navigateur, en particulier mobile : quand vous faites un raccourcis sur votre bureau Android, ce fichier peut être appelé. Par exemple, il permet d’afficher le site avec ou sans la barre de tâches Android, ou même avec ou sans les boutons du navigateur, avec ou sans une icône spécifique, faisant apparaître votre page web comme une application native.

C’est le début de l’intégration d’une application-web progressive (PWA). Ici l’app aura toujours besoin d’une connexion internet pour fonctionner, mais l’affichage se fera en (quasi-)plein-écran sur mobile, sans la barre d’adresse et l’interface du navigateur.

Voir là : Progressive Web App (PWA) — Le fichier Web App Manifest

Un fichier openSearch.xml

Idem : vous pouvez le mettre où vous voulez tant que vous liez son chemin dans la balise méta.

Vous avez déjà vu un site qui propose d’installer un moteur de recherche ? Et ben vous pouvez faire ça également. Notez que cette implémentation est passive : c’est le navigateur qui proposera d’installer le moteur de recherche lorsqu’il le détecte sur votre site, un peu comme quand un site propose un flux RSS et que votre navigateur vous en propose l’abonnement via l’affichage d’une petite icône.

Cela peut être un petit plus pour votre site et c’est très simple à mettre en plus : une simple balise meta et un tout petit fichier XML statique à la base du site. C’est tout. Cela suffit pour que votre site propose un moteur de recherche :

/opensearch.xml

Les explications se trouvent sur Alsacréations. Essayez de regarder dans les options de mon site, par exemple :).

À noter que ceci ne fonctionne que si votre site est doté d’une fonction de recherche (ce que font les moteurs de blog, généralement). On pourrait l’adapter pour qu’il renvoie sur un moteur de recherche existant comme Google ou DDG, avec le paramètre « site: » dans la requête.

Une page security.txt

Il s’agit d’une page indiquant à quelqu’un qui découvre une faille dans votre site comment vous en faire part.
En pratique, il faut utiliser le répertoire .well-known et y mettre le fichier :

/.well-known/security.txt

La syntaxe est décrite sur le site dédié de l’initiative : securitytxt.org.

/ads.txt

Pour les sites qui diffusent de la publicité, il peut être nécessaire de spécifier quels annonceurs sont vos partenaires. Il y a un fichier pour ça : /ads.txt. Il s’agit simplement de la liste des annonceurs présents sur votre site et ce qu’ils y font (vente directe, annonces, etc.). Le standard a été établi pour des questions de sécurité et de lutte contre la fraude dans le domaine de la publicité en ligne.

En soit, le visiteur lambda s’en fiche, mais les annonceurs disposent d’outils pour analyser le fichier /ads.txt :

/ads.txt

La syntaxe et le projet sont décrites là : IAB Tech Labads.txt Specification Version 1.0.2.

Pour ma part, mes sites ne diffusent pas de publicité via des annonceurs. Seuls quelques liens sur mes blogs sont effectivement des liens affiliés (Amazon, ou eBay, ainsi que le lien vers mon hébergeur, dans le pied de page), mais cela reste de simples liens qui n’ont aucune possibilité d’afficher quoi que ce soit ici.

Mon fichier /ads.txt est donc vide.

Des fichiers que je recommande

Ces fichiers là ne sont pas forcément standard, néanmoins je conseille de les avoir.

Votre clé Publique GPG

Pour ceux qui utilisent GPG pour chiffrer les e-mails, vous devriez mettre votre clé Publique GPG sur votre site, en particulier si vous utilisez une adresse e-mail sur votre propre domaine.
Je propose l’un des deux formats suivants :

/pubkey.txt
/pubkey.asc

Je propose de le mettre à la racine du site car c’est là qu’un utilisateur peut commencer à chercher et surtout de le mettre dans un format texte, en ascii.

Vous pouvez également utiliser le fichier humans.txt pour y spécifier votre fichier GPG (c’est ce que je fais personnellement).

Des pages courantes

Selon moi, certaines pages devraient se retrouver sur tous les sites personnels : une page « à propos » par exemple, ou une page de contact.
Dans ce cas, vous pouvez configurer votre serveur pour qu’il affiche des pages sur les chemins /contact ou /about

Les fichiers d’erreurs

Quand vos visiteurs tentent d’accéder à une page qui n’existe pas, le site renvoie une erreur : 404 Not Found. Si la page demandée produit une erreur au niveau du serveur, c’est l’erreur 500 Internal Server Error
Il y a toute une liste d’erreurs comme ça. Les serveurs sont configurés pour afficher une page relativement épurée en cas d’erreurs, mais il est possible de la personnaliser.

Ainsi, si un visiteur cherche un fichier inexistant, vous pouvez afficher une page à vous avec un message personnalisé et un lien de retour vers la page d’accueil.

Rien n’est obligatoire ici, mais c’est toujours sympa d’avoir un site personnalisé jusqu’au bout. Mon site, par exemple, dispose d’une page personnalisée pour l’erreur 404.

Il y a juste une chose à avoir en tête : en cas d’erreur, le serveur ne fonctionne plus normalement. Il faut donc faire une page HTML simple et tout mettre dans cette page (y compris les images, les scripts…), si possible en Base64 : comme ça, le serveur (en erreur) n’a que le fichier d’erreur à envoyer et pas de requêtes supplémentaire, qui pourraient produire des erreurs supplémentaires et possiblement tout planter (voir ici pour convertir en Base64).

Pour conclure

En fait, l’idée derrière ce genre de petits fichiers est d’être trouvables facilement, d’avoir un chemin d’accès identique sur tous les sites, et de contenir des informations utiles.

Avoir un nom identique sur tous les sites, par exemple « /humans.txt », permet à quelqu’un de commencer à chercher même s’il ne sait pas que le fichier est là. Il cherche, mais si le fichier est là, il trouve, c’est tout bénéfique. Un peu comme une page « à propos », ou une page de contact.

Dégager RMS ? Mouais

mercredi 24 mars 2021 à 18:55

Voir :

Je sais pas trop où me placer pour le coup.

Si les faits sont avérés, il doit être jugé pour ça. Il n’y a aucun doute à avoir sur ça.

Après, le dégager de la FSF pour ça ? Sérieusement ?

Même si je n’aime pas trop le personnage, je pense que niveau Librisme, c’est quand-même le type le plus compétent de la Terre : il a inventé et lancé le mouvement, en fait.
Il mérite, lui et son travail, un grand respect pour ça. Et je dis bien pour ça. Le reste n’entre pas en considération au niveau du Libre et je ne vois pas pourquoi ça devrait.

Car balancer par la fenêtre absolument tout ce qu’il a fait et accompli pour une facette sombre de sa personne, c’est abusif.

Comme j’ai dit : ses faits de harcèlement doivent être punis. Mais une fois la peine purgée, on doit pouvoir avoir son compteur remis à zéro. C’est le principe de base d’un système judiciaire : tu fais une faute, tu la répares et te rachète. Ensuite t’es quitte et c’est censé d’apprendre à ne plus recommencer.

Y a un tas d’autres exemples, de gens qui étaient juste des ordures sur certains plans, mais dont le travail est bénéficiaire à tous.

Ça n’enlève rien à ce qu’ils ont fait, et personne ne viendrait discréditer leurs travaux ou la paternité de celles-ci pour ça.

Bref, ça rejoint assez bien la question de la séparation de l’œuvre de son auteur :

Et si je vous disais qu’il n’est pas nécessaire d’aimer une personne pour apprécier ce qu’elle fait ?
Et si je vous disais qu’il est possible d’apprécier l’œuvre, sa forme ou son style, tout en n’étant pas d’accord avec l’ensemble de son contenu, son fond, son auteur ?
Et si je disais que l’on n’est pas obligé d’être d’accord avec 100 % de ce que dit ou fait une personne, mais seulement une partie ?
Et si je vous disais qu’on peut respecter quelqu’un tout en n’étant pas forcément d’accord avec tout ?

Bref, tout comme je regarde les idées et pas forcément les gens, je serais plutôt de nature à juger des actes plutôt que des personnes et toute leur vie d’un seul bloc.

Aussi, je comprends bien qu’on ne veuille pas aider à donner de la visibilité à quelqu’un qui se comporte comme un connard, autant on peut respecter son travail. Je pense que toute cette « cancel-culture » (virtuellement « tuer » quelqu’un par un jugement populaire) s’inscrit dans une logique plus générale où les comportements déplacés, les harcèlements, ou les viols ne sont pas pris au sérieux par la justice, les forces de l’ordre, et la société dans son ensemble en fait. Du coup, il reste seulement la vengeance populaire en ligne.

Tout ça c’est un problème, c’est sûr.
Mais s’attaquer à gens un par un de cette façon… je ne vois pas en quoi ça le résout.

Parce que si on suit cette logique, si l’on n’aimes pas RMS pour son côté machiste, et que l’on le rejette dans son ensemble, j’ai envie de dire : arrêtez tout de suite d’utiliser tous les logiciels libres dont il a écrit la licence ou le code source (et ça en fait un sacré paquet). Dans ce cas oui, je comprendrais la logique de la démarche : même si je ne la partagerai pas, ça serait logique et intègre.
Car utiliser ses outils tout en lui crachant dessus, ça ne serait ni plus ni moins que de l’hypocrisie.

Linky, Bigdata & tous coupables

dimanche 21 mars 2021 à 19:29

Lire :

Déjà :

Et si un jour les données collectées par le Linky étaient utilisées pour faire sauter vos allocations ?

Je corrige :

*Quand.
*Quand les données collectées par le Linky étaient utilisées pour faire sauter vos allocations

Car si c’est possible techniquement, ça sera fait.

Et ça sera fait : certains y ont déjà songé, en France, de surveiller les données du Linky pour choper ceux qui fraudaient le confinement l’an dernier

Après on bien-sûr, j’entends déjà :

Pour le premier point, je ne puis pas dire le contraire. Je peux juste dire que ça ne nous a pas été vendu ainsi, déjà. Et ensuite, quand on [nous, qui « vous l’avions bien dit »] l’avions dit, le gouvernement et tout le monde nous a bien dit « meeeuuuh non »… alors qu’au final « ben siiiii », ce que perso j’appelle un mensonge.

Après on peut toujours dire que la fraude sociale des pauvres est une goutte à côté de la fraude fiscale des riches (on parle d’un facteur 200, à la louche), mais oui, je sais, ça ne l’excuse pas.

Ce que je veux dire, c’est que n’importe quelle méthode n’est pas justifiée pour autant. Par exemple, on ne va cramer une maison parce qu’il y a un voleur à l’intérieur : ce ne sont pas des méthodes dignes d’un pays civilisé.

Toutes les méthodes ne sont pas justifiables, même pour la poursuite d’une cause qui, elle, est justifiée.

Et puis une autre chose : normalement, quand on traque quelqu’un parce qu’il a commis un méfait, on fait l’enquête après le méfait, c’est-à-dire après une plainte d’une victime.

On ne va pas enquêter sur des innocents pour la simple raison que, quelqu’un, dans le lot, a peut-être pu commettre un méfait dont on serait passé à côté. C’est la présomption d’innocence, tout simplement : « quiconque est accusé d’un méfait demeure innocent [et donc libre] jusqu’à ce qu’il n’ait été prouvé coupable ».
La seule chose qui peut arriver, c’est qu’un coupable s’en tire malgré tout.

Ici, on fait quoi avec le Linky ?
On capte les données de tout le monde, on analyse tout ça et on regarde qui parmi tous a commis un méfait. On enquête sur tout le monde, partout, tout le temps : tout le monde est sous enquête, comme s’il était coupable, et on blanchit au cas par cas. C’est de la présomption de culpabilité.

Le risque ? Qu’un innocent finisse condamné, car — bien qu’innocent — sa consommation de courant ne soit pas représentative de la norme, et du coup il se fait flasher par l’algo qui lui coupe ses revenus.

Et ça c’est TRÈS grave.

Il vaut toujours mieux d’avoir un coupable en liberté qu’un innocent en prison.

Sans compter que dans la pratique, on balance toutes les données à des algo dénués d’intelligence humaine et de discernement, qui va couper à tout-va. Déjà qu’au niveau des allocs (dont Pôle Emploi), les employés sont encouragés à couper les droits à un max de monde pour le moindre prétexte…

Malheureusement, encore, et on l’a vu avec Snowden il y a déjà bientôt 10 ans, c’est vers ça qu’on se dirige : on flique tout le monde, on cherche ce qui semble louche et on tire dessus avant de poser les questions.

Donc non : même si choper les fraudeurs, c’est pas mal (au contraire), juste parce que ce sont des fraudeurs ne justifie pas l’emploi de moyens dignes de dictatures. Il y a des principes à respecter.

Et pour le second point, celui où je serais pro-fraude, voire — à en croire certains commentaires [non publiés] que j’ai reçu — j’en serais moi-même un : je dirais simplement que juste parce que je ne suis pas pour l’emploi de tous les moyens techniques possibles pour arrêter une pratique illégale, ne signifie pas que je suis pour cette pratique.

Si on va là, alors autant mettre 50 kilos de TNT dans chaque voiture, et qui exploserait la voiture si elle dépasse les limites de vitesse.

Car, au risque d’en surprendre beaucoup : il n’est pas justifié d’exploser une bagnole juste pour ça. Il n’y a pas besoin de réfléchir bien longtemps pour comprendre que dans de rares occasions, même si c’est illégal et donc répréhensible, rouler trop vite se défend (rassurez-vous : je sais très bien que dans 99,99 % des cas, ils ne se défendent pas).
C’est encore pour ça que toute amende automatique est contestable et que, si besoin, que ça puisse finir devant un juge pour s’expliquer. Au jury ensuite de décider si l’infraction est justifiée (extrême et impérieuse nécessité, par exemple), ou ne l’est pas. Par ailleurs, c’est aussi pour ça qu’on a encore des tribunaux présidés par des humains, et pas juste un tableau dans lequel on regarde bêtement pour savoir à quelle infraction correspond quelle peine.

Un exemple : on a déjà vu des voitures bloqués à haute vitesse par le régulateur, voire qui accélèrent toutes seules. C’est extrêmement rare, oui, mais pas impossible.


Aussi, et je le dis amicalement : dire que quelqu’un est un fraudeur (alors que c’est faux), ou qu’il encourage la fraude, c’est en soi de la diffamation, voire de la dénonciation calomnieuse si la déclaration est faire à un agent de police lors d’une plainte ou d’une enquête par exemple.
Juste saying.

Juste un petit rappel

vendredi 19 mars 2021 à 22:33

Juste un petit rappel pour dire que critiquer ou ne pas aimer une religion ou une croyance, ce n’est ni du racisme, ni de l’intolérance, ni de la *-phobie.

Insulter ou manquer de respect envers une personne (ou un groupe de personnes) à cause de ce qu’elle est, oui.
Appliquer une différence de traitement à une personne (ou un groupe de personnes), c’est-à-dire discriminer, en raison de ce qu’elle est, oui.

Mais ne pas aimer une religion, ne pas aimer quoi que ce soit en fait, ce n’est pas du racisme, ni de l’intolérance, ni de la *-phobie.

Les personnes ont des droits.
Les croyances et les religions n’en ont pas.

Le blasphème, qui est la « critique du fait religieux », n’est pas condamnable en France.

Et quiconque agit de façon à punir un blasphème, en vue d’instaurer la peur afin de vouloir empêcher les gens de blasphémer, agit en terroriste. Point.

Louis croix-bâton-vé

mercredi 17 mars 2021 à 19:21

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Voir : "Louis XIV deviendra Louis 14" : la presse italienne s’insurge contre l’abandon des chiffres romains par le Musée Carnavalet

Pour moi — et ça n’engage que moi — y a deux solutions quand une partie des gens ne comprennent pas une partie des choses :

Ici, visiblement, au lieu de choisir d’enseigner les chiffres romains à l’école, ils ont choisi de simplifier les choses pour les quelques idiots qui préfèrent aller sur Instagram durant les cours de math.

Qu’on souhaite arrêter d’utiliser les chiffres romains pour les nouveaux trucs, c’est une chose. Qu’on souhaite modifier l’Histoire pour s’avilir au niveau actuel pitoyable, c’est juste ridicule.

Louis 14…
Pourquoi pas « Fransoi Un », tant qu’on y est ?
Ou « An Riz 4 » ?

Louis 14…

Après le Louvre, le Musée Carnavalet a décidé de remplacer les chiffres romains par des chiffres arabes. Un changement qui a pour principal objectif d’améliorer la compréhension des œuvres par les visiteurs étrangers.
"Nous ne sommes pas contre les chiffres romains, mais ils peuvent être un obstacle" à la compréhension des œuvres et des expositions, a expliqué Noémie Giard, responsable du Musée Carnavalet, citée par Le Figaro.

Ben je sais pas, moi, tu mets ça :

[…] Louis XIV* […]

* 14.

Un musée c’est pas censé cultiver les gens avant tout ? Au lieu de remplacer, on peut pas étendre ? Les quatre caractères en plus, ça va exploser le budget en affichettes ?

La prochaine étape ça va être de redéfinir l’unité des nombres réels pour que l’accélération de pesanteur terrestre soit arrondie à 10 ?
De modifier la courbure de l’univers pour que π soit égal à 3 ? Ah et tant que j’y suis : on va devoir écrire « pi » au lieu de « π » pour que tout le monde comprenne ?

Je veux bien simplifier les choses, bien-sûr, je suis aussi là pour ça et je le fais. Mais j’ai systématiquement utilisé la notation admise en l’expliquant !

Par exemple : quand je parle de la constante de perméabilité magnétique du vide (oui ça m’arrive ?), je mets « μ0 (lire “mu zéro”) », et pas juste « mu0 ». Ainsi, la prochaine fois que vous rencontrez ce signe, vous vous souviendrez comment on le lit.

Autre exemple : est-ce qu’on penserait une seule seconde supprimer les inscriptions latines sur les monuments, pour les remplacer par du français ? Bien sûr que non ! On va ajouter une pancarte à côté avec la traduction !

Ben là c’est pareil… Ou plutôt, j’aurais aimé (et je ne suis pas le seul visiblement).

Je ne dis pas que c’est une méthode parfaite, mais je pense que c’est une bonne méthode : elle montre les choses telles qu’elles sont, puis telles qu’elles doivent être lues et comprises par ceux qui n’ont jamais appris ça.
Ça permet d’élever le niveau des gens, de lui apprendre quelque chose, tout en conservant l’aspect historique du monde. C’est pas un peu le but, au final ?

Bref, je dénonce surtout le fait de prendre des bonnes décisions pour les mauvaises raisons et via les mauvaises méthodes.

On simplifie l’accès à l’information : c’est bien.
Mais pourquoi on doit faire ça ? Car on n’enseigne plus les chiffres romains.
Et comment on fait ça ? En supprimant les chiffres romains ?

Merde.

Je préfère qu’on élève le niveau des gens face aux choses compliquées, en mettant les deux versions… Encore plus dans un musée, qui est un établissement où l’histoire est censée être conservée, pas réécrite !