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Notre-Dame-des-Landes après Notre-Dame-des-Landes

lundi 1 juillet 2019 à 09:16

La vie sur la ZAD se poursuit et s’organise

L'État et le privé ont reculé. Le projet d'aéroport a été abandonné le 17 janvier 2018. Reportage sur la ZAD de Notre-Dame-des-Landes où la vie s'organise désormais avec des rêves et des espoirs, où la lutte prend de nouvelles formes.

Jean Marie est naturaliste et botaniste. Lors des journées portes ouvertes de la ZAD, il anime un atelier semis, avant d'organiser une promenade en forêt pour raconter la richesse de la biodiversité de la zone. Il se définit comme "baladeur professionnel", faisant venir des personnes extérieures à la ZAD pour communiquer sur les aspects positifs liés à la nature. - © Cyril Marcilhacy

Devant les bâtiments de la communauté de commune d’Erdre-et-Gesvres, une cinquantaine de zadistes et de sympathisants sont venus manifester pour réclamer un Plan local d’urbanisme (PLUI) qui tiennent compte du projet de vie des zadistes à Notre-Dame-des-Landes. Ils ont amené des crêpes, de la confiture, du café et l’ambiance est bon enfant, loin des tensions des dernières années. Deux voitures de gendarme se tiennent à bonne distance. « Le plan d’urbanisme n’est malheureusement pas clair, déplore Jael, co-président de l’association Notre Dame des Landes – Poursuivre ensemble. La communauté de commune ne prend pas position. Il y a juste une ligne très vague sur le respect de la zone environnementale, rien sur l’habitat léger. Nous voudrions entamer une discussion claire à ce sujet. Nous avons déposé un dossier avec des propositions d’habitats légers expérimentaux qui respectent l’environnement pour une centaine de personnes. » Actuellement la règle du PLUI est basé sur un principe : un espace – une fonction. « Mais ce n’est pas comme ça qu’on fait vivre un territoire, cela ne facilite pas les liens entre les gens, explique Joël. Des gens habitent mais font aussi de l’artisanat, de l’agriculture, des projets sociaux sur le même lieu. A l’intérieur de la Zad (zone à défendre), on a pu créer du lien social. On voudrait créer des habitats partagés avec des espaces communs, d’autres privés. Avec ça, on fait moins de bâti par personne. Et cela, pour le moment, nous est refusé. On...

Le Fonds monétaire international assaisonne Washington

mercredi 26 juin 2019 à 13:21

Tout va super bien et très mal

L'institution internationale commence par dresser la liste des réussites économiques des Etats-Unis, avant de dérouler tous les nuages noirs qui s'amoncèlent. Un gros pépin n'est pas à exclure...

FMI - D.R.

Corne d'abondance, festin des dieux, l'ambroisie semble couler à flots outre-Atlantique. « L'économie américaine connaît la plus longue expansion de son histoire. Le chômage se situe à des niveaux jamais vus depuis la fin des années 1960, et l'activité économique croît au-dessus de son potentiel, grâce à une relance budgétaire et à des conditions financières favorables. Les salaires réels augmentent, y compris pour ceux qui se situent au bas de l'échelle des revenus, et la croissance de la productivité semble se redresser. Dans ce contexte, les tensions inflationnistes restent remarquablement modérées », expliquent en préambule les experts du FMI.

Ces affirmations peuvent être discutées. Certains analystes mettent en avant la chute du rendement des bonds du Trésor américain à 10 ans, qui préfigure une crise. Le rendement du 10 ans est même passé sous le niveau de celui du 3 mois fin mai, démontrant une très forte inquiétude des zinzins (investisseurs institutionnels, en d'autres termes, les très gros investisseurs).

Bonds du Trésor US à 10 ans - CNBC
Bonds du Trésor US à 10 ans - CNBC

Par ailleurs, les analystes ne s'accordent pas sur la bonne santé de l'économie américaine. Ainsi, les cours des contrats sur le bois destiné à la construction ou sur le cuivre ont montré ces derniers temps, plutôt un ralentissement de l'économie qu'une croissance.

Autre signe d'inquiétude qui n'est pas abordé directement par le FMI : la pression extrême imposée par la...

La République en marche est-elle devenue une secte ?

mercredi 19 juin 2019 à 14:07

Signes, indices et conséquences...

Mais que se passe--t-il dans la majorité présidentielle ? Les déclarations se multiplient : "vous êtes avec nous ou contre nous", façon George Bush. Quelques signes annonciateurs inquiètent.

Emmanuel Macron en extase. - D.R.

Il n'est pas aisé de définir ce qu'est une secte et les multiples tentatives sont généralement incomplètes tant il en existe de formes. Si l'on en croit Wikipedia, les associations antisectes, les commissions parlementaires et les missions du gouvernement apprécient "divers critères tels que la manipulation mentale des adeptes, l'organisation pyramidale et la centralisation du pouvoir aux mains d'une personne avec autorité charismatique, comme un gourou, ou d'un collège restreint de dirigeants, l'extorsion de fonds ou encore le fait que la doctrine se présente comme exclusive". Oublions ici l'extorsion de fonds des adeptes par le gourou. Mais pour le reste...

La manipulation mentale des adeptes

Peut-on parler de résultat d'une manipulation mentale lorsque les soutiens politiques d'un président s'acharnent, tels des trolls que la fachosphère ne renierait pas, sur toute personne exprimant avec conviction une quelconque opposition politique au grand homme ? Les cas d'attaque en meute se multiplient tels les pains offerts par Jésus à la foule dans le désert...

« Ces gens sont malades » a fini par conclure Samuel Laurent, des Décodeurs du Monde après un déferlement de haine à son encontre sur Twitter. « Ce sont toujours des militants macronistes. Et ils sont d'une violence que je n'ai jamais vue en dehors de l'extrême droite [...] ces gens sont complètement radicalisés, violents, haineux, menaçants »,...

Qui sont les djihadistes français condamnés à mort en Irak ?

samedi 8 juin 2019 à 19:08

Eléments biographiques

Ils ont tous un lourd passé qui remonte, parfois, très loin.

Drapeau de l'Etat Islamique - D.R.

Douze djihadistes détenus à Bagdad, ont déjà été condamnés à la peine de mort. Capturés en Syrie, ils ont été expulsés par les Kurdes et les Américains qui les détenaient, vers l’Irak. Les procès ont duré entre 10 minutes et quelques heures. Le simple fait d’avoir rejoint une organisation terroriste est passible de la peine de mort. « Je voudrais vous dire, contrairement à ce que j'entends ici et là : le procès est équitable », a déclaré le ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Driant à l'Assemblée Nationale. Façon de faire oublier que la France n’a pas réclamé de juger ses ressortissants sur son sol.Et que c'est probablement en accord avec les Etats-Unis que l'exfiltration vers l'Irak a été organisée. Il s’agit de « terroristes, bien connus de nos services » a martelé le ministre. Certes. Mais le gouvernement n’a surtout pas envie de faire revenir des djihadistes endurcis, pour certains, membres des premiers groupes salafistes djihadistes en France dans les années 2000 et s'aliéner l'opinion publique qui y est opposée. Comme d’autres pays (La Grande-Bretagne, la Russie, la Belgique, par exemple), la France s’accommode assez facilement de cette « délocalisation » des procès de ses ressortissants et de leur condamnation à mort. En laissant faire, comme nous l'expliquions dans un éditorial, la France renie ses valeurs. Ces djihadistes devraient être jugés et condamnés en France.

Kevin Gonot - D.R.
Kevin Gonot - D.R.

Kévin Gonot, né en novembre 1986 à...

La France délocalise la peine de mort

mercredi 5 juin 2019 à 11:08

L'Irak chargé de la basse besogne avec la bénédiction de Paris

Le dossier des "revenants", les djihadistes français partis "sur zone" empoisonne la vie de l'exécutif. La condamnation à mort de 12 d'entre eux rappelle les pires heures des années Bush...

Quand l'Amérique torturait à Abu Ghraib au nom de la lutte conter le terrorisme - D.R.

Au fil des ans, depuis le 11 septembre 2001, la lutte contre le terrorisme a donné lieu à toutes les expérimentations, à tous les renoncements. L'exemple vient des Etats-Unis. On pouvait penser le pire derrière nous. Il y a eu les enlèvements partout dans le monde, hors de tout cadre judiciaire, les vols secrets de la CIA et les prisons secrètes, les éliminations ciblées (ou pas) par drones, la légalisation de la torture, il y a eu les emprisonnements sans perspective de procès ... A cette époque, les Etats-Unis trouvaient tout à fait normal de déposer dans un pays fâché avec les droits de l'homme un terroriste présumé pour qu'il y a soit interrogé avec des méthodes "musclées". En 2019, douze djihadistes (Un Tunisien résident en France et 11 Français) ont été expulsés de Syrie, où ils avaient été arrêtés puis détenus par les forces kurdes et les Etats-Unis, vers l'Irak. Ils y ont été jugés et y ont été condamnés à mort par pendaison. On peut penser ce que l'on veut de ces djihadistes, nombre d'entre eux ont un passé long comme un jour sans pain. Mais rien ne justifie que l'on délocalise leur jugement en Irak, que l'on délocalise leur condamnation à mort, qu'on l'accepte. On ne peut pas abandonner ses principes au nom de la lutte contre le terrorisme.

Les procès des potentiels "revenants" ont duré entre 10 minutes et quelques heures. Le simple fait d’avoir rejoint une organisation terroriste est passible de la...