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Un avocat qui fabriquait de fausses décision du justice épinglé par le conseil de discipline

lundi 27 juillet 2020 à 20:12

L'avocat - Paul Cézanne - Domaine public
L'avocat - Paul Cézanne - Domaine public
Lors de la mise en place du projet de conseil de déontologie des journalistes, Reflets avait publié un article contre l'idée que les journalistes soient jugés par leurs pairs. L'un des socles de notre contrat social est l'existence d'une justice indépendante qui rend des décisions que tous doivent considérer comme une vérité judiciaire. C'est donc avec une grande circonspection que nous apprenons la sanction imposée par le conseil régional de discipline de la cour d’appel d’Aix-en-Provence à l’encontre d’un avocat qui avait rédigé de fausses décisions de justice... Le conseil, en première instance puis en appel a confirmé une interdiction d'exercer pour trois et non pas une radiation, qui était une autre alternative. On attend avec intérêt une éventuelle décision de justice. Une vraie, cette fois...

Edit du 28 juillet 00:00h : Comme nous le signale @evematringe nous avons écrit des sottises par méconnaissance du fonctionnement du conseil de discipline des avocats et en raison d'une lecture trop rapide de l'article mentionné en lien. Pour ce dernier point, l'auteur de l'article a une excuse mais il sera tout de même condamné à le relire 10 fois. Comme le mentionne l'article cité, la décision en appel a été rendue par la cour d'appel d'Aix et donc par des magistrats professionnels.

La Rochelle - Port du masque obligatoire : oui, mais pour les autres

mercredi 22 juillet 2020 à 15:14

La mauvaise foi ne serait-elle pas plus contagieuse que le virus ?

L’affaire s’est déroulée le 16 juillet dernier, en pleine chaleur estivale, dans les locaux dits de L’Encan, une ancienne criée aux poissons reconvertie en salle de réunion à La Rochelle. Un grand conseil s’y tenait afin d’élire le président et les vice-présidents de la Communauté d’agglomération rochelaise.

Un panneau virtuel pour mieux coller à la réalité du conseil de la CdA… - EB

Ni les honneurs d’un Grand Paris, ni le faste d’un Grand Lyon, nous sommes ici sur le quais Louis Prunier longeant le bassin de chalutiers de la belle cité Rochelaise. Anecdotique ? Pas tant que cela, car c’est bien du sort de 28 communes et de quelques 170 000 habitants dont il s’agissait de s’occuper. Pas négligeable.

Dans cette enceinte close de murs se sont ainsi regroupées environ 150 personnes : du public, des élus locaux, des journalistes, bref un rassemblement hétéroclite de citoyens, tous plus soucieux les uns que les autres de l’avenir de leur région. Il régnait là une ambiance détendue digne d’une chaude après-midi d’été. Chacun de se saluer, d’échanger, de se sourire de près ou de loin, tout en s’efforçant d’oublier les heurts et douleurs des dernières élections municipales.

Tout allait donc pour le mieux, et presque enfin, ça sentait bon les vacances ! Pourtant, une ombre portée sur les côtes de Nouvelle-Aquitaine assombrissait le tableau: ce satané virus du Covid-19 rôdait encore dans tous les esprits. Mais croix de bois, croix de fer, Monsieur le Maire de La Rochelle avait juré la veille au soir qu’il ne s’en laisserait pas compter par une seconde vague.

Lors du tout premier conseil municipal de la ville, il annonçait en effet la prochaine promulgation d’un arrêté imposant formellement le port du masque sur le port de la ville. Pour cause, cette foultitude de vacanciers venus respirer à plein poumon le bon air de la mer. Au lendemain d’une déclaration si...

Restez chez vous…, est-ce mieux que sortez de chez vous, pour toujours ?

mercredi 15 juillet 2020 à 16:16

A chaque catastrophe son mantra

Face à un phénomène de grande ampleur, comme le coronavirus, la préconisation n’est pas toujours le confinement. Lors d'une catastrophe nucléaire, par exemple, la contamination intense dans les alentours de la centrale pousse au contraire les autorités à délimiter une zone dite d’exclusion.

Vue du parc d'attraction à Pripiat, non loin de Tchernobyl - pxhere.com - CC0

Il faut espérer que cet impératif incrusté au coin de l’écran de notre télévision pendant de longues semaines ne se soit pas incrusté dans un coin de notre tête. Car alors, si c’était le cas, nous changerions de références en matière de conduites sociales, et peut-être plus précisément en ce qui concerne nos systèmes de valeurs, notre morale, nos pratiques quotidiennes. On a tous bien compris les bienfaits pour la santé qu’apportait le confinement pendant une pandémie. On reste chez soi, la pandémie est stoppée. Enfin, partiellement peut-être. Certains esprits chagrins nous prédisent une « deuxième vague », tout en reconnaissant, bien qu’il s’agisse de scientifiques de haut niveau que rien n’est sûr, on peut s’attendre aussi à son contraire, peut-être bien que la deuxième vague est derrière nous. Depuis la pandémie nous avons l’habitude de positionner toutes ces informations dans un « cloud » régi par une relation d’indétermination, qui remet en question jusqu’à nos assises psychologiques les plus profondes.

Pour ce qui est du #RestezChezVous, il nous a permis avec plus ou moins de confort de traverser une période inédite, nous laissant ébahis par une telle situation, par cet in-pensé. Alors nous sommes restés chez nous, chacun chez soi, sans sortir sauf en s’autorisant soi-même à sortir, pour un court moment, rarement. Pour ceux qui avaient la chance de ne disposer que d’une seule pièce, ils pouvaient se remémorer et mettre en situation cette proposition faite par Pascal...

Venez fêter le 14 juillet avec les GAFAM

dimanche 12 juillet 2020 à 18:46

Un feu d'artifice pour un enterrement de première classe de la santé publique à la française !

Airbus et Renault qui cèdent aux sirènes de Google, c'est bien dommage, mais ce ne sont, après tout, que des entreprises privées (comment ça, l’Etat est actionnaire ?), et nous ne pouvons qu’assister impuissants à cette colonisation numérique qui absorbe petit à petit l'économie du pays, mais que va-t-il se passer quand cela touchera au cœur de ce qui fait notre nation ?

Microsoft everywhere - D.R.

Imaginez qu’on soit en train de GAFAMiser ce qui fait (encore) la fierté de notre modèle républicain et de notre contrat social : notre système de santé publique.

C’est pourtant bien ce qui est en train de se passer avec Microsoft. Sous nos yeux, perdu dans la cacophonie ambiante provoquée par une crise économico-sanitaire sans précédent, toutes les données médicales des français vont passer sous pavillon américain.

Petit résumé pour ceux qui prennent la série en cours de route, afin de pouvoir participer à la fête nationale, vous aussi, et remercier les GAFAM de leur bienveillance.

s01e01 - Microsoft récupère les données de santé de toute la population française

(All your base are belong to us - titre US) - première diffusion le 17/05/2020

spoilers : Microsoft contourne l’appel d’offre et fait des spécifications qui font que seul Microsoft peut répondre au besoins fonctionnels exprimés par Microsoft. Malin. Les clés de chiffrement sont confiées à Microsoft. Pas con. Le traitement avancé de la data se fera aux USA. Pratique. Profitant de la crise du covid qui mobilise toute l’attention, le coup d’envoi du projet Health Data Hub est lancé. Yalla. Cerise sur le gâteau, tout l’écosystème “HealthTech” de notre brave startup nation, appelé à éclore en utilisant ces datas, sera “microsoftisé”. Assimilate. La CNIL panique un peu et même le conseil constitutionnel finira par s’en mêler tellement ça pue la magouille à plein nez.

#StarTrek #Borg #Democracy #Assimilate...

Gouvernement Castex : le cirque Zavaglione en tournée

vendredi 10 juillet 2020 à 16:56

Emmanuel Macron dans le sillage de Bush, Sarkozy et Trump

Le message que le président de la république a voulu faire passer est clair : je fais ce que je veux, même n'importe quoi, et si cela vous déplait ou vous choque, peu importe.

Colin Powell à l'ONU - D.R.

Le mensonge, une fois révélé, est porteur d'une perte de confiance. Impossible d'être cru par la suite, lorsque l'on a ouvertement menti. Qui porterait le moindre crédit aux déclarations de Collin Powell ou de George Bush s'ils venaient expliquer, preuves à l'appui, qu'Emmanuel Macron détient des armes de destruction massive et menace la sécurité des Etats-Unis ou du reste de l'Europe ? C'est sur un énorme mensonge de ce type que les USA sont partis en guerre contre l'Irak avec la Grande-Bretagne, de manière illégale. A l'époque, Colin Powell, secrétaire d'Etat de l'administration Bush (ministre des affaires étrangères) brandit à l'ONU une fiole contenant une poudre blanche en expliquant que Saddam Hussein détient des armes chimiques de destruction massive. Après cette guerre illégale, et présentée comme préventive (une justification utilisée avant cela par l'Allemagne nazie), les militaires Américains et les inspecteurs des Nations-Unis, vont chercher en vain ces armes (*). Elles n'ont jamais existé.

En France, Nicolas Sarkozy avait entamé la mutation du rôle de président. On lui doit d'ailleurs le terme d'hyper-président. Celui qui a tous les pouvoirs, certes, mais pas seulement. Nicolas Sarkozy, c'est un président qui qualifie son premier ministre de "collaborateur", qui prend ses décisions sans se soucier de l'opinion publique. Au contraire, plus c'est clivant, mieux c'est. Il...