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Where is Nathalie Walker ?

mercredi 30 avril 2014 à 17:42

Je lance un appel de désespoir à toutes personnes connaissant « Nathalie Walker », aidez-moi à la retrouver !

Parce que beaucoup de personnes la recherchent : les huissiers de justice, le service contentieux de l’école de ses enfants, le service contentieux de son assurance habitation, le gestionnaire de son compte bancaire, son ex époux qui refuse de payer les frais de scolarité, et visiblement son dealer de drogue à Londres également… Juste pour s’éclater.sarah

J’ai changé de numéro il y a un an, je n’ai pas demandé de récupérer les arriérés de cette dame qui doit sûrement être très sympathique, mais qui a visiblement une vie mouvementée au point de vouloir se faire oublier.

Dans mon cas, ce n’est pas de chance, un an plus tard, je reçois encore environ une fois par mois, l’appel d’un ou deux huissiers de justice qui me demandent de payer des factures diverses, et de justifier que je ne suis pas Madame Walker.

J’ai bien tenté de googler son nom, mais ce n’est pas de chance, à part des chanteuses et des actrices, je ne trouve rien.

Passé le coté rigolo de l’affaire, puis l’hystérie des premiers appels un peu flippants, et enfin, le je-m’en-foutisme, j’ai fini par me pencher sur la question : savoir comment se déroule l’octroi d’un pseudo « nouveau » numéro de téléphonie mobile.

L’octroi d’un nouveau numéro de mobile est aléatoire. Ce n’est pas fait exprès…  s’il vous arrive de récupérer un numéro tout moisi, vous l’avez dans l’os. Même si c’est mon opérateur chéri, SFR qui me l’a octroyé, et que trois jours après un dealer me lance « viens chérie on va se détendre » je ne peux rien faire … j’apprends donc qu’SFR n’avait pas prémédité le coup foireux.

Normalement les opérateurs attendent trois mois pour redistribuer un vieux numéro. Mais il arrive que parfois, ce délai soit raccourci. Dans notre cas, raccourci ou pas, un an plus tard, j’ai toujours les huissiers des différents services contentieux sur le dos. Merci Nathalie Walker de ne pas t’appeler Sarah Connor.

Que faire ? Pas grand chose. Re-changer de numéro de portable ? Sachez que, souvent, ce changement est payant. Par exemple chez Free, il faut compter 5€. Et je vous passe les tribulations d’envois de SMS à votre carnet de contacts.

Reste à croiser les doigts pour que le prochain numéro ne soit pas aussi moisi, ou bien qu’il s’agisse du numéro de Paul Bismuth. Là ça serait vraiment intéressant et « utile » pour nos prochaines publications exotiques.

Pour conclure, si vous n’êtes pas un truand ou un repris de justice qui cherche à se faire oublier, veillez à bien donner votre numéro de téléphone à vos contacts et aux huissiers, pour éviter au prochain propriétaire d’avoir à se justifier auprès de ces derniers.

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Yet another useless teaser

dimanche 27 avril 2014 à 10:32

Il n’est de nos jours plus une seule grande puissance dont l’armée n’est pas tentée d’investir ce « nouveau champ de bataille« . Au fil des décennies, l’apparition, puis la prolifération des réseaux de communications et surtout leur interconnexion au réseau Internet, ont naturellement produit un tissu économique nouveau, des ambitions nouvelles, et de nouvelles approches politiques comme militaires en matière de régulation, de surveillance, et (officiellement) depuis plus récemment pour la France, d’une doctrine offensive en matière de cyberdéfense. D’ailleurs on peut mettre du « cyber » à toutes les sauces, ça ne cyber change rien, la meilleure des cyberdéfenses reste la cyberattaque.

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Le cyber plan anti Djihad dévoilé

Le problème, c’est que des drones par exemple, ça ne rentre pas dans les tuyaux d’Internet… et si on faisait rentrer le tuyau dans le drone ? Plus c’est gros, plus ça passe.

La collecte d’informations est une composante essentielle de toute armée moderne. Il n’est donc pas surprenant de retrouver chez Orange des correspondants missionnés par les services intérieurs ou extérieurs, à des postes clés, pour être en mesure de mener une opération extérieure ou le concours de l’opérateur serait précieux.

Un fournisseur d’accès s’interconnecte avec d’autres. D’une manière générale, quand on contemple les interconnexions des uns et des autres, on peut se prendre, dans un excès créatif paranoïaque, à songer à qui cherche à écouter qui. Mais il y a des collaborations, moins visibles, reposant sur des faits établis et des recoupements de dates qui collent moyen, qui ont de quoi laisser songeur.

On sait par exemple que la France à travers certaines de ses grandes entreprises, a beaucoup oeuvré pour la connectivité de l’Afrique et de la péninsule arabique. La France devient naturellement un partenaire de choix pour des puissances qui ont un intérêt à aller écouter ce qu’il se passe du côté du moyen-orient. Et pas qu’en ce moment ; c’est déjà le cas depuis des années. La collaboration avec les services d’autres puissances, la mutualisation des outils, des infrastructures, mais surtout des données, entrent-ils dans la catégorie des choses qui doivent rester les plus loin possible du contrôle parlementaire ?

Les articles qui vont suivre ces prochains jours risquent d’accréditer un peu plus un scénario abracadabrantesque que Reflets développe ici depuis plusieurs années. Les cas que nous évoquerons nous amèneront à nous interroger sur une éventuelle « séparation des pouvoirs » qui entraverait la bonne compréhension entre politiques et renseignements extérieurs… ou encore sur l’efficacité du contrôle parlementaire sur la nature des opérations menées et la proportionnalité des moyens mis en place pour atteindre des objectifs précis, qu’il s’agisse de collecte d’informations ou de cession de ces informations à des tiers.

En continuant à écarter les libertés acquises, souvent dans le sang, du centre de la vie politique des citoyens, on écarte les citoyens de la vie publique, on se place dans une logique d’exclusion. La France, à l’heure de l’Europe, n’a plus besoin de ses exceptions, elle a besoin d’être exceptionnelle, à défaut d’être irréprochable.

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Chers lecteurs, l’heure des révisions a sonné…

vendredi 25 avril 2014 à 22:02

dpi-for-the-masses

Oui, même si Reflets a perdu toute sa crédibilité, il vous faut réviser. Relire. Car on ne peut comprendre les choses de la vie qu’en les mettant en perspective, sur le long terme. Reflets vous a beaucoup parlé de Deep Packet Inspection depuis sa création, cette technologie qui permet de passer de la surveillance façon « agence de détectives privés » à celle de l’ensemble du nation ou d’une région du monde. Les documents d’Edward Snowden l’on montré assez clairement, c’est même toute la planète qui peut être mise sous surveillance. Dans un monde panoptique où chacun est considéré comme un délinquant en puissance, le rêve de Nicolas Sarkozy, vous êtes la cible, je suis la cible, votre grand-mère est la cible, votre chat est la cible.

Avant que nous allions un peu plus loin dans la mise sous les projecteurs de ceux qui surveillent, il est donc temps de réviser. Petite sélection d’articles :

NSA/Snowden : la France, ce cas très particulier…

Surveillance généralisée : connards ou menteurs ? Ou les deux ?

Démocratie : la mutation

Les écoutes massives ? C’est politique mon bon monsieur

Dis donc, la France, tu fais quoi dans tout ça ? #DPI

La #DGSE, le #GCHQ, et… #Qosmos

Expliquez-nous ça monsieur Hollande…

Accords Lustre : le gouvernement commence à lever le voile sur le Prism Français

Allo Amesys, Bull, Alten, le gouvernement français ? Savez-vous ce que vous avez fait au Maroc ?

Qosmos, raconte-nous une histoire (de protocoles)

Ceci est le Watergate de la planète

Quand Jean-Jacques Urvoas raconte n’importe quoi au Point sur le PRISM français…

L’écoute des câbles, deux ans pour comprendre : mieux vaut tard que jamais

Amesys, DGSE, DRM, et si…

Qosmos et FSI : restons optimistes, il reste quelques dictatures et quelques Etats policiers

Testé et approuvé : on peut transformer un PS en une UMP avec un baril d’Amesys

 

Et plus largement, si vous avez vraiment du temps et que vous voulez avoir 20/20 au test, vous pouvez réviser l’ensemble ici et .

 

shitstorm99hollande

 

 

 

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La disparition des abeilles, Monsanto, et nous…

jeudi 24 avril 2014 à 20:22

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Les abeilles sont menacées de disparition de partout sur la planète, avec pour conséquences une menace sur la biodiversité et par conséquence sur l’alimentation humaine. Si les acteurs industriels, agro-industriels et les politiques ont une grande part de responsabilité dans ce phénomène et doivent faire quelque chose pour s’en emparer, les citoyens ont pourtant une opportunité unique de démontrer leur capacité au changement concret.

L’utilisation des pesticides et l’introduction de plantes génétiquement modifiées sont au cœur de la disparition progressive des abeilles. Les grandes entreprises comme Monsanto, sont accusées de favoriser l’extinction de ces insectes pourtant indispensables à l’équilibre environnemental. Puisque leurs insecticides, pesticides et OGM, sont pointés du doigt, ces firmes ont donc décidé d’être en pointe pour « sauver les abeilles ».

Les politiques, sous pression des lobbies agro-chimiques et agricoles tardent à prendre des mesures, qui si elles ne permettraient pas de reconstituer le stock d’abeilles perdues, pourrait au moins stopper leur éradication. Si dans la lutte environnementale, le citoyen est souvent impuissant et ne peut que constater l’étendue des dégâts causés par la pollution, il est pourtant des domaines où il peut agir concrètement et participer activement à améliorer l’écosystème, voir le sauver du désastre. C’est le cas dans la problématique de la disparition des abeilles.

Indignation Vs Action

Depuis plusieurs années la tendance citoyenne face aux problèmes environnementaux  est celle de l’indignation appuyée par des actes « écologiques » quotidiens : fermer le robinet pendant que l’on se brosse des dents, éteindre les lumières inutiles ou les appareils en veille, rouler « propre », et dénoncer le « système industriel polluant ».

La population française achète pourtant massivement du MacDonald ou des plats préparés industriels. Tout en s’engageant contre la pollution et pour une société qui protège l’environnement ? Cette contradiction, entre un mode de vie qui favorise la pollution  mais avec des indignations qui appellent —à l’inverse à stopper cette même pollution, couplées à des micro-actions anti-gaspillage dans le domaine de la vie quotidienne, sont une tendance lourde qui incite à penser que la protection de l’environnement n’en sortira pas gagnante. Pourtant, dans de nombreux domaines, les citoyens pourraient participer à la protection de l’environnement, avec un effet réel et ainsi prendre en main leur engagement. Concrètement.

Les abeilles, les plantes mellifères, les arbres fruitiers et les gens…

Pour reconstituer le cheptel français d’abeilles qui subit une mortalité de 30% (au lieu de 5% il y a 15 ans), il suffirait que les citoyens possédant un jardin, installent une ruche sur leur terrain. Cette affirmation est tout à fait réaliste et possible à engager. Quelques millions de ruches chez des particuliers pourraient permettre reconstruire le cheptel d’abeilles qui baisse dramatiquement chaque année sur le territoire. Si ces quelques millions de français décidaient aussi de placer des plantes mellifères dans leur environnement, ainsi que des arbres fruitiers attirant les abeilles, et des haies variées, de nombreux changements positifs surviendraient dans l’écosystème.

Des associations, et même un FabLab, l’OpenBeeLab sont investis dans cette nécessité de repeuplement des abeilles.

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Actuellement, la tendance au niveau de la « gestion environnementale » des habitations possédant un espace vert est majoritairement la même : une pelouse et quelques parterres de fleurs. Un grand espace constitué d’une herbe uniforme la plus rase possible. Ces espaces voient 6 mois de l’année, des Français, souvent un peu bedonnants, les sillonner sur des tondeuses autoportées, leur postérieur confortablement posé sur le siège de l’engin à moteur thermique. Cette tendance que l’on peut nommer « tendance du terrain de golf » va à l’inverse du bon sens : les insectes, comme les oiseaux, ne peuvent s’y épanouir, et sans arbres, l’écosystème ne peut fonctionner correctement. Il y a donc des changements que pourraient opérer la population, pour peu qu’elle soit consciente des enjeux réels qui sont en cours. Comme de leur capacité à modifier la donne, chez eux, par leurs propres actions.

Monsanto, l’indignation et nous

Si la multinationale Monsanto est bien connue pour ses tentatives d’imposer ses semences OGM, de breveter le vivant, et de généraliser le Roudup sur la planète entière il est naïf de croire que l’entreprise s’est résolue à être pointée du doigt comme un ennemi de l’environnement. Il suffit d’aller sur le site de Monsanto pour vérifier que l’éthique est la première préoccupation de cette entreprise, et la sauvegarde des abeilles, un enjeu mondial que va tenter de relever la firme. Monsanto a racheté une entreprise, Beelogics,  spécialisée dans le génie-génétique des abeilles en 2011. Monsanto est une firme qui a une grande vocation à protéger l’environnement, ce qui est bien connu…

L’université de Harvard travaille elle aussi à régler le problème des abeilles, mais par la création d’abeilles-robots qui remplaceront,  pour la pollinisation, le malheureux insecte disparu.

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Promotion du Roundup, produit-phare de Monsanto, sur leur site

Pendant que les populations s’indignent, ferment leur robinet, achètent des voitures vertes peu émettrices de Co2, emmènent leurs enfant à MacDonald, achètent des plats surgelés parce qu’ils « n’ont pas le temps de cuisiner », et tondent consciencieusement leurs pelouses avec leurs « autoportés », l’environnement naturel se dégrade profondément, et les « sauveurs en bio-technologie » s’emparent du marché environnemental.

Les citoyens rêvent d’un monde meilleur, et malgré ce qui est souvent renvoyé, ils sont en mesure de participer à sa construction, d’y agir : c’est là, dans l’action positive concrète qu’est très certainement le meilleur moyen de lutter contre les abus du « système » tant décrié, et pourtant « nourri » quotidiennement par les actions du plus grand nombre. Cesser d’écouter le flot incessant de propagande médiatique consumériste et contradictoire qui se déverse chaque jour sur les écrans plats géants pourrait-il aider ? Pour ensuite agir concrètement, à sa propre échelle ?

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Les petits bras de la justice européenne face à l’aspiration en masse des données

mardi 22 avril 2014 à 16:59

dataretention-suspectsComme pressenti par Reflets la veille de la décision, la plus haute administration judiciaire de l’Union européenne vient d’infliger une méchante claque aux apprentis-sorciers de l’antiterrorisme. La directive de 2006 sur l’obligation de conserver des masses énormes de données sur chaque personne a donc été « invalidée ». C’est le terme choisi par la Cour dans son arrêt du 8 avril.

Pour résumer un brin les enjeux, disons qu’un des textes fondateurs du dogme policier contemporain — opérer une capture préventive d’éléments personnels sans motifs « graves et concordants » — a donc été jugé contraire à la Charte des droits fondamentaux de l’UE, la version tiède de la déclaration des droits de l’homme.

Rappelons que cette directive, je vous la fais court, c’est la justification légale des interceptions policières issus des « Big Data », l’assurance-vie des gouvernements de l’UE quand ils doivent commenter les documents d’Edward Snowden.

Autre rappel: les méta-données amassées ainsi sur notre dos peuvent nous trahir bien davantage qu’une écoute des conversations. Le « contenu » des messages est préservé, mais c’est un leurre: il est bien plus intrusif de savoir tout sur quelqu’un en analysant comment il s’exprime — plutôt de savoir ce qu’il exprime. L’arrêt résume ainsi le préjudice:

« Ces données, prises dans leur ensemble, sont susceptibles de fournir des indications très précises sur la vie privée des personnes dont les données sont conservées, comme les habitudes de la vie quotidienne, les lieux de séjour permanents ou temporaires, les déplacements journaliers ou autres, les activités exercées, les relations sociales et les milieux sociaux fréquentés ».

OK, directive à la trappe. « Invalide ».

Mais que veut donc dire « invalide »? Pourquoi pas « illégale »? Qu’est-ce que ça va changer pour les millions d’individus, qui ont du accepter — depuis 2001 la plupart du temps — d’être placé sous surveillance préventive pour complaire à la guerre contre le terrorisme et le crime organisée?

Et bien dans un premier temps, pas grand chose. Cet arrêt de la Cour de justice européenne (CJUE) est certes tranché et tranchant, ne laissant aucune place au doute sur la violation irrévocable des droits individuels que ce texte a institué et légitimé.

Mais la Cour du Luxembourg n’a pas exigé des États qu’ils stoppent immédiatement la violation constatée (en avait-elle le pouvoir?)

Dans d’autres types d’affaires, on parlerait de « trouble manifeste à l’ordre public » — c’est pourtant ce que la directive de 2006 a immanquablement entraîné pour les individus — qui obligerait le juge à prendre des mesures conservatoires. Mais en l’espèce, il n’en sera jamais question dans les conclusions prononcées. « Invalide » sous-entend que le texte attaqué peut être modifié dans des termes moins flous ou plus restrictifs. Pas qu’il annule ou gèle tous les actes et procédures qui s’y rattachent. Nuance.

Résumons: huit ans après les faits, la Justice européenne arrive à la conclusion que des droits sont violés, que les mesures attaquées sont jugées disproportionnées au regard du but poursuivi, mais elle n’a aucune compétence pour exiger la réparation du préjudice. Huit ans que le droit de millions d’individus est violé. Pourtant, aucune « urgence » dans cette affaire (le « référé » ou la « procédure accélérée » sont pourtant prévues par les statuts de a CJUE). Le principe de la « comparution immédiate » — symbole de la justice d’abatage — ne s’applique bien évidemment jamais lorsque des États sont à la barre.

Non, cet arrêt n’a aucun pouvoir répressif. A l’origine de la procédure, deux organisations non-gouvernementales, elles-même en conflit avec leur droit national (en Irlande et en Autriche), qui ont lancé des recours contre le principe de conservation devant leurs juridictions nationales; ces juridictions ont alors demandé à la CJUE de trancher ce litige, ce qui est donc fait, sans que cet arrêt ne puisse induire auprès de chaque juridiction la moindre mesure coercitive.

stb

Dans plusieurs autres pays de l’Union — notamment des pays de l’ex-bloc de l’Est, encore sensible aux sirènes des polices politiques — le principe de la surveillance préventive a été aussi déclarée « invalide » par des cours constitutionnelles (déjà jugé en Roumanie, Bulgarie, Rep. Tchèque comme Reflets en parlait ici il y a 3 ans; plaintes en cours en Pologne et en Hongrie). En Allemagne, c’est ubuesque: la cour constit’ a annulé la loi sur la rétention des données en 2010, et a donc suspendu la collecte obligatoire; et en 2012, Bruxelles a attaqué Berlin devant la CJUE pour ne plus respecter la directive de 2006. Qui vient donc d’être déclaré invalide. Kakfa t’es où?

Les principaux griefs retenus par les juges sont les suivants:

La disproportion est prononcé au regard de ces 3 éléments:

P.S. — Il faut rappeler que les tenants liberticides de cette directive sont connus et dénoncés depuis longtemps. Outre le fait que certains pays l’ont déjà censuré depuis cinq ans, le « superviseur » européen à la protection des données (EDPS) avait déjà jugé ce texte comme incompatible avec les « valeurs » affichées par l’UE. C’était en décembre 2010, juste après la décision allemande.

Le groupe dit de l’Article 29, qui rassemble les experts des autorités de contrôle comme la CNIL (dont la présidence est actuellement assurée par la CNIL), a rendu un avis tout aussi tranchant mais  tout aussi impuissant relatif aux conséquences de l’affaire Snowden (ici en anglais / PDF): c’est pas bien du tout d’espionner n’importe qui de manière générale et « indifférenciée », mais là aussi aucune sanction n’a été réclamée pour que le préjudice cesse immédiatement.

 

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