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L’état expliqué à mon extra-terrestre

mercredi 5 septembre 2018 à 09:48

Lorsque j’ai rencontré XyglZ (de la 3ème nébuleuse), nos conversations nous ont vite menés sur nos modes de vie respectifs. Et l’un des concepts qui l’étonnait le plus était celui d’état. Quoi que je fasse, le principe d’un état levant des impôts lui semblait inintelligible.

— C’est pourtant simple, tentai-je de lui expliquer pour la énième fois. L’état est une somme d’argent mise en commun pour financer les services publics. Chacun verse un pourcentage de ce qu’il gagne à l’état, c’est l’impôt. Plus tu gagnes, plus ton pourcentage est élevé. De cette manière, les riches paient plus.

Expliqué comme cela, rien ne me semblait plus beau, plus simple et plus juste. Jusqu’au moment ou XyglZ (de la 3ème nébuleuse) me demanda comment on calculait ce que chacun gagnait.

— Et bien pour ceux qui reçoivent un salaire fixe d’une seule personne, la question est triviale. Par contre, pour les autres, il s’agit de l’argent gagné moins l’argent dépensé à caractère professionnel.

Disant cela, je réalisai combien définir l’argent gagné en fonction de comment il serait dépensé était absurde.

XyglZ (de la 3ème nébuleuse) releva très vite que cela divisait arbitrairement la société en deux castes : ceux qui touchaient une somme fixe d’une seule autre personne et ceux qui avait des revenus variés. La deuxième caste pouvait grandement diminuer ses impôts en s’arrangeant de dépenser l’argent gagné de manière « professionnelle », cette notion étant arbitrairement floue.

— Mais, tentai-je de justifier, les deux castes peuvent diminuer leurs impôts en dépensant leur argent de certaines manières que le gouvernement souhaite encourager. C’est l’abattement d’impôts.

XyglZ (de la 3ème nébuleuse) remarqua que c’était injuste. Car ceux qui gagnaient moins payaient moins d’impôts. Ils avaient donc moins le loisir de bénéficier de réductions fiscales. La réduction d’impôt bénéficiait donc toujours d’une manière ou d’une autre aux plus riches. Sans compter la complexité que tout cela engendrait.

– En effet, arguais-je. C’est pour cela qu’il me semble juste que l’impôt soit plus important pour ceux qui gagnent plus d’argent.

XyglZ (de la 3ème nébuleuse) n’était pas convaincu. Selon lui, il suffisait de dépenser l’argent de manière professionnelle pour que ces impôts soient inutiles. En fait, ce système encourageait très fortement à gagner le moins d’argent donc à le dépenser professionnellement le plus vite possible. Des comportements économiquement irrationnels devenaient soudainement plus avantageux.

– Et tu ne connais pas la meilleure, ne pus-je m’empêcher d’ajouter. Notre planète est divisée en pays. Chaque pays a des règles complètement différentes. Les riches ont le loisir de s’installer où c’est le plus rentable pour eux, voire de créer des sociétés dans différents pays. Ce n’est pas le cas des plus pauvres.

XyglZ (de la 3ème nébuleuse) émit un son qui, sur sa planète, correspondait à un rire moqueur. Entre deux hoquets, il me demanda comment nous pouvions gérer une telle complexité. Avions-nous des supers ordinateurs gérant toutes nos vies ?

— Non, fis-je. Chaque pays possède une administration importante qui ne sert qu’à appliquer les règles de l’impôt, les calculer et s’assurer que chacun paie. Un pourcentage non-négligeable des habitants d’un pays est employé par cette administration.

XyglZ (de la 3ème nébuleuse) fut visiblement surpris. Il me demanda comment étaient payés ces fonctionnaires si nombreux et capables d’appliquer des procédures si complexes.

– Ils sont payés par l’impôt, fis-je.

XyglZ (de la 3ème nébuleuse) se frappa le front de son tentacule, grimpa dans sa soucoupe et s’envola prestement.

Photo by Jonas Verstuyft on Unsplash

Je suis @ploum, conférencier et écrivain électronique déconnecté rémunérés en prix libre sur Tipeee, Patreon, Paypal, Liberapay ou en millibitcoins 34pp7LupBF7rkz797ovgBTbqcLevuze7LF. Vos soutiens, même symboliques, font une réelle différence pour moi. Merci !

Ce texte est publié sous la licence CC-By BE.

Le rêve en bocal du jeune apprenti

mardi 4 septembre 2018 à 13:53

Consciencieusement, le jeune apprenti rangeait les bocaux sur les étagères qui s’entremêlaient à perte de vue.
— Vérifie qu’ils soient bien fermés ! bougonna un vieil homme qui s’affairait dans un grand livre de comptes.
— Bien sûr Monsieur Joutche, je fais toujours attention.
— Tu fais toujours attention mais sais-tu ce qui se passe lorsqu’un pot reste ouvert ?
— euh… Le contenu s’échappe ?
— Et qu’en penses-tu ?
— Je ne vois pas trop le mal Monsieur Joutche. En fait…
— Quoi ?

Le vieillard bondit de sa chaise, renversant l’encrier sur le grand livre. Ses narines palpitaient et il ne parut pas prêter attention au liquide noir qui s’étalait, formant un minuscule lac d’abîmes.

— Ces pots contiennent des rêves, petit imprudent. Rien moins que des rêves. S’ils s’échappent, ils ont alors la possibilité de se réaliser.
Blême et bégayant, l’apprenti tenta de rétorquer.
— Mais c’est bien de réaliser des rêves, non ?
— Tu sais combien ça me coûte de stocker tout ces rêves ? Tu sais combien de rêves sont dans ce magasin ? Et l’anarchie que cela représenterait s’ils se réalisaient tous en même temps ?

Fulminant, il attrapa le jeune homme par la manche et le traina dans une allée. Après quelques détours, ils se plantèrent face à une étagère particulière.
— Regarde ces bocaux ! Ce sont tes rêves à toi.
L’apprenti en était bouche-bée.
— Imagine ce qu’il adviendrait si tout tes rêves pouvaient soudainement se réaliser ?
— Ce serait…
— Non, ce serait terrible ! Crois-moi, il est important de garder les rêves enfermés. Lorsqu’une personne souhaite réaliser l’un de ses rêves, elle vient au magasin. J’analyse alors les conséquences du rêve et je fixe un prix pour le réaliser. De cette manière, tout est sous contrôle.
— Il suffit donc de payer pour voir son rêve se réaliser ?
— Pas vraiment. Une fois le bocal ouvert, le rêve a la possibilité de se réaliser. Mais le sujet doit encore agir pour concrétiser cette réalisation. Nous ne faisons que rendre un rêve possible.
— Et si la personne n’a pas d’argent ?
— Alors on en reste aux petits rêves sans impacts. Tiens, vu que nous sommes la veille de Noël, je fais une réduction et j’offrirai un rêve sans envergure à chaque client qui viendra aujourd’hui.

Le vieillard s’était adouci. Ses yeux pétillaient alors qu’il couvait du regard les rangées de bocaux.

— Mais il est indispensable de contrôler les rêves, de limiter les possibles. Sans cela, nous tomberions dans l’anarchie. C’est pour cela que notre métier est si important. Allez, c’est la veille de Noël, tu as bien travaillé, tu peux rentrer chez toi. Car demain sera une grosse journée. Nous ne pouvons pas fermer le jour de Noël ! Les gens sont enclins à dépenser beaucoup plus pour leurs rêves !

D’un pas lent, l’apprenti laissa ses pas le guider jusqu’à sa petite maison. Il contempla l’âtre éteint de sa petite cheminée et, comme tous les noëls, il déposa ses souliers en adressant une prière muette.

— Père Noël, je ne veux pas de cadeaux, je veux juste que les choses deviennent un peu différentes.

Il se réveilla au petit matin avec un étrange pressentiment. Père Noël l’avait entendu ! Il en était sûr ! Sautant hors de son lit, il se rua dans son petit salon.

Hélas, ses chaussures étaient vides.

Tristement, il s’habilla et les enfila avant de se rendre au magasin. Les allées lui semblèrent bien sombres et silencieuses.
— Monsieur Joutche ?

Intrigué, il se mit à parcourir les rayonnages. Il trouva son patron le visage blême, la bouche grande ouverte juste en face des rêves qu’il lui avait montré, ses propres rêves.
— Tout va bien monsieur Joutche ?

Le vieillard se retourna d’un bond.

— Quoi ? Tu oses remettre les pieds ici ? Dehors ! Je ne veux plus te voir ! Employé indigne ! Jamais je n’ai vu ça en quarante ans de carrière ! Tu m’entends ? Jamais ! Je te flanque à la porte !
— Mais…
— Dehors !

L’apprenti n’osa pas insister mais, avant de s’en retourner, il aperçut les flacons qui contenaient ses rêves. Tous étaient ouverts. Les couvercles avaient disparu ! Il n’y avait pas prêté attention mais cela lui sautait désormais aux yeux : tous les rêves de l’entrepôt s’étaient échappés.
— Dehors ! hurla monsieur Joutche.

Sans demander son reste, l’apprenti se mit à courir. Il sortit du magasin, déboucha sur la rue. Des flocons de neige tournoyait doucement dans le petit matin de Noël.

L’apprenti se mit à sourire.
— Merci Père Noël ! Quel beau cadeau ! murmura-t-il.

Puis, sans se départir de son sourire, il se mit à courir dans la neige en poussant des petits cris de liberté…

Photo by Javardh on Unsplash.

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De notre responsabilité d’individu…

mardi 28 août 2018 à 14:00

Lorsqu’ils collaborent, les individus peuvent accomplir des prouesses. Des prouesses dont personne n’a envie…

La sauvegarde de la planète semble un objectif louable mais devant lequel les individus ne peuvent rien faire d’autre que trier leurs poubelles et acheter du muesli bio en vrac. Une forme d’attentisme se met en place, espérant que les “politiciens” prennent “des décisions”.

Pourtant, les individus sont capables d’accomplir de grandes choses grâce à la coopération. Ils sont par exemple capables de se synchroniser pour déplacer chacun plusieurs tonnes de matériaux excessivement chers (valant parfois plusieurs années de leur travail) afin de bloquer complètement tous les accès à de gigantesques espaces de vie.

Et tout ça deux fois par jour tous les jours de l’année ! Alors qu’aucun individu n’en a pourtant envie et que les fameux politiciens font tout pour l’éviter !

Vu comme cela, les embouteillages quotidiens que nous créons devant les métropoles (car nous ne sommes pas “dans” les embouteillages, nous sommes les embouteillages) sont incroyables de volonté, de coopération et de révolte contre le pouvoir en place.

Imaginez l’énergie nécessaire pour arriver à faire un embouteillage contre la volonté des autorités ! Si des extra-terrestres observent notre planète, ils doivent se demander comment notre espèce arrive à reproduire chaque jour cet incroyable effort en tellement d’endroits du globe.

Par contre, effectivement, même parmi les pseudos écolos qui crient contre le gouvernement, ça continue de fumer, de jeter les mégots par terre (“oups, mais moi, promis, je le fais presque jamais”) et à pester sur Facebook, entre deux publicités ultra ciblées, contre le fait que les politiques ne font rien “pour créer de l’emploi”.

Le changement ne vient jamais d’une quelconque autorité. Les individus doivent apprendre à être critiques, à ouvrir les yeux sur leurs propres actions et à refuser en masse toute autorité, qu’elle soit politique, religieuse, idéologique voire économique. Qu’elle s’impose par la force, comme l’état, par la crédulité, comme la religion ou en s’appuyant sur les neurosciences comme les médias, l’autorité n’a qu’un seul objectif : contrôler vos pensées pour diriger vos actions. Vous faire “dé-penser” pour mieux dépenser et obéir.

En ce sens, tout tentative de “remplacer l’autorité par le même mais en moins pire” ne peut être que vouée à l’échec. Il est temps pour l’humanité d’entrer dans l’ère de l’indépendance intellectuelle. Il est temps de se remettre à re-penser alors que, par une ironie absurde, certains individus mettent leur énergie à lutter contre “l’autorité de la science” (la science n’est pas une autorité mais une méthode) en acceptant sans discuter l’autorité d’un guru sectaire en ouverture de chakras, d’une morale religieuse décatie, d’un politicien local qui paie des bières et du marketing permanent qui nous pousse à consommer.

Au fond, la seule question importante est de savoir à quoi vous voulez contribuer. Dans quoi voulez-vous mettre votre énergie ? Est-ce que vous voulez vraiment dire un jour à vos descendants que “pendant 30 ans, j’ai dépensé mon temps et mon argent pour participer anonymement à la création des plus gros embouteillages de la décennie” ?

Quelles sont les autorités qui vous contrôlent ? À quoi contribuez-vous votre énergie aujourd’hui ? Et à quoi aimeriez-vous plutôt contribuer ?

La réponse ne doit pas être immédiate. C’est justement pour cela qu’il est urgent de commencer à se regarder dans un miroir afin d’observer la seule autorité réellement légitime, la seule à laquelle on devrait obéir : soi-même !

Photo par McKylan Mullins.

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Campagne Ulule : les aventures d’Aristide, le lapin cosmonaute

jeudi 9 août 2018 à 16:04

Le problème d’Aristide, c’est qu’il passe un peu trop de temps sur Internet. Et que passer du temps sur Internet, ça donne des idées. Du genre des idées d’aller dans l’espace, d’explorer les planètes et de faire un petit pas pour un lapin mais un grand pas pour la lapinité.

C’est dit, Aristide ne sera pas commercial dans l’entreprise d’exportation de carotte familiale. Il sera cosmonaute !

Pour y arriver, il a besoin de votre aide sur notre campagne de financement participatif.

Né dans l’imagination de votre serviteur et mis en image par le talent graphique de Vinch, les aventures d’Aristide a été conçu pour un livre pour enfant à destination des adultes : texte dense, vocabulaire fouillé, humour absurde et second degré.

Mais n’infantilise-t-on pas un peu trop les enfants ? Eux aussi sont capables de se passionner pour une histoire plus longue, d’apprécier la naïveté colorée d’une conquête spatiale pas comme les autres. Aristide est donc un livre pour enfants pour adultes pour enfants. Avec en filigrane une problématique actuelle : faut-il croire tout ce qu’on lit sur Internet ? Parfois oui, parfois non, parfois cela donne des idées…

Bien que ce projet aie nécessité énormément de travail et d’efforts, nous avons choisi la voie de l’auto-édition afin de réaliser un véritable livre pour enfants (mais pour adultes pour enfants, vous suivez ?) de l’époque Internet. Plutôt que d’optimiser les coûts, nous cherchons avant tout à produire un livre de qualité sur tous les aspects (impression, papier recyclé). Le choix définitif de l’imprimeur n’est d’ailleurs pas arrêté, si jamais vous avez des filons, faites nous signe !

Bref, je pourrais vous parler de ce projet pendant des heures mais, aujourd’hui, on a surtout besoin de votre soutien à la fois financier et à la fois pour diffuser le projet sur les réseaux sociaux (surtout ceux hors-internet, genre les amis, la famille, les parents de l’école, toussa).

De la part d’Aristide, un tout grand merci d’avance !

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SiguéPloum, apprenons et partageons ensemble !

vendredi 6 avril 2018 à 09:58

J’ai le plaisir de vous annoncer la création de la société SiguéPloum, société co-fondée avec ma partenaire de vie.

Ces 12 derniers mois auront été pour moi une profonde mutation, tant personnelle, que professionnelle. Mon nouveau rôle de père me rappelle sans cesse l’importance de l’éducation, quel que soit l’âge. Au fil des années, les spectateurs de mes conférences et, plus récemment, mes étudiants à l’université m’ont fait prendre conscience de l’importance de partager mes connaissances. Non pas comme une vérité absolue ou une connaissance infaillible mais plutôt comme un instantané de ce que j’ai appris, de ce que je suis aujourd’hui.

Je ne cherche plus à expliquer ce que je connais mais plutôt à partager l’état de mes réflexions sur un sujet avec pour objectif de faire gagner du temps à mon public. Si j’ai mis 5, 10 ou 15 ans pour arriver aux conclusions que je vous partage, vous pouvez vous en emparer pour aller plus vite, les dépasser, aller plus loin.

À travers la société SiguéPloum, ce goût pour le partage de la connaissance et l’éducation devient une profession, un métier.

Vous vous en doutez, parmi mes sujets de prédilection se trouveront toujours la blockchain, les logiciels libres, l’innovation, la futurologie et l’impact des technologies sur la société. C’est donc avec grand plaisir que je continuerai à donner des conférences et des formations sur le sujet.

Mais, grâce à la complicité de ma partenaire, conseiller en prévention des risques psychosociaux de formation, la mission de SiguéPloum s’étend pour permettre aux entreprises comme aux individus de se questionner sur leur organisation, leur impact et l’influence des outils utilisés. À l’heure des questionnements complexes et pluridisciplinaires comme le respect de la vie privée en ligne ou la dépendance numérique et le burn-out, la complémentarité de notre couple nous est apparue comme une force que nous souhaitions partager.

Nous aimerions également partager ces sujets avec les plus jeunes, qui sont souvent la source d’un éclairage nouveau ou de pensées particulièrement originales.

Si SiguéPloum représente une casquette de plus pour le Ploum blogueur, maître de conférence à l’École Polytechnique de Louvain, chercheur et conférencier, j’ai la fierté de dire que toutes ces casquettes ont une mission commune : “Apprendre et partager”.

Apprendre et partager ensemble.

Mon plaisir, ma vocation et, désormais, ma profession.

 

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