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Un étrange silence - 2

mercredi 8 avril 2020 à 18:32

« In landa Desolata »(1)

Contaminations, menaces invisibles, confinements, les territoires de l’interdit... Peut-on faire un parallèle avec la catastrophe de Tchernobyl ? Psycho-sociologue spécialiste des catastrophes, Marie-Thérèse Neuilly a été consultante pour le programme Unesco - Tchernobyl.

Pripjat, Tchernobyl, zone urbaine - https://pxhere.com/fr/photo/126636 - CC BY 2.0

Qu’ont-ils de commun ces lieux désertés, décrétés inhumains, quadrillages urbains vides de sens ? Lieux stigmatisés, porteurs de mort, où rode une menace invisible. Qu’il s’agisse de Prypiat(2) , en Ukraine, ville abandonnée, ou de celles que le coronavirus hante. Un chemin inattendu relie ces espaces, dans un étrange silence qui tombe sur ces territoires de l’interdit.

Les laboratoires, le virus, la science, la centrale, ont en commun les notions de mystère, de secret, renforcés par le caractère impalpable de l'atome, ou celui invisible du virus. La centrale atomique appartient ainsi au fabuleux, au mystérieux et à l'incontrôlable. Le virus a droit à une représentation simplifiée, et une personnalisation qui fait de lui un guerrier qui cherche à détruire l’humanité.

Il y aura 34 ans que la catastrophe a eu lieu. Le 26 avril 1986. Mais nous-mêmes ne sommes- nous pas en état de catastrophe ? Alors que la pandémie touche la moitié du monde. En 1986 c’était un nuage toxique qui faisait le tour de la terre, menace invisible pour la santé des populations. A Tchernobyl ce fut la désespérance, la peur de la contamination, la fin d’un monde. Il a fallu fuir, monter dans les bus, les camions militaires, tout laisser derrière soi. La vie s’est arrêtée à Prypiat et dans les villages ukrainiens et biélorusses de la « zone interdite ». Quelques années après dans le cadre de l’aide internationale, l’Unesco a mis en place des programmes de sauvegarde du patrimoine et de soutien...

Une aide-soignante syndicaliste de l'hôpital de Hautmont mise à pied

mercredi 8 avril 2020 à 12:40

Elle avait interpellé la direction sur le manque de matériel de protection suite à une suspicion de Covid-19

Difficile d'être syndicaliste et de défendre ses collègues par les temps qui courent. Pourtant les manquements au droit du travail sont de plus en plus fréquents. Le cas de Laetitia P. illustre plus largement les pressions de plus en plus fréquentes pour que les soignants se taisent face au manque de moyens.

L'Ehpad d'Haumont - D.R.

Laetitia P., aide-soignante au Centre hospitalier d'Hautmont (Nord), s'est vue notifier samedi 4 avril une mise à pied pour une durée de quatre mois maximum. La direction lui reproche des faits de «menaces» et d'entretenir un «climat de crainte» dans l’établissement, selon les termes de la lettre qui lui a été remise et que Reflets a pu lire. Représentante syndicale de Sud Santé, Laetitia P. siège au CHSCT de l’établissement qui comprend un Ehpad et un service de soin de suite et de réadaptation.

L’affaire débute il y a trois semaines quand un patient présente des symptômes grippaux. «Le 1er avril, raconte Gilles Fagot, du syndicat SUD, la direction annonce au personnel qu’il est suspecté d’être atteint du Covid-19.» Un cas pour l’heure toujours pas confirmé, selon l’hôpital.

«Légitimement, en tant que déléguée au CHSCT, la déléguée syndicale a envoyé jeudi un mail pour demander du matériel de protection individuel et que les patients et le personnel soit testé, raconte Gilles Fagot. Laetitia a ajouté aussi qu’ "en cas de deuxième vague de contamination, les salariés pourraient faire usage de leur droit de retrait et qu’ils sauraient trouver les responsables de la situation." Avant ce mail, les équipes n’avaient que deux masques pour 5 à 6 personnes. Les cadres leur disaient que c’était réservé à certains soignants.» Suite à ce courriel, la direction a distribué aux salariés dans l'après-midi des masques FFP2, périmés, selon le syndicaliste.

Dans...

Discovery : les premiers résultats disponibles la semaine prochaine

mardi 7 avril 2020 à 20:19

Virus
Virus
Les résultats intermédiaires du protocole Dicovery lancé par l'Union européenne (couvrant sept pays ) et qui teste depuis le 22 mars une série de médicaments pour lutter contre le coronavirus devraient être disponibles en fin de semaine ou au début de la semaine prochaine, au moins en interne, selon des indiscrétions. Le volet français du protocole est coordonné par l'Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale). Les médicaments testés sont le Remdesivir, le Lopinavir combiné avec le Ritonavir, le Lopinavir associé au Ritonavir et l'interféron bêta. Le dernier médicament testé est l'hydroxychloroquine, un antipaludéen.

Darmanin renoncerait à sa plateforme de collecte de dons

lundi 6 avril 2020 à 12:27

Le ministre de l'action et des comptes publics a-t-il entendu les critiques ?

L'annonce d'une collecte de dons façon "Notre-Dame" pour lutter contre le coronavirus par le ministre avait soulevé une vague d'indignation. Le projet de plateforme sur le site Internet du ministère aurait été placé dans les oubliettes.

Gérald Darmanin - Jacques Paquier - Wikipedia - CC-BY-2.0

Le 30 mars, dans une interview au Figaro, le ministre de l'action et des comptes publics, Gérald Darmanin, avait annoncé la mise en place d'une plateforme de dons, un peu comme après l'incendie de Notre-Dame, mais cette fois, pour lutter contre le coronavirus. Il s'agissait de « permettre à tous ceux qui le peuvent, particuliers ou entreprises, d’apporter leur contribution à l’effort de solidarité de la nation envers les plus touchés ». A croire que désormais, le gouvernement français lève l'impôt via des plateformes de dons sur Internet... Evidemment, cela n'a pas loupé, l'opposition a tiré à boulets rouges sur celui qui symbolise la fin de l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF), la mise en place d'un forfait de 30% sur les revenus du capital (flat tax), privant en cela l'Etat de 2 à 3 milliards de recettes.

Que s'est-il passé ? La saison est-elle à la contrition chez LREM ? Après le préfet Lallement contraint de s'excuser en raison d'un énième dérapage, le ministre Gérald Darmanin a-t-il été sommé de mettre un terme à son projet d'impôt 2.0 ? C'est un peu la tendance aussi, ces jours-ci de prêcher quelque chose pour revenir dessus le lendemain. Restez-chez vous, mais allez voter, ne portez pas de masques mais portez des masques...

Selon nos informations, les personnes en charge de la mise en place d'un système de collecte de dons ont été prévenues aujourd'hui de l'arrêt brutal du projet.

Extrait de mail - © Reflets
Extrait...

Osez écrire !

lundi 6 avril 2020 à 09:39

Le confinement est une bonne ocasion

Marre de votre confinement ? Et si, au fond, c'était un moment favorable pour oser écrire. Mettre des mots sur ce qui nous traverse, mettre des mots sur nos désirs et nos rêves, oser penser aussi le monde d'après.

Ecrire... - D.R.

Vous avez été peut-être agacé par le journal de confinement de Leïla Slimani pour Le Monde ou par celui de Marie Darrieussecq dans Le Point _ où "depuis le Pays basque, l'écrivaine partage son quotidien, entre ados capricieux et séniors en danger_." Ces écrivaines partagent le loisir du confinement, un temps pour la flânerie, les loisirs. Tout cela dans un cadre champêtre, bien entendu. Loin du quotidien de ceux qui font tourner le pays, parfois au risque de leur vie.

Mais les journaux de confinement fleurissent un peu partout. Et si, au fond, c'était un moment favorable pour oser écrire. Mettre des mots sur ce qui nous traverse, mettre des mots sur nos désirs et nos rêves, oser penser aussi le monde d'après.

Pas besoin d’être un auteur à succès, d’avoir le talent de Chateaubriand, de Zola ou d’être lauréat du Prix Goncourt pour se donner la permission de coucher quelques lignes sur une feuille blanche ou de taper sur son clavier d’ordinateur. Vous pouvez simplement avec vos mots à vous, pendant quelques minutes que vous programmez chaque jour, raconter ce que vous vivez actuellement en cette période inédite. Vos états d’âmes, ce que votre imagination vous suggère de joyeux ou de triste, les petits détails parmi les objets ou les bruits qui sourdent de votre maison ou de votre appartement, auxquels vous ne prêtez pas attention d’habitude : le plancher qui craque, l’eau qui coule, les voix plus ou moins étouffées de vos voisins, mais aussi, si vous...