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Printeurs, le premier roman imprimé en 3D

vendredi 4 septembre 2020 à 11:48

Lancement d’une campagne de crowfunding pour précommander mon premier roman de science-fiction.

Alors que je discutais vulgarisation blockchain et cryptomonnaies avec Ludom, le fondateur de la jeune maison d’édition suisse PVH, il m’a brusquement demandé s’il m’arrivait d’écrire autre chose que du technique.

Il avait en effet lancé la collection « Ludomire » consacrée à la littérature de l’imaginaire et cherchait à agrandir son catalogue. Je l’ai immédiatement redirigé vers mon feuilleton Printeurs que mes lecteurs les plus fidèles connaissent bien. Une histoire que vous êtes nombreux à m’avoir demandée au format papier.

Ludom a été immédiatement séduit à la condition que je retravaille le texte pour transformer un feuilleton en véritable roman. Après de longs mois de relectures, de réunions en visioconférence, de modifications profondes de certains personnages et l’écriture de deux nouveaux chapitres, j’ai le plaisir de vous annoncer que Printeurs sortira en novembre.

Cependant, Ludom voulait garder l’esprit OpenSource/Fablab du roman jusque dans le processus d’édition. Il a alors eu l’idée de réaliser une campagne de crowdfunding pour « libérer » Printeurs. Si nous prévendons 150 exemplaires, les fichiers définitifs servant à l’impression du roman seront distribués sous licence Creative Commons. Tout le monde pourrait alors imprimer sa propre version de Printeurs. En 3D. Enfin, presque, mais je trouvais que le titre sonnait bien.

La campagne Printeurs sur Ulule.

Cette campagne de crowdfunding est également particulièrement importante pour le futur de Printeurs et des éditions PVH. Alors que les livres PVH rencontrent un franc succès en Suisse, il est impossible de trouver ses ouvrages dans les librairies belges et françaises. Les réseaux de distribution sont en effet réticents à signer des contrats avec de jeunes maisons d’édition, forçant ces dernières à se rabattre sur Amazon.

Ludom et moi-même croyons encore en la force du réseau des libraires. Nous souhaitons, si possible, éviter de nourrir l’ogre Amazon. Une belle campagne de crowdfunding serait un extraordinaire atout de négociation avec les distributeurs en France et en Belgique.

Si la campagne se passe bien, Ludom est également déjà intéressé par publier mes prochains romans. Comme j’ai très envie de les écrire et de vous les partager, je croise les doigts !

Merci de partager cette campagne auprès de tous les amateurs de science-fiction et de littérature autour de vous. Cela n’a l’air de rien, mais vous êtes en train de m’aider à lancer ma carrière d’écrivain. Un rêve que je caresse depuis ma plus tendre enfance…

Merci et, n’oubliez pas le lien Ulule.

Je suis @ploum, ingénieur écrivain. Printeurs, mon dernier roman de science-fiction, est disponible en précommande. Abonnez-vous pour recevoir mes billets, partagez-les autour de vous et n'hésitez pas à me soutenir sur Paypal. Votre soutien, même symbolique, compte beaucoup pour moi. Merci !

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Ce texte est publié sous la licence CC-By BE.

Lectures 1

jeudi 3 septembre 2020 à 11:40

Quelques liens en vrac que vous pouvez lire sans vous connecter aux réseaux sociaux.

Je souhaite me libérer le plus complètement possible des réseaux sociaux et des plateformes propriétaires. Pourtant, je continue à y poster des lectures que je trouve intéressantes à partager mais pour lesquelles je ne prends pas la peine d’écrire un article de blog. Dommage. Pour tenter de remédier à cette situation, je tente l’expérience de poster régulièrement des billets de liens en vrac (inspirés entre autres par Tristan Nitot).

Small Web

Ce retour aux sites personnels semble être une tendance de fond assez forte, appelée parfois « Small Web » :

Personnellement, je vous recommande de me suivre par RSS. J’envisage également de lancer une newsletter qui enverrait automatiquement mes billets dans votre boîte mail. Si cela vous intéresse, inscrivez-vous sur la page d’accueil de ce blog (tout en haut).

Déconnexion

Société

Bonnes lectures à tou·te·s et bonne rentrée !

Photo by Alfons Morales on Unsplash

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Le cauchemar d’une vie de rêve

dimanche 23 août 2020 à 13:26

Lorsque j’ai travaillé dans l’industrie du Web, j’avais coutume de dire que les clients voulaient un bouton pour faire A, un bouton pour faire B, un bouton pour faire C, un bouton pour faire D, mais, surtout, surtout, une interface simple avec un seul bouton.

Je croyais qu’il s’agissait avant tout de maladresse dans un domaine où, après tout, c’était moi le professionnel.

Mais je crois à présent qu’il s’agit d’une partie essentielle de la psyché humaine : nous ne savons pas ce que nous voulons !

Nous croyons savoir. Nous avons l’intuition que c’est simple. Jusqu’au moment où nous devons nous confronter à la réalité. J’aimerais vivre à la campagne, loin du bruit, mais disposer de toutes les facilités sans devoir prendre la voiture. J’aimerais une maison petite et minimaliste avec un grand salon, une bibliothèque, une cuisine ouverte, un bureau séparé, une chambre d’amis. J’aimerais être reconnu pour ma réussite professionnelle, consacrer du temps à ma famille, mais, surtout, avoir du temps pour mes projets personnels.

Nous avons tous nos rêves, nos espoirs, nos idéaux. Ils nous poussent à avancer, ils nous font espérer. Lorsque nous n’avons pas le choix, nous envions, nous idéalisons, mais nous ne sommes jamais confrontés à nos paradoxes ou au prix à payer.

Nous avons tous déjà eu l’expérience d’avoir une idée géniale sans pour autant l’exprimer, sans arriver à la communiquer, la mettre en pratique. Cela arrive parfois au réveil ou, pour certains, lors de l’usage de stupéfiants. L’idée est pourtant parfaite, géniale. Que manque-t-il ?

J’ai fini par accepter que je suis beaucoup moins génial que je ne le crois parfois. C’est ma capacité à percevoir les contradictions qui s’éteint. L’analytique rationnel s’étant endormi, l’intuitif trouve soudain l’idée exceptionnelle. Forcément : une maison à la campagne avec toutes les facilités accessibles, c’est génial. Un site web avec plein de fonctionnalités, mais un seul bouton, c’est génial. Ce n’est malheureusement pas réaliste.

C’est la raison pour laquelle les logiciels auront toujours des bugs. Un logiciel fait toujours exactement ce qu’on lui dit de faire. Mais aucun humain ne sait parfaitement ce qu’il veut du logiciel. L’humain communiquera toujours imparfaitement ses désirs, car ceux-ci sont une notion floue, changeante et contradictoire.

Jusqu’à la question ultime : quelle vie ai-je envie de vivre ?

S’il n’y avait aucune limite financière, voire familiale, quelle serait ma vie de rêve ? Non pas comme un concept flou ( « Je rêve d’être écrivain et scénariste de films » ), mais comme un plan réaliste, au jour le jour ?

Je ne sais pas. Je pense que personne ne le sait.

C’est peut-être pour ça que les gens riches et célèbres ne sont pas épargnés, bien au contraire, par la dépression et le suicide. C’est peut-être pour ça que des multimilliardaires continuent à aller travailler tous les jours dans un bureau au lieu de vivre des vacances permanentes qui font fantasmer ceux qui ne peuvent s’en offrir qu’une ou deux semaines par an. C’est peut-être pour cela que les travailleu·r·se·s affirmaient tou·te·s vouloir passer plus de temps avec leur famille jusqu’à ce que le lockdown du coronavirus nous démontre que c’était très souvent un enfer.

C’est lorsqu’on touche un de ses rêves du bout des doigts, lorsqu’il nous semble accessible qu’il nous apparait soudainement dans sa réalité crue, dans son imperfection.

Le prix à payer nous saute aux yeux. Les contradictions nous frustrent. On en vient même à regretter le temps où le rêve était inaccessible, où il n’était que cela… un rêve.

On nous a appris à croire en nos rêves, mais ce n’est pas vrai. Les rêves mentent. Ce sont de beaux mensonges cependant. Ils nous font vibrer. Il faut les savourer. Les artistes et les poètes ne font pas autre chose que nous donner l’impression qu’ils ont compris nos rêves, qu’ils nous aident à les partager. Ce sont des menteurs professionnels et nous les admirons pour cela.

Toute la société actuelle est basée sur ce mensonge. Nous ne payons pas pour des solutions à nos problèmes. Nous payons pour un rêve entretenu par les vendeurs, le marketing voire l’ingénieur qui prétend écouter le problème du client. Nous payons pour les remercier d’avoir entretenu un rêve qui nous a été imposé.

La réelle liberté ne serait-elle pas d’arriver à reconstruire ses propres rêves ? Des rêves personnels, individuels ? Mais en sommes-nous encore seulement capables ?

Pour sauver le monde, nous devons réapprendre à construire nos rêves plutôt que de se laisser imposer ceux qui servent l’intérêt des autres. Nous devons réapprendre à payer le véritable prix de nos rêves. À nous passer de l’exposition permanente aux rêves des autres dans laquelle nous nous engluons. À considérer la réalité de nos souhaits les plus profonds plutôt que les désirs instagramables que nous souhaitons provoquer chez les autres.

Nous devons apprendre à nous poser des questions incroyablement difficiles : comment ai-je envie de vivre les quelques centaines de millions de secondes qu’il me reste ? Et quel prix suis-je prêt à payer pour cela ?

Photo by Noah Silliman on Unsplash

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L’attente

lundi 27 juillet 2020 à 16:31

Notre vie n’est plus qu’une attente. L’attente du prochain message, de la prochaine notification, de la prochaine nouvelle, de la prochaine tâche.

En devenant hyperproductifs, nous avons réduit le temps consacré à la pratique. Nous nous concentrons avec une efficacité redoutable pour respecter une échéance. Avant d’attendre.

Nous appelons ça le repos, la consultation de nouvelles, la distraction. C’est en réalité une attente, un entre-deux.

Nous espérions que nos engins connectés puissent meubler nos temps morts, puissent nous rendre productifs lorsque nous étions forcés d’attendre. En réalité, nous attendons désormais de nous connecter. Notre téléphone ne nous occupe plus dans la file. C’est le serveur qui interrompt notre connexion pour nous apporter le café.

Les emails, les chats ont rendu les interactions permanentes. Si au départ, ces outils nous permettaient d’attendre notre prochaine rencontre, aujourd’hui une rencontre est une attente avant de nous replonger dans nos outils.

Le rêve d’une humanité connectée est en passe de se réaliser. Mais cet incroyable espace partagé s’est révélé une gigantesque salle d’attente. Ensemble, nous attendons, qui l’amour, qui la reconnaissance, qui la gloire, qui un renouveau politique.

Nous ne réalisons pas que ceux qui trouvent ou cessent d’attendre s’éclipsent subtilement. Nous attendons. Nous consacrons plus d’énergie à tenter de promouvoir nos réalisations qu’à les accomplir. Nous lisons à toute vitesse pour remporter des challenges de lecture, nous voulons faire rire nos enfants pour en partager la photo. Notre vie est une attente pour nous reconnecter à la salle d’attente, celle où nous dévorons et partageons les conseils pour vivre une vie meilleure.

Et lorsque nous croyons briser le cercle vicieux, lorsque nous pensons nous reconnecter à nous-mêmes plutôt qu’au reste du monde, nous attendons avec impatience ce moment où nous pourrons enfin le partager, le faire exister à travers le regard virtuel des autres en train d’attendre.

Photo by Anthony Tran on Unsplash

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The Story Behind an Open Source Software Un-Maintenance

mardi 7 juillet 2020 à 14:31

How a broken screen kicked me out of developing an Open Source software and how the community revived it 6 years later

When I discovered the FLOSS world, at the dawn of this century, I thought developers were superheroes. Sort of semi-gods that achieved everything I wanted to do with my life like having their face displayed on planet.gnome.org, their name on the Wikipedia page describing their software or launching a free software company sold for millions. (Spoiler: I didn’t achieve the latter.) I was excited like a groupie when I could have a casual chat with Federico Mena Quintero or hang out with Michael Meeks.

I never understood why some successful developers suddenly disappeared and left their software un-maintained. I was shocked that some of them started to contribute to proprietary software. They had everything!

Without surprise, I followed that exact same path myself a few years later, without premeditation. All it took was for my laptop’s screen to break while I was giving a conference about, note the irony, Free Software.

But let’s tell things in order.

Starting a FLOSS project

As a young R&D engineer in my mid-twenties, I quickly discovered the need for an organisational system in order to get things done. Inspired by the Getting Things Done book, I designed my own system but found no software to implement it properly. Most todo software was either too simplistic (useful only for groceries) or too complex (entering a task required to fill tenth of fields in an awful interface). To some extent, this is still the case today. No software managed to be simple and yet powerful, allowing you to take notes with your todos, to have a start date before which it would make no sense to work on the task or to have dependencies between tasks.

I decided to write my own software and convinced my lifelong friend Bertrand to join me. In the summer of 2009, we spent several days in his room drawing mockups on a white board. We wanted to get the UX right before any coding.

Long story short: it looks like we did the right choices and the Getting Things GNOME! (yep, that was the name) quickly became popular. It was regularly cited in multiple Top 10 Ubuntu apps, widely popular in the Ubuntu app store. We even had many non-Linux users trying to port it to Windows because there was no equivalent. For the next four years, I would spend my nights coding, refactoring, developing and creating a community.

The project started to attract lots of contributors and some of them, like Izidor and Parin, became friends. It was a beautiful experience. Last but not least, I switched to a day job which involved managing free software development with a team of rock stars developers. I was literally paid to attend FOSDEM or GUADEC and to work with colleagues I appreciated. And, yes, my head was on planet.gnome and GTG had its own Wikipedia page.

The great stall

Unfortunately, 2014 started with a lay-off at Lanedo, the company I was working for. I started being involved in the local startup scene. I was also giving conferences about Free Software. During one, the screen of my laptop suddenly stopped working. I was able to finish because of the projector, but my laptop was now requiring an external screen.

Being broke and jobless, I bought the cheaper laptop I could find. A Chromebook. With the Chromebook, I started investigating web services.

This is perhaps one of my biggest regrets: not having developed GTG as a webapp. If I had, things would probably have been very different. But I didn’t like web development. And still don’t like it today. In the end, it was not possible to code for GTG on the Chromebook.

After a few months, I landed a job at Elium. My friend and CEO Antoine convinced me to try a company Macbook instead of a Linux laptop. I agreed to do the test and started to dive into the Apple world.

I never found a Todo app that was as good as GTG so I started to try every new shiny (and expensive) thing. I used Evernote, Todoist, Things and many other. I wanted to be productive on my Mac. The Mac App Store helped by showering me in recommendations and new arrivals of fantastic productivity apps.

I didn’t want to acknowledge it but, in fact, I had suddenly abandoned GTG. I didn’t even have a working Linux computer.

I was not worried because there were many very skilled and motivated contributors, the main one being Izidor. What I didn’t imagine at the time was that Izidor went from being a bored student to a full-time Google employee with a real life outside free software.

A Free Software project needs more than developers. There’s a strong need for a « community animator ». Someone who will take decisions, who will communicate and be the heartbeat of the project. It’s a role often forgotten when done by the lead dev. I always was the main animator behind GTG, even at times when I was writing less code than other contributors. Something I didn’t realise at the time.

And while I spent 6 years exploring productivity on a Mac, GTG entered hibernation.

Rebirth

Users were not happy. Especially one : Jeff, who was also a community contributor and is an open source expert. In 2019, he decided to get GTG back from the grave. Spoiler: he managed to do it. He became the heartbeat of GTG while a talented and motivated developer showed up to his call: Diego.

They managed to do an incredible amount of work and to release GTG 0.4. Long live to them! Video of GTG 0.4.

I didn’t write any code but helped as I could with my advice and my explanations of the code. It’s a strange feeling to see your own creation continuing in the hands of others. It makes me proud. Creating a software from scratch is hard. But living to see your software being developed by others is quite an accomplishment. I’m proud of what Diego and Jeff are doing. This is something unique to Open Source and I’m grateful to live it.

What is funny is that, at the same time Jeff called for a reboot of GTG, I went back to Linux, tired of all the bells and whistles of Apple. I was looking for simplicity, minimalism. It was also important for me to listen again to my moral values. I was missing free software.

In hindsight, I realise how foolish my quest of productivity was. I had spent 6 years developing a software to make me more productive. When I realised that and swore to not develop a productivity software anymore,  I spent the next 6 years trying every new productivity gadget in order to find the perfect combo.

It was enough. Instead of trying to find tools to be productive, I decided to simply do what I always wanted to do. Write.

Changing my perspective led me to the awful realisation that people are not using tools because they are useful but because they are trendy. They rationalise afterward why they use the tool but tools are not made to fill real needs. Needs are, instead, created to justify the use of a fun tool. A few years ago, creating a project was all about « let’s create a Slack about the subject ». Last year it was Notions. This year it’s Airtable. When you have a hammer, everything looks like a nail.

After so many years developing and testing every productivity software out there, I can assure you that the best productivity system should, at the very least, not depend on complex app to access your data. By using Markdown files in a very simple and effective folder structure, I’m able to have the most productive system I ever had. A system that could have worked 12 years ago, a system that does not depend on a company or an open source developer. I don’t even need GTG nor GNOME anymore. I’m now working fully in Zettlr on Regolith with a pen and a Moleskine. I’m now able to focus on a couple of big projects at a time.

Jeff would probably say that I evolved from a chaos warrior to a « goldsmith ». At least for the professional part because I can ensure you the parenting part is still fully on the chaos side. Nevertheless, the dedication of Jeff demonstrated that, with GTG, we created a tool which can become an essential part of chaos warrior’s productivity system. A tool which is useful without being trendy, even years after it was designed. A tool that people still want to use. A tool that they can adapt and modernise.

This is something incredible that can only happen with Open Source.

Thanks Bertrand, Izidor, Parin, Jeff, Diego and all the contributors for the ride. I’m sorry to have been one of those « floss maintainers that disappear suddenly » but proud to have been part of this adventure and incredibly happy to see that the story continues. Long live Getting Things GNOME!

Photo by krisna iv on Unsplash.

Je suis @ploum, écrivain électronique. Printeurs, mon dernier roman de science-fiction, est disponible en précommande jusqu'au 24 septembre. Si vous avez apprécié ce texte, n'hésitez pas à me soutenir sur Paypal ou en millibitcoins 34pp7LupBF7rkz797ovgBTbqcLevuze7LF. Vos soutiens réguliers, même symboliques, sont une réelle motivation et reconnaissance. Merci !

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