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Micro-gravité ou apesanteur, dans l’ISS ?

samedi 14 février 2015 à 17:50
iss et endeavour Ceci est une réponse à Bruce, de la chaîne e-penser, à propos de sa vidéo « Pourquoi les astronautes flottent dans la station spatiale internationale ».
Bien que la probabilité qu’il passe ici soit aussi grande que celle pour le chat de Schrödinger de devenir un lapin (qui n’est pas nulle bien que très faible), je poste ça ici plutôt que sur Couleur-Science justement par ce que c’est en commentaire à sa vidéo (et que je ne peux pas poster sur Youtube).


Dans la vidéo, Bruce se pose la question du titre : Pourquoi les astronautes flottent dans la station spatiale internationale ?

Il dit, tout au long et avec conviction, que ce n’est pas de l’apesanteur (ni de l’impesanteur) mais qu’il s’agit plutôt de micro-gravité.

Je ne suis pas d’accord avec ça. Et il se contredit d’ailleurs.

Il dit, à juste titre, que l’attraction gravitationnelle de la Terre est telle que l’accélération de la pesanteur est (à un tout petit peu près) la même dans l’ISS à 400 km d’altitude que sur Terre. Autrement dit, la gravité est la même dans l’ISS que sur Terre. Alors pourquoi qualifie t-il la gravité dans l’ISS de « micro-gravité », si c’est la même que sur Terre ?

Si je prends le dictionnaire, la micro-gravité est un état où les forces gravitationnelles sont très faibles (en particulier par comparaison à ce qu’on ressent sur Terre). Le terme lui-même dit d’ailleurs ce qu’il veut dire : « petite gravité ».
Cela peut se produire si on est dans un espace « vide », loin de tout astre massif, ou alors si on est situé exactement entre deux astres identiques : chaque astre nous attire vers lui avec autant de force et au final ces deux forces s’annulent et on ne tombe ni vers l’un ni vers l’autre (c’est cependant un état d’équilibre instable et un simple éternuement vous ferait basculer vers l’un et pas l’autre).

Du coup, sur l’ISS, ils ne sont certainement pas en état de micro-gravité.


L’apesanteur alors ?
L’apesanteur, comme dit son étymologie, désigne un état où il n’y a pas de pesanteur, où l’on n’a pas de poids. En fait, plus scientifiquement et selon la définition de Wikipédia (qui dit aussi et à juste titre que l’apesanteur et l’impesanteur sont deux termes pour la même chose, la seconde est simplement préférée pour sa prononciation moins ambiguë), l’apesanteur désigne un état où l’on ne sent plus l’accélération de la pesanteur.

Dans l’ISS (ou lors d’un vol parabolique, ou dans tout autre phase de chute libre), les gens et les objets "flottent". Donc, c’est comme si ils n’étaient pas attirés par la Terre : c’est comme s’ils n’avaient pas de poids. Pas de pesanteur.
N’est-ce pas là la définition d’« apesanteur » ?

Donc je le dis : dans l’ISS, ils sont en état d’apesanteur et non de micro-gravité (considérant les définitions actuelles d’« apesanteur » et de « micro-gravité »).


D’où vient son erreur alors ?
D’une mauvaise traduction, probablement : le terme anglais « microgravity » se traduit en français par « micro-pesanteur » (selon Wiki).

En toute rigueur, dans l’ISS, ils sont en état de micropesanteur (pesanteur très faible) et pas d’apesanteur (pesanteur égale à zéro). Mais confondre les deux est moins grave que confondre apesanteur et micro-gravité.


Pour résumer :


Enfin, pour terminer sur une citation, prenons celle de François Pérusse, dans l’épisode « la science et vous » :
Professeur, nous avons une question qui revient souvent. L’attraction sur d’autres planètes, la gravité…
— Attention, l’attraction et la gravité sont un complément, et non pas deux choses pareil. Commet par exemple, il peut y avoir une attraction sans gravité. Comme eurodisney : c’est vraiment une attraction sans gravité.
— C’est ça, c’est pas grave d’aller à Euro-Disney.
— Par contre, les danseuses nues sont une attraction assez grave.
— Ça peut le devenir, oui.


MÀJ : la réponse de Bruce
En fait, le poids (donc la pesanteur, c’est la même chose) est une conséquence de l’accélération de la pesanteur. Cette accélération est généralement due à la gravité. Cette accélération peut aussi être dû à un mouvement accéléré du référentiel : c’est l’expérience de pensée d’Einstein dans son ascenseur : si on est dans un ascenseur dans le vide et qu’on est plaqué au sol, on ne peut pas savoir si c’est parce que l’ascenseur accélère vers le haut ou si c’est parce qu’on passe à côté d’un astre : les deux produiraient le même effet.
L’ISS est en orbite, mais il tombe quand même. Il tombe juste en courbe, et cette courbe possède le rayon de courbure de son orbite : c’est un cercle (ou une ellipse, mais le résultat est le même). Vu que sa trajectoire est une courbe, il accélère. Non pas en intensité, mais en vecteur. D’où la génération d’une accélération et donc un poids.

Or, vu que l’ISS est en orbite, cette accélération là (due à la courbure de la trajectoire) compense exactement l’accélération de la pesanteur due à la gravité terrestre. Les deux vecteurs s’annulant à tout moment, le poids sur un pèse personne est nul.

image de Jason Mayor

Firefox sacrifie la liberté pour la sécurité, lui aussi…

jeudi 12 février 2015 à 17:45
Mozilla a décidé que Firefox bloquera l’installation chez l’utilisateur des extensions tierces qui ne seront pas signées et vérifiées par Mozilla, ceci un contexte de sécurité.

En gros : pour créer et diffuser une extension pour Firefox, il faudra l’approbation préalable de Mozilla.

L’article d’Arthur sur la question est assez complet et reflète bien mon avis également.

Sachant que la vaste majorité des utilisateurs de Firefox, ou même d’un navigateur en général ne sont pas des experts en informatique, il est bien que quelque chose soit fait concernant la sécurité. Comme les programmes, les extensions peuvent contenir des fonctions malveillantes.

Ce qui est moins bien en revanche, c’est que Mozilla va obliger les développeurs à faire vérifier leurs extensions : il ne sera plus possible du tout d’installer une extension non-vérifiée par Mozilla. Ce sera donc Mozilla qui choisiront ce qu’on a le droit d’installer sur nos ordis ou non, et ça c’est tout de suite moins acceptable.

Ce n’est à personne d’autre que moi de savoir ce que j’ai envie d’installer sur mon ordinateur.

Si je tiens tellement à cette liberté d’installer ce que je veux, c’est que c’est mon ordinateur. Est-ce que vous laisseriez le fabriquant de votre frigo vous imposer la marque de ketchup que vous avez le droit d’y mettre ? Non ! Et bien sur l’ordinateur c’est la même chose : je ne laisse pas le fabriquant du logiciel choisir ce que j’ai le droit de faire dedans.

En plus tout ceci pose d’autres problèmes.

Premièrement la sécurité : une extension approuvée qui comporte une faille devra être corrigée. Avant, la correction est disponible et appliquée dans les heures ou les jours qui suivent. Après, il faudra que Mozilla approuve la mise à jour et ça prendre des semaines ou des mois. Tout du temps pendant lequel les installations de Firefox chez les utilisateurs seront vulnérables…

Ensuite, un problème de neutralité : Mozilla impose ses propres règles concernant ce qui sera accepté ou pas, en matière d’extensions. En gros, si la personne en charge de la vérification (ou Mozilla tout entier) d’une extension est corrompue, il y a fort à parier que des extensions malveillantes seront rendues disponibles quand même. À l’inverse, Mozilla pourra très bien interdire l’extension développée par quelqu’un qu’ils n’aiment pas.

Enfin l’inutilité. Il est tout simplement impossible de bloquer toutes les extensions malveillantes : les catalogues d’applications pour iPhone ou pour Android en sont un parfait exemple : ils sont plein de malwares et d’applications intrusives, alors que la raison invoquée aux approbations par Apple ou Google des applications est bien-sûr la sécurité. C’est de la poudre aux yeux.


Sacrifier la liberté pour la sécurité revient à sacrifier la liberté pour rien du tout, car la sécurité absolue n’existe pas. Au final on n’a donc ni l’un ni l’autre. Firefox devrait laisser le choix à l’utilisateur final. Le choix devrait toujours revenir à l’utilisateur final. C’est ça qui fait la force d’un logiciel libre. C’est ça qui a fait la force de Firefox jusqu’à maintenant. C’est le fait, à une époque, que l’utilisateur avait le droit d’installer un autre navigateur sur son ordinateur, que Firefox est aussi populaire.

Si Microsoft avait fait comme Mozilla va le faire, alors Mozilla ne serait même plus là aujourd’hui.

(Dailleurs, Microsoft le fait : pas avec les navigateurs, mais avec le système d’exploitation et Windows, installé par défaut sur les ordinateurs : on voit où en sont les autres systèmes d’exploitations sur PC : ils ne représentent pas 1% du parc informatique mondial).

La coqueluche en hausse de 750% en deux ans, en Wallonie. Merci les abrutis !

lundi 9 février 2015 à 16:53
En Belgique (selon l’article) la coqueluche a progressé de 750% entre 2012 et 2014. Tout ça parce que certains se sont mis dans la tête qu’il fallait mieux avoir 70% de risques de mourir d’une maladie que 0,1% du vaccin contre cette maladie.

Tant que les gens vaccinés restent protégés, j’en ai pas grand chose à foutre : les gens font ce qu’ils veulent, c’est de la sélection naturelle après tout.

C’est juste injuste pour les nourrissons qui meurent, alors que des gens sa propre espèce aurait pu le sauver avec la technologie dont elle dispose.

Malheureusement, la même espèce a également inventé le concept de « responsabilités » qui autorise aux parents complètement cons de décider ce qui est mieux même à la place du plus bienveillant et du plus honnête des médecins et de choisir de laisser crever un bébé.

Bravo.

Actu en vrac

dimanche 8 février 2015 à 12:26
fox news with lego
Il se passe trop de choses pour pouvoir choisir parmi toute la merde politicienne, les astuce pour les réparer ou les vidéos de chats pour oublier, alors voilà toutes les infos en vrac :


Image de Black Zack

Pour redonner un peu de stabilité dans la force…

mercredi 4 février 2015 à 16:23
Je clos toutes les parenthèses qui ont été ouvertes sur l’Internet, sans jamais avoir été fermées :

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Voilà.

De rien.