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10 raisons de mettre ou remettre son gilet jaune

vendredi 20 septembre 2019 à 08:44

Le 21 septembre devrait marquer la "rentrée" du mouvement

Samedi 21 septembre, dans les rues, il y aura des gens en lutte pour le climat, des syndicats contre la réforme des retraites et des gilets jaunes. Tous ont des raisons d'y être... Tout le monde évoque une possible convergence des luttes.

Manifestation en mars dernier - © Reflets

1) La mort de Zineb Redouane, de Steve Maia Caniço ne doit pas nous laisser indifférents.

L'IGPN a montré ses limites et ressemble plus à une machine à blanchir les membres des forces de l'ordre qu'à un service d'enquête indépendant. Le Canard Enchaîné a montré par exemple que la police judiciaire qui enquête désormais sur la mort de Steeve Maia Caniço met à mal la version de l'IGPN :

Au mieux, c’est une erreur ; au pire, un mensonge... Dans son « rapport de synthese », rendu public le 30 juillet par Edouard Philippe et Christophe Castaner, l’IGPN, la police des polices, ecrit, au sujet de Steve Maia Canico, disparu la nuit de la Fete de la musique et retrouve le 29 juillet noye dans la Loire : "Le telephone de la personne disparue declenchait un dernier relais telephonique a 3 h 16 le 22 juin 2019." Sous- entendu : soit le telephone n’avait plus de batterie, soit le jeune homme etait tombe a l’eau avec son mobile, qui avait alors cesse d’emettre. Dans cette hypothese, sa chute se serait donc produite plus d’une heure avant l’intervention musclee des forces de l’ordre sur le quai Wilson, a Nantes – manœuvre destinee a faire cesser la musique.

Pas de chance, la PJ a consulté toutes les données téléphoniques concernant Steeve et son portable a continue d’emettre jusqu’a 4 h 33... soit treize minutes apres le debut de l’intervention policiere... Il "bornait" encore à cette heure là. C'est à dire qu'il se révélait aux tours...

G7 : Sous la chape de plomb

samedi 14 septembre 2019 à 12:51

Glacis policier, dissensions militantes et psyop au Pays Basque

Pour Macron, ce G7 était le test de rentrée. Une tribune internationale pour prouver que le mouvement social était bel et bien achevé. L'état "en marche" avait jeté toute ses ressources dans la bataille, pas question que se reproduisent les événements de Hambourg.

Voilà les choses telles qu'elles devaient se passer - G20 à Hambourg en 2017 - barfi.ch

Le dernier coup d’œil à Twitter avant de partir pose le décor. Le mouvement anarchiste Indar Beltza a annoncé sa sortie de la plateforme G7 EZ dénonçant un événement minutieusement organisé par l'Etat. Un compromis "pacifique", dont la plateforme se voit imposé la responsabilité par les autorités. Un compromis qui élude "les paramètres de dangerosité de l’événement dû au déploiement extraordinaire des forces de répressions de l’État sur le territoire basque". Une zone d’exclusion s’étend de Dax jusqu’aux Pyrénées. Tous les campings loués le sont par l'état du 15 août au 15 septembre. Bayonne mise sous cloche, des caméras haute définition récemment installées sur tout le territoire. Des bases militaires sur les hauteurs et des réseaux de téléphonie mise sous "étouffoir". Quelque 700 places dans le centre de rétention à Hendaye. Un lieu du contre-sommet complètement enclavé dans le dispositif. Sur Waze des képis apparaissent sur toutes les routes de la région. Le ton est donné. Mais curieusement, on ne nous mettra pas de bâtons dans les roues pour rejoindre le camp.

Se rendre du camping au lieu où se tiennent les conférences n'est pas chose aisée. D'abord 20 minutes de marche. Puis 20 longues minutes de bus jusqu'au centre ville. Et 15 minutes supplémentaires pour rejoindre Irun, coté espagnol. Les conférences sont pleines. A la tribune, Aurélie Trouvé d'ATTAC, qui se trouve aussi sur le camp. Philippe Martinez de la CGT,...

La grosse crise, c'est à partir de combien de milliards ?

vendredi 13 septembre 2019 à 11:40

Près de 17.000 milliards de dollars en obligations à rendements négatifs

La baisse des taux par les banques centrales, pour soutenir artificiellement les marchés actions et le secteur financier, après les crises de 2008 et 2010, ont des effets de bord. Les zinzins payent désormais pour mettre leurs liquidités à l'abri d'une nouvelle crise qu'ils anticipent.

Market Value of Negative-Yielding Bonds in the Bloomberg Barclays Global-Aggregate Index - Bloomberg / Barclays

Il y a des marqueurs... Par exemple, quand les investisseurs institutionnels (les zinzins dans le jargon) acceptent de payer pour que quelqu'un garde leurs liquidités, c'est qu'il y a un gros problème qui approche. Or, c'est ce qui se passe actuellement.

Le volume des obligations à rendement négatif atteint 17.000 milliards de dollars, selon l'indice Bloomberg Barclays Global-Aggregate. Le plus gros de cette dette est européenne.

Volume des obligations à rendement négatif au fil des ans - Bloomberg
Volume des obligations à rendement négatif au fil des ans - Bloomberg

En clair, les investisseurs ont parqué 17.000 milliards de dollars en sachant qu'ils allaient perdre de l'argent. Les zinzins n'attendent même pas un petit rendement, ils ont acté l'idée d'en perdre. C'est dire la confiance qu'ils ont dans la stabilité de l'économie en général et des autres instruments financiers en particulier...

Cela traduit une très grande inquiétude. Un effondrement possible des marchés actions, une nouvelle crise de grande ampleur. Dans la même veine, l'or explose depuis quelques mois.

Cours de l'or - stockcharts.com
Cours de l'or - stockcharts.com

Même si une correction naturelle intervient depuis le début du mois, le cours de l'or montre que cette valeur reste un refuge en cas de crise (à venir).

La plupart des banques centrales ont confirmé qu'elles allaient baisser à nouveau les taux et poursuivre la politique de quantitative easing. Ces mêmes politiques qui ont abouti à la situation actuelle. Plus de baisse des...

La brève la plus courte de l'Histoire

lundi 9 septembre 2019 à 16:50

L’IA est encore plus près de la connerie réelle que de l’intelligence

lundi 9 septembre 2019 à 11:53

Mais ce n’est pas vendeur…

Intelligence artificielle, deep learning, blockchain, il faut des buzzwords pour attirer l'investisseur. Ce n'est pas nouveau...

IA Flash - Copie d'écran

Il faut remonter à la fin des années 90 pour comprendre comment fonctionne le secteur économique des start-up. À l’époque, on appelait ça la nouvelle économie. Fini le brick and mortar (briques et ciment), vive le numérique. On allait voir ce qu’on allait voir et des boites n’ayant même pas atteint l’âge de la puberté étaient valorisées plus que Boeing. Vint l’éclatement de la bulle Internet et on remit à plat le délire. Il devenait difficile de vendre du rêve construit sur 15 lignes de code pourri, sous prétexte que personne ne comprenait rien aux technologies en question. Fort heureusement, la nature ayant horreur du vide, apparut le concept marketing de Web 2.0 (grâce à M. O’Reilly) et l’on put recommencer le cercle débile : un type a une idée liée à Internet, de près ou de loin, il la survend à des investisseurs qui n’y comprennent rien et qui vont injecter des fonds massivement. Ces fonds permettent de payer des salaires mirobolants et de valoriser l’entreprise une vraie petite fortune. Mais un concept, ça lasse. Le Web 2.0, ça ne pouvait pas durer. Sont donc arrivés deux ou trois concepts qui permettent à nouveau de payer des salaires mirobolants à ceux qui savent les manier avec doigté devant les parterres d’investisseurs. Par exemple, l’Intelligence artificielle (IA), le Deep Learning ou la Blockchain. Notons, pour la blague, que le perceptron, un algorithme d'apprentissage supervisé, considéré comme un réseau de neurones, a été inventé… en 1957.

Mais parfois,...