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le hollandais volant

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La magie des adaptateurs USB… et d’en avoir des cartons pleins !

lundi 8 février 2021 à 18:21

J’ai une manie qui est que j’ai du mal à jeter les vieilles choses.

La raison que je m’invoque à chaque fois : « ça peut servir », ou « au cas où ».

Du coup, mes tiroirs sont remplis de bric-à-brac en tout genre, et mes placards remplis de cartons plein de trésors. On pourrait dire que c’est le bordel. Mais je sais exactement ce que j’ai et [pas toujours très] exactement où tout se trouve.

En particulier, j’ai un espace de rangement où je range mes trucs informatiques : des câbles, des vieux CD d’installation, des centaines d’adaptateurs USB en tout genre, des vieux claviers, des disquettes, des pièces de PC qu’ils ne fabriquent plus depuis 15 ans… Bref, de tout.

Eh ben ça m’a servi, pour une fois !

Mon téléphone actuel (BQ Aquaris X2), je l’ai depuis 2018 : c’est un téléphone incroyable, hyper-fluide et sous Android One. Même après bientôt 3 ans, il est d’une fluidité comme au premier jour. En plus il y a des options sympa et ne manque de rien. Malheureusement, BQ, le fabriquant, n’existe plus. Ils ne font plus de téléphones. Ce téléphone est désormais introuvable neuf.

Pourquoi ça m’emmerde ? Parce que je suis maladroit.

Malgré ses qualités, la batterie du téléphone n’a pas trop survécu à son âge et aux canicules qu’il a traversé deux étés de suite. J’ai perdu environ 60 % de l’autonomie initiale. J’ai donc voulu changer la batterie.

Les batteries inamovibles, c’est la merde. En la retirant, malgré ma délicatesse, j’ai endommagé le connecteur de l’écran tactile. Tout fonctionnait encore, sauf le tactile. Du coup je ne pouvais rien faire, sinon l’allumer et l’éteindre. Je me suis senti con.

Heureusement, mon téléphone sauvegarde les fichiers téléchargés, les photos et les captures d’écran sur mon NAS tous les soirs : je n’ai rien perdu de ce côté-là.
Par contre, mes vieux SMS et certains fichiers de config, ne sont pas sauvegardés et étaient encore dessus.

Du coup comment faire ?

Les téléphones récents peuvent accueillir un clavier ou une souris. En bluetooth par exemple. Mais sans tactile, impossible d’activer le bluetooth.

Sur mon PC j’ai un clavier et une souris sans fil : ils utilisent un petit récepteur sans fil USB et la souris se connecte sur ça.

Sauf que mon téléphone a une prise USB-C. Meh.

Ah et je me suis souvenu, qu’un jour en 2015, j’avais reçu un petit gadget (avec un autre téléphone, un Elephone P5000) qui se branchait en Micro-USB dans le téléphone et dans lequel je pouvais mettre une clé USB normale. C’est donc un connecteur Micro-USB-Mâle_USB-Normal-Femelle (adaptateur « OTG »).

Un adaptateur OTG.

Ce truc était censé permettre le partage d’énergie : le P5000 avait une batterie de 5 000 mAh qui lui permettait de tenir 5 jours, ou de charger un autre téléphone. Le connecteur ne m’a jamais servi.

En plus de ça, je dispose aussi de connecteurs Micro-USB_USB-C, pour charger mon téléphone récent avec les chargeurs anciens.

Du coup je me suis dit, je vais essayer : connecteur OTG –> adaptateur USB-C/Micro-USB –> Connecteur sans fil pour la souris. Je n’avais guère d’espoir, et pourtant…

… Ça marche !

Happy face meme.
Et on peut piloter le téléphone avec une souris : le pointeur apparait. Un clic c’est un « touch » et pour les gestes tactiles comme le glissement, on fait comme un drag-n-drop. Tout à fait intuitif.

J’étais sur le cul, mais ça m’a servi de récupérer mes SMS, d’exporter les fichiers de config de quelques logiciels (Nova, K9-Mail…) pour les réimporter sur un autre téléphone.
Ouais, je suis un vieux grincheux : j’aime pas le changement et j’aime retrouver mes marques. C’est aussi pour ça que je déteste changer mes appareils. Je passe du temps à choisir très méticuleusement mes outils, ce n’est donc pas pour changer tous les 6 mois. D’ailleurs, dans le cas contraire je n’aurais pas cherché à changer la batterie de mon téléphone, j’aurais changé de téléphone.


Bref, maintenant tout est résolu ou presque, c’est l’heure des leçons :

Premièrement, faites gaffe quand vous démontez vos trucs. Ne tirez pas sur tout, allez-y doucement. Et si vous ne voyez pas ce que vous faites, n’y insérez pas une lame (même en plastique) : il y a peut-être un connecteur fragile en dessous… Ah et regardez les tutos de réparation sur Youtube. Rien n’est trop simple. On ne fait la connerie qu’une seule fois.

Deuxièmement, je suis content d’une chose : je respecte les plannings de mes sauvegardes. Tout est intégralement sauvegardé chaque soir quand je rentre chez moi et passe en Wifi. Je vais mettre en place la même chose pour mes SMS : ça va devenir nécessaire. Mais ce qui est sauvegardé a très bien fonctionné. J’en suis content : mes fichiers sont en lieu sûr. J’espère que c’est le cas aussi pour vous.

Troisièmement, ne jetez pas vos câbles, adaptateurs, pièces de rechanges, boîtes… Tout peut toujours servir.

Quatrièmement, essayez les branchements improbables. Ça ne m’a rien coûté de brancher 3 adaptateurs à la suite et franchement mes espoirs que ça marche étaient faibles. Mais ça a marché. Certains adaptateurs ne laissent passer que la charge et pas les données, mais d’autres, comme ici, permettent à tout de fonctionner. C’est cool.

Est-ce que le nucléaire tue ou sauve des vies ?

jeudi 4 février 2021 à 07:05

Un personnage en légo avec le logo radioactif.
En vue de la politique française qui est plutôt dans le sens de fermer des centrales nucléaires et les remplacer par des énergies fossiles, tout ça pour plaire au public qui semble avoir « peur » du nucléaire, j’ai écrit un article (sur mon blog scientifique) pour expliquer le fonctionnement d’une centrale nucléaire. Juste le fonctionnement.

Je pense que beaucoup de gens ont peur du nucléaire, car on l’associe à Fukushima, Tchernobyl, aux bombes… au lieu de l’associer à une énergie décarbonée, puissante, peu chère et parmi les plus sécurisées du monde.

Mon article sur le fonctionnement est là : Comment fonctionne une centrale nucléaire ?

Hier par contre, je découvre que l’excellente chaîne YouTube « KurtzGesagt » a sortie une vidéo avec comme thème « How Many People Did Nuclear Energy Kill? Nuclear Death Toll », autrement dit « combien de personnes sont mortes à cause de l’énergie nucléaire ? ».

Vous regardez la vidéo si ça vous dit (comme d’hab sur cette chaîne, y a les sources et il n’y a pas de point de vu initial d’imposé). Je résume ici.

Une chose à garder en tête : dans la vidéo et concernant le comparatif final, ils ont plus les chiffres les plus pessimistes possibles concernant le nucléaire. Ces chiffres sont généralement avancés par les soi-disant « écologistes » et sont très nettement exagérés, d’un facteur x15 par rapport aux chiffres officiels, dans le cas de Tchernobyl par exemple.

Ainsi, pour Tchernobyl seul, les chiffres officiels parlent de 4 000 morts directs ou indirects (31 personnes sont morts directement à Tchernobyl, essentiellement des pompiers). Les chiffres les plus pessimistes, de la part du groupe Les Verts (en Europe) parlent de 60 000 « morts prématurées d’ici 2075 » à cause de l’accident.

Pour Fukushima, au moment de l’accident, personne n’est mort directement à cause de l’exposition aux radiations (comme le furent les pompiers à Tchernobyl). Les morts dus à l’accident le sont à cause du chaos relatif à l’évacuation. Là également, le chiffre le plus pessimiste est plus grand : ils parlent de 1 000 morts prématurés potentielles. Une personne est morte à ce jour d’une cause directement imputable aux radiations.

Parallèlement, la vidéo mentionne un autre accident dû à la production d’énergie : la rupture du barrage hydroélectrique de Banqiao en Chine en 1975, dont la cause est — comme pour Fukushima — une cause naturelle (un typhon ; alors que c’était un séisme suivi d’un raz-de-marée pour Fukushima).
Ici, on parle d’un nombre de morts directes entre 85 000 et 240 000, à cause du barrage cédé et de la vague d’eau qui en suivit. Même les chiffres les plus optimistes écrasent donc les chiffres les plus pessimistes pour Tchernobyl… tout ça avec un barrage, donc une énergie propre et sans risque… non ?

Quant aux énergies fossiles, vous regardez la vidéo pour les détails, mais l’OMS — les mêmes qui donnent « seulement » 4 000 morts pour Tchernobyl — parle de 4 000 000 de morts liés aux énergies fossiles… chaque année.
Et on estime à 100 000 000 (cent millions) de morts prématurées au cours des 50 dernières années.

Suffit de faire le calcul maintenant : même si tous les réacteurs nucléaires du monde explosaient avec les conséquences de Tchernobyl — et chaque centrale comporte plusieurs réacteurs —, le nombre de morts dues à la pollution conséquente des énergies fossiles serait toujours 4 fois plus importante.

Donc juste « lol ».

On comprend donc très bien pourquoi certains vont jusqu’à dire que le nucléaire a sauvé beaucoup de vie qui seraient autrement mortes à cause des énergies fossiles. Pour exemple, la politique antinucléaire et pro-charbon de l’Allemagne aurait ainsi provoqué 1100 morts supplémentaires… annuelles depuis 2011.

Et ne venez pas me dire « c’est normal, car le charbon produit une plus grande part d’énergie dans le monde que le nucléaire ». Ceci est vrai, mais l’argument ne tient pas. En terme de morts par TWh d’énergie produite, le nucléaire s’en sort d’autant mieux. Là aussi, ils en parlent très bien dans la vidéo.

~

Le nucléaire n’est pas parfait, mais comme la Démocratie est le pire de tous les régimes à l’exception de toutes les autres, JE pense, que le nucléaire est le pire de toutes les sources d’énergie à l’exception de toutes les autres pour adresser les problèmes actuels ; tous facteurs confondus : production électrique continue et non-intermitente, quantité de combustible, déchets stockable… Je le redis : rien n’est parfait, mais pour le moment je pense que c’est la meilleure option que l’on a pour sortir du fossile (sur toute la chaine).

Quand (Covid à part, dont j’espère qu’on se sera débarrassé dans quelques années), le plus gros problème auquel l’Humanité fait face actuellement, ce n’est pas un tas de déchets nucléaires, mais un problème de une montagne de 50 000 000 000 de tonnes de CO2 pompées dans l’atmosphère chaque année (sans compter les autres polluants liés aux énergies fossiles) que nous devons régler, et rapidement.

~

Pour info, la vidéo n’en parle pas, mais le charbon (qui compense toutes les centrales nucléaires fermées depuis 10 ans en Europe) libère également des radiations dans l’air. Sous la forme de radon, principalement (comme si le CO2 et les particules fines cancérigènes ne suffisaient pas). Et les émissions de rayonnement dues au charbon sont environ 10 fois plus importante que celles de l’industrie du nucléaire. Excusez du peu, là aussi. Mais le charbon c’est ancestral et moins dangereux, hein ?

image d’en-tête de awee_19

Attention à vos codes et numéros !

mercredi 3 février 2021 à 17:52

Hier mon livreur a laissé un avis de passage (non pour l’instant pas de désagrément, ça va venir, je ne m’en fais pas).

En voici une photo partielle :

Photo d’un avis de passage.
Évidemment, je m’empresse de vouloir programmer une nouvelle livraison sur leur site. Là on me demande le numéro du colis.

Et là je me suis fait avoir. J’ai tapé :

PAO 057 25

Qu’est-ce qui va pas ? Ben en fait, ce n’est pas un « O » (lettre O capitale), mais le chiffre zéro (0).

C’est tout con comme problème, mais c’en est un. Et autant j’ai l’habitude de jongler entre les O, Q, o, 0 ou encore les l, I, i, 1, | (lettres L minuscule ou i majuscule, ou le chiffre un, la barre verticale, etc.) et on s’y fait quand c’est sur un écran et dans une police d’écriture donnée, autant quand c’est écrit à la main, c’est tout de suite moins fun.

Dans ce cas présent, j’ai autant de tentatives que je veux : je m’en fous. Mais imaginez si vous avez remplis 3 pages de formulaires sur le site des impôts et qu’on vous demande de taper un captcha ou un code qui contient ce genre de caractères… et que — bien-sûr — si vous vous trompez, tout le formulaire est perdu… C’est moins fun.

Pour le présent code, j’ai deux idées de solution à proposer :

D’ailleurs, ce soir je tombe sur un autre problème, dans les captchas justement. Voici mon test anti-robot :

Capture d’écran d’un captcha ambigu.
Étant bête et méchant, je rentre « j ». Il s’agit de la troisième lettre du mot (si on peut appeler ça un mot) après le S et le V.
Résultat ? Faux bien-sûr : le résultat attendu était le « v ».

Car au fond, ce qu’il voulait dire, c’est mettre le troisième caractère et la chaîne et non pas la troisième lettre en excluant les chiffres !

Même chose : un peu de rigueur, des tests en situation réelle et quelques retours d’utilisateurs lors de la phase de débogage auraient pu éviter ce genre de soucis. Ce captcha fonctionne très bien sur le plan technique, mais pour l’utilisateur, ce n’est pas forcément clair et cela pose problème.

Pourquoi 1,8 G€ pour la physique quantique, c’est plutôt une bonne chose !

lundi 25 janvier 2021 à 20:42

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Macron a indiqué vouloir investir 1,8 milliard d’euros dans la recherche pour la physique quantique. Évidemment, vu ce montant astronomique (environ 26 € par français), et en pleine période de pandémie, l’on peut se demander si c’est bien pertinent.

En fait, on se demande à quoi la quantique, ou un ordinateur quantique peut bien nous servir.

La réponse est assez simple, en fait : les ordinateurs actuels ne sont peut-être pas des ordinateurs quantiques, mais ils fonctionnent grâce à la physique quantique et sa compréhension. Les semi-conducteurs, la mémoire vive, les SSD ou la mémoire flash fonctionnent en partie grâce à ça et parce qu’on a compris et appris à utiliser la physique quantique.

En plus, dans le contexte actuel, pour étudier la forme géométrique du virus Sars-CoV-2, on a utilisé des microscopes électroniques. Ces derniers fonctionnent grâce à l’effet tunnel (pour les microscopes à effet tunnel). L’effet tunnel est un effet purement quantique.

Sans compter toutes les projections de l’évolution de l’épidémie, rendues possibles par la « machine learning », pour le côté informatique.

Je ne vais pas rentrer dans les détails sur ce qu’est un ordinateur quantique (vous lirez cet article), mais pour résumer : autant l’on ne verra jamais de machines quantiques pour faire du traitement de texte ou pour surfer sur le net, autant ces machines quantiques sont potentiellement plus puissantes pour aider la recherche médicale, sociale, physique, économique… et quand je dis « plus puissantes », je parle d’un facteur plus grand que le nombre d’atomes dans l’univers !

Donc est-ce que l’investissement dans la recherche en quantique et en informatique quantique va nous sortir du Covid ? Je ne sais pas. Mais cela va à coup sûr nous aider. Directement ou indirectement.

Concernant la recherche fondamentale, maintenant, et l’argent que l’on y investit pour des résultats futurs… J’en ai déjà parlé plein de fois :

À chaque fois que nous avons investi dans la recherche, que ce soit la recherche au CERN (physique nucléaire, dont quantique), ou les programmes spatiaux, ou la recherche en mathématique, en biologie, en volcanisme ou ce que vous voulez, à chaque fois ça a eu des retombées économiques ou des avancées sociales et médicales énormes.

Quelques exemples ?

Quand on va dans l’espace, on n’est plus soumis à la pesanteur (c’est le principe d’être en apesanteur). Si on reste en apesanteur durant des mois, nos muscles et os s’atrophient et se fragilisent. La Nasa connaît bien ce problème et a dû chercher des solutions. Ces solutions nées de la recherche spatiale sont aujourd’hui appliquées pour les patients atteints d’ostéoporose, une maladie ici sur Terre où les os sont fragilisés.

Idem pour les yeux : là aussi l’apesanteur déforme l’œil et donc la vue. La chirurgie de l’œil au laser a été mise au point pour la Nasa, mais aujourd’hui elle profite à tous ceux qui ont besoin.

Les masques sanitaires, dont les FFP2, fonctionnent grâce aux forces intermoléculaires et l’électrostatique. Là aussi la mise en pratique de ces phénomènes sont rendus possibles grâce à nos connaissances en physique fondamentale, dont la quantique.

Un dernier exemple tiré de la recherche spatiale et profitant aujourd’hui au domaine médical : l’étude des nébuleuses aux confins de la Galaxie soumis à l’action des champs magnétiques stellaires est exactement le principe qui a permis les IRM ! L’IRM est née de la recherche spatiale. Oh et là aussi tout ça est possible, car on a compris des choses en physique quantique…

Les exemples ne manquent pas.
Et les applications directes ou indirectes qui naîtront de chaque euro investi dans la recherche en physique fondamentale dans le futur ne manqueront pas non plus.

image d’en-tête de Michael Dziedzic

Contourner les paywall + astuce pour vos scripts

lundi 25 janvier 2021 à 18:31

Du code javascript sur une capture d’écran.
De plus en plus de sites sont en AJAX même pour les pages les plus simples. Comprendre : la page envoyée par le serveur au navigateur est vide, et ne contient qu’un script. C’est le script qui va récupérer — dans un second temps — les données de l’article : titre, contenu, date… Ceci ne va pas s’arranger dans l’avenir car c’est comme ça que sont faites les applicables web (PWA).

Sauf que cela pose un problème technique dans certains cas. Pour ma part, dans le cas où je partage un lien sur mon site. Je le fais par un raccourci dans la barre d’adresse. Mon serveur récupère alors la page dont l’URL se trouve dans la barre d’adresse… sauf qu’il n’interprète pas les scripts, lui.
Du coup, il détecte un titre absent, ou vide et ne me préremplit pas le champ du titre. Je suis obligé de le faire moi-même à la main.

C’est le cas par exemple de Twitter. Cherchez dans le code source(Ctrl+U) sur une page d’un tweet seul la balise « title » : elle est vide ou absente. Pourtant la page affiche un titre : c’est qu’il a été ajouté dynamiquement par un script.

Comment contourner ça ?

Ben dites à votre serveur de s’identifier comme Google Bot.

Les sites et blogs veulent que Google détecte leur site y compris le titre. Donc s’ils voient un « Google Bot », ils lui envoient une page simplifiée, sans script à la con.

Si vous utilisez Wget ou cURL, ajoutez une option pour spécifier l’user-agent utilisé et mettez ça :

Mozilla/5.0 (compatible; Googlebot/2.1; +http://www.google.com/bot.html)


C’est ce que je fais désormais dans mon lecteur RSS et donc mon outil pour partager des liens et parser les pages HTML. Pour le moment ça n’a jamais aussi bien marché.

En plus de ça, certains sites tronquent leurs articles pour vous forcer à vous abonner pour lire la suite (paywall). Par contre, ces mêmes sites distribuent l’intégralité de l’article au Google Bot.

Donc si vous vous dites à votre navigateur de s’identifier comme Google Bot, vous pouvez avoir accès à l’article entier. Sur une page simplifiée, plus légère, sans pub, ni scripts.


Outre l’astuce d’accéder à un contenu, c’est quand-même absolument grandiose d’en être arrivé là.

D’un côté une partie des sites mettent des captchas partout pour savoir si vous êtes bien un humain et avoir accès aux fonctionnalités, de l’autre, les pages qu’ils servent aux robots indexeurs sont 100 fois mieux que celles servies aux humains.

Ça montre une chose : ces sites-là n’en ont rien à foutre de leurs visiteurs. Ils vendent de l’espace publicitaire, et attirent les visiteurs dont ils pourrissent la navigation tant qu’ils n’ont pas payé (en euros, en données personnelles, avec leur âme ou en sacrifiant un chaton) avec un titre putaclic qui devra remonter convenablement dans les moteurs de recherche. C’est ça leur business. En attendant, ce sont bien les internautes qui sont emmerdés, ou dans mon cas, les codeurs qui veulent récupérer le titre d’un tweet dans un script.



Mise à jour : J’avais déjà écrit tout ce qui se trouve ci-dessus quand Seb poste ça : https://sebsauvage.net/links/?Dj7B4Q
C’est un cas pratique de ce qui est exposé ci-dessus : certaines [toutes petites] entreprises (restau, typiquement) passent exclusivement par FB pour publier leurs tarifs, prestations, horaires ou coordonnées. Google peut accéder à tout ça (d’où les horaires affichés directement dans les résultats de recherche), mais pas l’internaute qui doit s’inscrire et vendre son âme pour les voir et voir le reste des informations.


image d’en-tête de Luca Bravo