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Etat de droit et propagande : est-il possible de nier l’évidence ?

jeudi 2 janvier 2014 à 19:12

Pour conclure cette série d’articles sur les révélations de Snowden établissant une surveillance totale de la population, sans que grand monde ne vienne contredire cette théorie digne d’une conspiration tirée d’un James Bond, il semblait nécessaire de revenir sur quelques événements majeurs. Comme le coup d’Etat au Chili en 1973, l’assassinat de Kennedy et les attentats du 11 septembre 2001. Mais revenir aussi sur des concepts centraux et déjà traités sur Reflets, comme la fabrique du consentement et l’influence de masse.

TRADE CENTER CRASH

La problématique centrale des Etats de droit depuis des décennies, comme cela était stipulé dans le précédent article « Bien avant #Prism, #StellarWind : allo Houston, il y a un problème ? » reste avant toute chose le consentement des populations. Agir avec le consentement. Convaincre. Détourner l’attention « pour amener à ». Imposer une évidence.

Une nation comme les Etats-Unis a un long passé de manipulations révélées, reconnues, de ses services secrets. Il est connu désormais que l’assassinat le suicide forcé du président du Chili, Salvator Allende le 11 septembre 1973, permettant la mise en place de la dictature militaire du général Pinochet, a été soutenu et planifié par la CIA. Bien entendu, cette version n’est pas totalement validée officiellement, encore que…

Selon Peter Kornbluh, la CIA a pour mission de déstabiliser le régime chilien afin « d’alimenter un climat propice au coup d’État ». William Colby, directeur de la CIA de 1973 à 1976, affirme dans ses mémoires que sept millions de dollars ont été dépensés dans ce but par la centrale de renseignement américaine. Le mouvement de grève des camionneurs qui paralyse le pays en octobre 1972 est soutenu financièrement par les États-unis. Réagissant aux nationalisations effectuées par le gouvernement d’Allende, plusieurs firmes américaines dont ITT, ou internationales comme Nestlé, apportent leur concours à cette stratégie. Même si de sérieux doutes sont exprimés, il n’existe aucun élément permettant d’affirmer que les États-Unis ont directement participé au coup d’État du 11 septembre 1973. (source : wikipedia)

D’après une note interne de la CIA : « Le président [Nixon] a demandé à l’agence [la CIA] d’empêcher Allende d’accéder au pouvoir ou de le destituer et a débloqué à cette fin un budget allant jusqu’à 10 millions de dollars. » De plus, « selon le rapport du Sénat des États-Unis — « Covert action in Chile 1963-1973 » (1975) —, El Mercurio et d’autres médias ont reçu 1,5 million de dollars de la Central Intelligence Agency (CIA) pour déstabiliser Allende ». (source : wikipedia)

 

De nombreux autres coups d’Etats ont été appuyés par l’agence américaine, des assassinats, enlèvements, etc… Celui du président des Etats-Unis, John Fitzgerald Kennedy est le plus emblématique : tout détermine qu’Oswald, le seul suspect arrêté n’est pas l’unique tireur, et pourtant, au final, il restera le seul.

kennedy

Le complot est décrit, les preuves sont amenées, et alors que chacun pense que  Kennedy a été tué par la CIA, personne ne peut le dire ouvertement. Ces événements ne sont donc plus considérés comme des théories du complot, ni une démarche de type conspirationniste : il est établi que la CIA est une agence qui fomente des complots, participe ou organise des conspirations. C’est même sa principale activité. Regardons donc de plus près quelques éléments de théories de conspirations ou de complots américains. Théories, puisque si dans certains cas, comme dans l’assassinat d’Allende, ou de Kennedy, nombreux sont ceux enclins à admettre de façon « officielle » que la conspiration existe, dans d’autres cas, étrangement, c’est l’inverse.

Complots, conspirations et conformité normative

Un complot, une conspirations ne sont rien d’autres que des éléments de la réalité qui ont été camouflés avec la vocation d’arriver à un but de façon secrète, sans que la majorité ne le sache. Si un complot est éventé, et est officiellement reconnu comme tel, il devient un élément réel, une partie de l’histoire. Si il n’est pas reconnu officiellement comme complot par les autorités et que les médias décident de suivre la même voie, il devient théorie du complot. Une sorte de délire propre à une petite partie de la population qui refuserait d’accepter la réalité. Très rapidement dans ces cas là, une forme de campagne de dénigrement débute dans les média pour aboutir à ce que ceux qui contestent la réalité officielle et dénoncent un complot, un trucage, une conspiration, soient rapidement rabaissés au rang de personnes peu sérieuses, et donc peu crédibles. Pour autant il y a des faux complots, des théories de la conspiration qui ont été entièrement démontées, et qui étaient des fabrications délirantes, c’est un fait. Mais le problème majeur auquel nous sommes confrontés aujourd’hui réside dans un phénomène de plus en plus présent : le conformisme normatif. Pour mieux comprendre ce qu’il est, cette vidéo déjà utilisée dans un article précédent traitant de l’influence et de la propagande :

Cette démonstration de l’expérience d’Asch nous amène aujourd’hui, avec l’affaire Snowden à nous poser quelques questions de fond, qui résonnent avec une autre affaire, celle des attentats du 11 septembre. Si l’expérience d’Asch démontre à petite échelle l’effet du groupe sur l’assentiment d’un individu, le mettant en conflit avec l’évidence, la destruction des tours du World Trade Center est un chef d’œuvre de cet effet de conformité normative. Il suffit de regarder ces images d’archive, en se refusant à toute interprétation ou spéculations pour voir quelque chose d’évident : les tours sont dynamitées de l’intérieur, plastiquées. En gros, c’est une démolition. Regardons :

Mais pour autant, si durant quelques semaines cette évidence a créé un débat, il a été rapidement établi que ceux qui contesteraient la version officielle (celle d’un écroulement causé uniquement par l’explosion des avions dans les tours) seraient de sombres complotistes. Les commentaires outrés ne manqueront pas, les ricanements suivront pour expliquer que « mais bien entendu que non, les tours ne sont pas dynamitées, elle s’écroulent normalement ». Comme la barre la plus longue dans l’expérience d’Ash qui n’est pas la plus longue est pourtant déclarée comme telle par le cobaye. Alors que l’évidence se trouve devant les yeux. Mais se conformer au groupe, à la masse, à l’autorité (les experts, les analystes, etc…) devient rapidement une nécessité pour la majorité : les tours ont donc été frappées par des avions, mais leur écroulement n’est dû qu’à la chaleur. Rien n’explose de l’intérieur. Même si l’évidence démontre l’inverse. De la même manière, pour ceux qui s’agacent à propos des missions Apollo et en viennent à estimer que « ceux qui viennent contredire l’évidence de l’alunissage américain avec des hommes à son bord sont des idiots tombés bien bas« , il faut qu’ils se posent une unique question : quelle valeur accordent-ils à la réalité et aux preuves sur un événement ? Sont-ils capables d’admettre que quand une agence comme la NASA n’a rien d’autre à apporter que des photos noir et blanc prises à très grande distance de l’astre lunaire, déclare avoir perdu toutes ses archives, et que ces photographies, au final, ne montrent rien de précis, ils sont dans une démarche de croyance aveugle, plutôt qu’une démarche logique et posée ?

Que crée la propagande d’Edward Snowden ?

Personne n’oblige personne à se plier à une quelconque vérité établie sur Reflets. Ici, on réfléchit. Avec des éléments objectifs, de l’histoire, des analyses, des croisements de sources d’informations, du factuel, etc… Vous pouvez nous détester pour ça, vous avez même le droit de nous insulter en utilisant hate@reflets.info (mais pas au sein des commentaires, par pitié, c’est triste…).

edward-snowden

Alors, dans un absolu idéalisé, Edward Snowden est un type génial, l’équivalent d’un Assange et d’un Manning en encore plus gonflé, avec une action encore plus importante dans sa dénonciation. Un héros en quelque sorte. D’ailleurs, de nombreuses voix s’élèvent pour l’élever au rang de héros mondial, lui filer le Nobel de la paix etc… Au point que personne ne l’attaque (hormis quelques fachos). Mais que fait Snowden depuis le départ ? De la propagande. Petite définition basique de la propagande :

La propagande est un ensemble d’actions psychologiques pour influencer les pensées et les actes d’une population, afin de l’endoctriner ou l’embrigader (…) Les techniques de propagande modernes reposent sur les recherches conduites dans le domaine de la psychologie, de la psychologie sociale et dans celui de la communication. De manière schématique, elles se concentrent sur la manipulation des émotions, au détriment des facultés de raisonnement et de jugement(…) (source wikipedia)

Les techniques de propagande sont vastes, mais elles ont été définies de manière assez précise. La fiche wikipedia en donne quelques unes, et c’est assez édifiant dans le cas de Snowden :

— La fabrication de faux documents (les documents de Snowden sont des Slides, pas des preuves techniques, ils ont pu être fabriqués, personne ne le sait…)
— La peur : un public qui a peur est en situation de réceptivité passive, et admet plus facilement l’idée qu’on veut lui inculquer. (Les révélations de Snowden font peur, c’est une certitude…)

— Appel à l’autorité : l’appel à l’autorité consiste à citer des personnages importants pour soutenir une idée, un argument, ou une ligne de conduite. (C’est la NSA, une autorité…)

— Témoignage : les témoignages sont des mentions, dans ou hors du contexte, particulièrement cités pour soutenir ou rejeter une politique, une action, un programme, ou une personnalité donnée. La réputation (ou le rôle : expert, figure publique respectée, etc.) de l’individu est aussi exploitée. Les témoignages marquent du sceau de la respectabilité le message de propagande. (Oui, Snowden est un expert en informatique employé par la NSA…)

Il y en a une flopée comme ça, qui colle parfaitement avec l’action de Snowden. Comme celle-ci :

Généralités éblouissantes et mots vertueux : les généralités peuvent provoquer une émotion intense dans l’auditoire. Par exemple, faire appel à l’amour de la patrie, au désir de paix, à la liberté, à la gloire, à la justice, à l’honneur, à la pureté, etc., permet de tuer l’esprit critique de l’auditoire. Même si ces mots et ces expressions sont des concepts dont les définitions varient selon les individus, leur connotation est toujours favorable. De sorte que, par association, les concepts et les programmes du propagandiste seront perçus comme tout aussi grandioses, bons, souhaitables et vertueux.

Ce qu’a choisi de faire Snowden le 25 décembre avec, par exemple, cette phrase grandiloquente :

« Un enfant né aujourd’hui grandira sans aucune idée de ce qu’est la vie privée . Il ne saura jamais ce que cela signifie d’avoir un moment de vie privée, d’avoir une pensée qui n’est ni enregistrée ni analysée. Et c’est un problème, car la vie privée (…) nous permet de déterminer qui nous sommes et qui nous voulons être« 

Edward Snowden estime avoir « accompli sa mission » selon cet article de france-amerique.com :

« Pour moi, en termes de satisfaction personnelle, la mission est déjà accomplie« , estime-t-il dans un entretien avec le Washington Post réalisé à Moscou et publié mardi. « J’ai déjà gagné« , assure-t-il, après que ses révélations ont provoqué un tollé dans le monde et conduit les Etats-Unis à revoir leur politique sécuritaire. La semaine dernière, le président américain Barack Obama a ainsi qualifié de « nécessaire et important » un débat sur le rôle de la NSA, dont il envisage de modifier les vastes capacités d’espionnage qui ont soulevé de vives critiques sur les atteintes à la vie privée.

Alors, comme ça, les Etats-Unis vont revoir leur politique sécuritaire ? Le premier président presque noir mais ultra-brite du « i have a drone » va organiser un débat sur le rôle de la NSA et modifier ses capacités d’espionnage ? Dormez tranquille, j’ai accompli ma mission, ça y’est, ils sont démasqués ces affreux complotistes qui vous espionnent, et ça va changer. Mais quand même, sachez que la vie privée, c’est fini, nous dit Snowden.

Le double message de notre propagandiste Wistleblower est assez dérangeant pour qui essaye de suivre la politique et la géopolitique mondiale depuis quelques décennies. Pas depuis le 11 septembre ou les « révolutions arabes », mais depuis un peu plus longtemps. Oui, dérangeant. Parce que tout correspond parfaitement à une PsyOp rondement menée. Une propagande qui amène de nombreux sites spécialisés en sécurité à établir que comme la NSA a payé des millions de dollars pour avoir le code du RSA, chiffrer ses informations n’a plus aucun intérêt. Voire, l’inverse : envoyer des mails chiffrés vous fait repérer, et comme la NSA les déchiffre les doigts dans le nez, vous êtes encore plus repéré et espionné. Abandonnez l’anonymat braves gens, il n’a plus de valeur, le super Big-Brother voit tout, déchiffre tout.

Pour finir, et sans conclure définitivement le sujet, nous pouvons nous accorder à dire que l’affaire Snowden a créé dans l’esprit d’une grande partie des populations des effets clairs et qui laisseront des traces :

— Sur Internet, tout ce que vous faites est espionné et stocké par la NSA (et d’autres)

— Nous sommes dans un nouveau monde où nous sommes tous suspects

— L’anonymat n’a plus de valeur, n’existe plus

—Les Etats-Unis d’Amérique sont ceux qui nous surveillent, aidés de nos propres gouvernements

— Nous ne pouvons rien y faire, si ce n’est s’en plaindre et attendre que le super-gouvernement américain corrige le tir

— Toutes les informations sur l’ampleur de cette surveillance sont entre les mains d’un seul homme, un héros moderne caché dans l’une des plus grandes dictatures du monde, la Russie, et il distille des documents au compte-goutte aux médias du monde libre…

Cette nouvelle donne psychologique est durable. L’assentiment général est désormais que les services secrets nous espionnent, et donc nous contrôlent. Le nouveau conformisme normatif est celui que Snowden a déclaré le 25 décembre, pour ses vœux de Noël : « la vie privée, c’est fini, mettez-vous bien ça dans la tête ».

Les vœux de Noël d’Edward Snowden par lemondefr

Alors oui, il y a certainement un espionnage massif, et Reflets vous en parle depuis sa création. Mais les révélations de Snowden ne sont-elles pas l’équivalent des scénarios des résultats de l’enquête de l’assassinat de Kennedy, de l’effondrement des tours du WTC ou des pas sur la lune de Neil Armstrong ? Malgré le fait que Kennedy est bel et bien mort, que les tours sont tombées et ont fait 3000 morts, et que la NASA a bien lancé des fusées vers la Lune.

Gardons en tête qu’il y a des moyens de lutter, mais qu’ils ne sont pas obligatoirement là où nous le croyons. Et que croire aveuglément quelque chose qui ne se démontre pas concrètement est toujours dangereux. Surtout quand ce sont des dirigeants politiques qui sont les seuls à avoir les solutions. A moins que nous n’en ayons ? Oui, mais cela nous demanderait de changer de fonctionnement, et ça, c’est peut-être le plus difficile…

Apple, la NSA, ta webcam, ton smartphone et le meilleur des mondes

jeudi 2 janvier 2014 à 18:26

Aldous-Huxley

S’il faut réfléchir autour du concept de vie privée, de liberté sur le net, de l’espionnage des jouets communicants par la NSA ou la DCRI, allons lire un auteur très visionnaire, peut-être plus visionnaire qu’Orwell. Car, enfin, si tout le monde parle de 1984 et de Big Brother, il ne faut pas oublier que le monde de Big Brother est une vision futuriste d’une dictature soviétique. Et nous sommes dans une dictature démocratie capitaliste. Ce court extrait du « Meilleur des mondes » (1931) est donc une parfaite illustration de ce qui survient aujourd’hui. Et pour ceux qui ne l’ont pas lu, lisez « Brave new world ».

Ensuite, on poursuivrait le conditionnement en réduisant de manière drastique l’éducation, pour la ramener à une forme d’insertion professionnelle. Un individu inculte n’a qu’un horizon de pensée limité et plus sa pensée est bornée à des préoccupations médiocres, moins il peut se révolter. Il faut faire en sorte que l’accès au savoir devienne de plus en plus difficile et élitiste. Que le fossé se creuse entre le peuple et la science, que l’information destinée au grand public soit anesthésiée de tout contenu à caractère subversif. Surtout pas de philosophie. Là encore, il faut user de persuasion et non de violence directe : on diffusera massivement, via la télévision, des divertissements flattant toujours l’émotionnel ou l’instinctif. On occupera les esprits avec ce qui est futile et ludique. Il est bon, dans un bavardage et une musique incessante, d’empêcher l’esprit de penser.

On mettra la sexualité au premier rang des intérêts humains. Comme tranquillisant social, il n’y a rien de mieux. En général, on fera en sorte de bannir le sérieux de l’existence, de tourner en dérision tout ce qui a une valeur élevée, d’entretenir une constante apologie de la légèreté ; de sorte que l’euphorie de la publicité devienne le standard du bonheur humain et le modèle de la liberté.

Joyeux Noël, et bonne année.

P.S : pour le titre de cet article, l’auteur se dégage de toute responsabilité : il ne l’a pas choisi.

Ebook : « Notre étrangeté est libre » de Gabriella Coleman, traduit en français

jeudi 2 janvier 2014 à 15:10

notre-etrangete-est-libre

C’est la nouvelle année, les cadeaux se sont accumulés sous les sapins. Pour Reflets et ses lecteurs, le papa Noël s’appellent Elodie Chatelais (@ElodieChatelais) et Gabriella Coleman (@BiellaColeman). La première a traduit l’ebook de la seconde (Our Weirdness Is Free) et l’a fourni à Reflets pour que nous puissions le proposer au téléchargement.

C’est donc Noël, si vous faites un don à Reflets (indiquez que c’est l’eebook qui vous a décidé), vous pourrez télécharger l’ebook « Notre étrangeté est libre » de Gabriella Coleman, traduit par Elodie Chatelais et mis en forme par Myriam Lorant (@Arnegundis).

Vous pouvez aussi juste le télécharger, aucun chaton ne mourra.

telecharger

Le prix est comme notre étrangeté, il est libre.

gabriela-coleman

 

 

Orange sur le point d’intenter une action en justice contre on ne sait pas trop qui

mercredi 1 janvier 2014 à 16:09

cable-mapsReuters nous informe que l’opérateur historique serait sur le point d’intenter une action en justice suite aux révélations du Spiegel, qui dévoilait au grand public l’espionnage d’un câble dont nous vous avons maintes fois parlé sur Reflets. C’est assez amusant car il s’agit précisément de ce câble, qui longe la péninsule arabique et traverse toute la Méditerranée… c’est vous dire à quel point avons été surpris d’apprendre que nous n’étions pas les seuls à wiretaper ce câble, ça pour une surprise…

Le SEA-ME-WE 4 c’est un peu le câble dont rêvent tous les Tour Operators, le truc avec des destinations sympas où les USA n’ont pas assez d’infrastructures réseau pour pouvoir aspirer des données. Peu importe, la NSA s’est octroyée le droit d’aller directement taper dans les infrastructures des autres… le Patriot Act ils appellent ça.

Allez, à la prochaine publication du Spiegel, nous apprendrons qu’Orange a retiré sa plainte devant une demande appuyée de la DGSE qui a physiquement implanté le nécessaire pour que la NSA puisse Lustrer avec elle.

 

#Apple’s #DropoutJeep : continuez, tout va bien

mercredi 1 janvier 2014 à 14:36

iShitJe sais, cet article est vulgaire et il ne sert à rien…et pourtant ! Pourtant j’ai essayé de me motiver pour écrire un truc intelligent sur Dropout Jeep, le super mouchard de la NSA que tellement il est bien que même Apple nie l’avoir implémenté dans IOS. Mais en fait non… ça ne sert à rien. Je n’en ai rien à foutre, je n’arrive pas à m’intéresser à ce truc et encore moins aux victimes parfaitement consentantes ou aux effets dans le temps de ce renoncement généralisé.

Certes on pourrait épiloguer de longues heures sur la nullité de ces développeurs « onsavépa » d’Apple qui laissent des trous béants dans leur OS à l’insu de leur plein gré… mais ça non plus, ça ne sert à rien, si ce n’est avoir sur le dos les Apple Fan Boys venus vous expliquer que « IOS c’est OSX et que OSX, c’est FreeBSD » et que donc c’est ultra secure… mais voilà, même si le troll est fun sur le papier, je m’en cogne comme de l’an 40… je m’en lustre® la rondelle.

Mangez des pommes, continuez à donner vos empreintes vocales et vos empreintes digitales super sécure stockées dans un CPU tout tellement bien chiffré, que même vous, vous ne savez pas ce qu’il y a dedans, ce qui en rentre ou ce qui en sort.

Vous reprendrez bien un peu d’iSlide ?

iSLide

La preuve …

apple-nelson